L'essentiel en quelques lignes
Une infection sexuellement transmissible peut être présente en restant asymptomatique : c'est le cas
le plus fréquent, et c'est ce qui explique qu'elles circulent. Trois réflexes couvrent l'essentiel du risque.
Le préservatif, y compris pour les rapports oraux et anaux, reste la seule protection qui agisse
contre presque toutes ces infections. Le dépistage régulier, à chaque changement de partenaire et
avant d'arrêter le préservatif dans une nouvelle relation, est le seul moyen de détecter ce qui ne se voit pas.
Enfin, la vaccination protège efficacement contre trois d'entre elles : les papillomavirus,
l'hépatite B et le mpox.
Le reste dépend de l'infection : le délai après lequel un test devient fiable, le type de prélèvement à demander,
la durée du traitement et les complications possibles varient beaucoup d'une infection à l'autre. Chaque fiche
ci-dessous détaille ces points.
Les infections, une par une
Douze fiches détaillées : ce qu'est l'infection, comment elle se transmet, quels signes doivent alerter, quel test
demander et à quel moment, quel traitement, quelles complications en l'absence de prise en charge, et quoi faire
après un diagnostic.
Les symptômes qui doivent alerter
Écoulement anormal, brûlure en urinant, démangeaison persistante, lésion, bouton ou verrue sur les organes
génitaux ou autour de l'anus, douleur pendant les rapports, saignement inhabituel, ganglions douloureux : tous ces
signes justifient une consultation rapide. Mais l'absence de symptôme n'exclut rien — la majorité des infections
n'en donnent aucun, et une personne qui se sent parfaitement bien peut être contagieuse.
Quand se faire dépister
- À chaque changement de partenaire, et avant d'arrêter le préservatif dans une nouvelle relation.
- Une fois par an pour toute personne sexuellement active de moins de 25 ans, même sans symptôme.
- Plus fréquemment en cas de partenaires multiples, en demandant des prélèvements de gorge et d'anus selon les pratiques.
- Devant tout symptôme, et si un partenaire vous informe qu'il a été diagnostiqué.
- En début de grossesse, où plusieurs dépistages sont systématiques.
Une fois le diagnostic posé
Prévenir les partenaires récents est la mesure la plus efficace, pour eux comme pour vous : sans cela, la
réinfection est la règle plutôt que l'exception. La plupart des services de dépistage proposent de le faire à votre
place, de façon anonyme, si la démarche est difficile. Un diagnostic doit par ailleurs conduire à un bilan complet :
les infections voyagent rarement seules.
Après un rapport à risque
En cas d'exposition récente à un risque important de transmission du VIH, un traitement post-exposition
peut être délivré aux urgences hospitalières. Il doit être commencé le plus tôt possible, idéalement dans les quatre
heures, et n'est plus proposé au-delà de 48 à 72 heures. Ce délai est la seule chose qui compte : ne remettez pas la
démarche au lendemain.
Qui consulter pour ce problème ?
La page Qui consulter, et quand indique, symptôme par symptôme, le bon professionnel — généraliste, urologue, gynécologue, sexologue, psychologue — et les urgences à ne pas attendre.
Pour aller plus loin
Liens vérifiés vers des sources officielles ou de référence. Ils s'ouvrent dans un nouvel onglet.
Page vérifiée en septembre 2026. Les règles et les données citées peuvent évoluer.