Infections sexuellement transmissibles (IST)

On parle d'IST plutôt que de « MST » parce que ces infections sont le plus souvent présentes sans aucun symptôme — ce qui n'empêche ni la transmission ni les complications.

Illustration : Infections sexuellement transmissibles (IST)

L'essentiel en quelques lignes

Une infection sexuellement transmissible peut être présente en restant asymptomatique : c'est le cas le plus fréquent, et c'est ce qui explique qu'elles circulent. Trois réflexes couvrent l'essentiel du risque. Le préservatif, y compris pour les rapports oraux et anaux, reste la seule protection qui agisse contre presque toutes ces infections. Le dépistage régulier, à chaque changement de partenaire et avant d'arrêter le préservatif dans une nouvelle relation, est le seul moyen de détecter ce qui ne se voit pas. Enfin, la vaccination protège efficacement contre trois d'entre elles : les papillomavirus, l'hépatite B et le mpox.

Le reste dépend de l'infection : le délai après lequel un test devient fiable, le type de prélèvement à demander, la durée du traitement et les complications possibles varient beaucoup d'une infection à l'autre. Chaque fiche ci-dessous détaille ces points.

Les infections, une par une

Douze fiches détaillées : ce qu'est l'infection, comment elle se transmet, quels signes doivent alerter, quel test demander et à quel moment, quel traitement, quelles complications en l'absence de prise en charge, et quoi faire après un diagnostic.

Vrai ou faux : ce que vous croyez savoir sur les IST

Dix affirmations à trancher, et la correction qui renvoie à la bonne page.

Quel dépistage, et quand ?

La bonne question n'est pas « quel test » mais « à quel moment » : un test fait trop tôt ne dit rien. Quelques questions, et vous saurez quoi demander, et quand.

Chlamydiose

La plus fréquente chez les moins de 25 ans, et la plus silencieuse : aucun symptôme dans la majorité des cas.

Gonorrhée

En forte augmentation et de plus en plus résistante aux antibiotiques ; souvent muette dans la gorge.

Syphilis

Évolue par stades séparés de longues périodes sans aucun signe ; guérissable par une injection.

Papillomavirus (HPV)

L'infection la plus répandue au monde : presque toujours éliminée seule, parfois à l'origine de cancers.

Herpès génital

Infection à vie, le plus souvent bénigne ; la transmission a surtout lieu sans lésion visible.

Hépatite B

Bien plus contagieuse que le VIH, évitable par un vaccin, parfois chronique.

Hépatite C

Transmise surtout par le sang ; guérie en huit à douze semaines depuis l'arrivée des antiviraux.

VIH et sida

Ne se guérit pas mais se contrôle : sous traitement efficace, le virus ne se transmet plus.

Trichomonase

L'IST curable la plus répandue dans le monde, presque toujours muette chez l'homme.

Mycoplasma genitalium

Cause fréquente d'urétrite persistante, déjà très résistante aux macrolides.

Morpions et gale

Deux parasitoses banales et faciles à traiter, à condition de traiter aussi l'entourage.

Mpox

Transmise par contact rapproché lors des rapports ; évitable par la vaccination.

Les symptômes qui doivent alerter

Écoulement anormal, brûlure en urinant, démangeaison persistante, lésion, bouton ou verrue sur les organes génitaux ou autour de l'anus, douleur pendant les rapports, saignement inhabituel, ganglions douloureux : tous ces signes justifient une consultation rapide. Mais l'absence de symptôme n'exclut rien — la majorité des infections n'en donnent aucun, et une personne qui se sent parfaitement bien peut être contagieuse.

Quand se faire dépister

Une fois le diagnostic posé

Prévenir les partenaires récents est la mesure la plus efficace, pour eux comme pour vous : sans cela, la réinfection est la règle plutôt que l'exception. La plupart des services de dépistage proposent de le faire à votre place, de façon anonyme, si la démarche est difficile. Un diagnostic doit par ailleurs conduire à un bilan complet : les infections voyagent rarement seules.

Après un rapport à risque

En cas d'exposition récente à un risque important de transmission du VIH, un traitement post-exposition peut être délivré aux urgences hospitalières. Il doit être commencé le plus tôt possible, idéalement dans les quatre heures, et n'est plus proposé au-delà de 48 à 72 heures. Ce délai est la seule chose qui compte : ne remettez pas la démarche au lendemain.

Qui consulter pour ce problème ?

La page Qui consulter, et quand indique, symptôme par symptôme, le bon professionnel — généraliste, urologue, gynécologue, sexologue, psychologue — et les urgences à ne pas attendre.

Pour aller plus loin

Liens vérifiés vers des sources officielles ou de référence. Ils s'ouvrent dans un nouvel onglet.

Page vérifiée en septembre 2026. Les règles et les données citées peuvent évoluer.

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