Grossesse
Grossesse, accouchement et suivi médical au Rwanda : l'EDS du Rwanda de 2025 situe le rapport de mortalité maternelle à 149 décès pour 100 000 naissances vivantes pour les cinq ans précédant l'enquête, contre 203 dans l'enquête de 2019-20 (EDS 2025, indicateurs clés), une baisse que le rapport décrit comme non statistiquement significative, le rapport de mortalité liée à la grossesse à 172, et le risque de décès maternel sur la vie entière à une femme sur 167. Parmi les femmes ayant eu une naissance vivante dans les deux années précédant l'enquête, 95 % ont reçu des soins prénatals d'un prestataire qualifié, 78 % ont eu au moins quatre consultations prénatales (EDS 2025, indicateurs clés) et 20 % en ont eu huit ou plus ; 98 % de ces naissances ont eu lieu dans un établissement de santé (95 % dans un établissement public, 3 % dans un établissement privé) et 2 % à domicile, 24 % par césarienne, et 61 % des mères comme des nouveau-nés ont reçu un contrôle postnatal dans les deux jours.
L'assurance conditionne l'accès : 87 % des femmes et 88 % des hommes de 15 à 49 ans ont une assurance maladie, contre 83 % en 2019-20, et la Mutuelle (assurance maladie communautaire) est le régime le plus répandu (82 % des femmes et des hommes) ; 86 % des membres des ménages sont couverts, dont 94 % des assurés par la Mutuelle.
La grossesse des adolescentes a progressé : 8 % des femmes de 15 à 19 ans ont déjà été enceintes, dont 6 % ont eu une naissance vivante (EDS 2025, indicateurs clés) et 1 % une perte de grossesse, et 2 % étaient enceintes au moment de l'enquête (EDS 2025, indicateurs clés). La part va de 5 % dans la province du Nord à 12 % dans la province de l'Est (EDS 2025, indicateurs clés) et était de 5 % en 2019-20. Quatre pour cent des femmes de 15 à 19 ans ont eu un rapport sexuel avant 15 ans et moins de 1 % étaient enceintes avant 15 ans. Tout acte sexuel sur une personne de moins de 18 ans est l'infraction de viol sur enfant de l'art. 133 du Code pénal (Loi n° 059/2023), de sorte que la grossesse d'une fille de moins de 18 ans relève de la police, comme l'explique la section sur le consentement.
Le cadre juridique a changé en 2025. La loi n° 026/2025 portant règlementation des services de soins de santé, en vigueur depuis le 18 septembre 2025, range les soins prénatals, de l'accouchement et postnatals et les soins du nouveau-né parmi les services de santé de la reproduction (art. 21) (Loi n° 026/2025), donne à toute personne le droit à la santé de la reproduction sans discrimination (art. 57) (Loi n° 026/2025), le droit aux soins d'urgence et à l'orientation lorsqu'un établissement ne peut pas traiter le patient (art. 56) (Loi n° 026/2025) et le droit de consentir ou de refuser, un représentant décidant pour un usager de moins de 15 ans (art. 2, 62 et 63) (Loi n° 026/2025). Elle a abrogé la loi n° 21/2016 relative à la santé de la reproduction humaine (art. 110) (Loi n° 026/2025), dont l'art. 6 donnait à la femme enceinte, à la femme qui avait accouché et au nouveau-né le droit d'être soignés et dont l'art. 15 faisait créer par le Gouvernement une unité de santé de la reproduction dans chaque hôpital et centre de santé (Loi n° 21/2016). L'article 9 de la loi n° 59/2008 interdit de licencier une femme du seul fait qu'elle est enceinte ou en congé de maternité (Loi n° 59/2008) et dispose que « la grossesse et l'accouchement pour une étudiante ne doivent pas être la cause de privation de son droit à l'éducation ».
Le VIH et la grossesse se rejoignent dans les données de l'enquête : 93 % des femmes et 87 % des hommes de 15 à 49 ans savent que le risque de transmission du VIH de la mère à l'enfant peut être réduit si la mère prend des médicaments spéciaux. La page sur le VIH traite du dépistage, du traitement et des infractions liées au VIH.
Les points clés
| Rapport de mortalité maternelle, cinq ans avant l'enquête | 149 pour 100 000 naissances vivantes (203 en 2019-20) (EDS 2025, indicateurs clés) ; rapport de mortalité liée à la grossesse 172 (EDS du Rwanda 2025) |
|---|---|
| Risque de décès maternel sur la vie entière | 1 femme sur 167 (EDS du Rwanda 2025) |
| Soins prénatals d'un prestataire qualifié | 95 % ; quatre consultations ou plus 78 % ; huit ou plus 20 % (naissances des deux dernières années, EDS du Rwanda 2025) |
| Naissances en établissement de santé | 98 % (95 % public, 3 % privé) ; 2 % à domicile ; césariennes 24 % |
| Contrôle postnatal dans les deux jours | 68 % des mères, 72 % des nouveau-nés, 61 % pour les deux à la fois |
| Femmes de 15 à 19 ans ayant déjà été enceintes | 8 % (5 % en 2019-20) ; province du Nord 5 %, province de l'Est 12 % |
| Femmes de 15 à 49 ans avec une assurance maladie | 87 % ; Mutuelle / assurance communautaire 82 % (83 % toute assurance en 2019-20) |
| Élève enceinte | La grossesse et l'accouchement ne doivent pas priver une élève ou une étudiante de son droit à l'éducation (loi n° 59/2008 art. 9) |
| Salariée enceinte | Ne peut être licenciée du seul fait qu'elle est enceinte ou en congé de maternité (loi n° 59/2008 art. 9) |
En pratique
- Commencer tôt le suivi prénatal dans un centre de santé : 78 % des mères récentes ont eu au moins quatre consultations (EDS 2025, indicateurs clés) et 67 % ont commencé au premier trimestre (EDS du Rwanda 2025), et les soins prénatals, de l'accouchement et postnatals sont des services de santé de la reproduction au sens de l'art. 21 de la loi n° 026/2025.
- Demander au prestataire d'expliquer les risques, les avantages et les options de chaque service, ce qu'exige l'art. 68 de la loi n° 026/2025 (Loi n° 026/2025), et se rappeler que les soins exigent votre consentement à partir de 15 ans (art. 62).
- Si une école refuse de garder ou de réadmettre une élève enceinte ou jeune mère, invoquer l'art. 9 de la loi n° 59/2008 et saisir la Commission nationale des droits de la personne, dont le mandat couvre les droits de l'enfant (ligne gratuite 3430) (CNDP).
- Si la grossesse fait suite à un acte sexuel sur une fille de moins de 18 ans, le signaler au Rwanda Investigation Bureau : 3512, 116 pour un enfant, ou 3029 pour l'Isange One Stop Centre (RIB).
Coût et prise en charge
L'assurance est le principal amortisseur de coût : 87 % des femmes en ont une, surtout la Mutuelle (82 %) ; en vertu de la loi n° 026/2025, les services sont payés aux tarifs que le Ministère fixe par arrêté (art. 40) (Loi n° 026/2025), et aucun arrêté de ce type n'a été trouvé.
Où s'adresser
- Hôpitaux publics et centres de santé, où ont eu lieu 95 % des naissances récentes (EDS du Rwanda 2025).
- Ligne gratuite 3430 de la Commission nationale des droits de la personne, pour une école qui refuse une élève enceinte.
- Lignes 3512, 116 et 3029 du Rwanda Investigation Bureau.
À savoir
L'enquête rapporte deux mesures différentes, 149 décès maternels et 172 décès liés à la grossesse pour 100 000 naissances vivantes ; elles ne sont pas interchangeables, et toutes deux proviennent de déclarations de fratries dans une enquête auprès des ménages couvrant une période de cinq ans.
Questions fréquentes
Une élève enceinte peut-elle rester à l'école au Rwanda ?
L'art. 9 de la loi n° 59/2008 dispose que « la grossesse et l'accouchement pour une étudiante ne doivent pas être la cause de privation de son droit à l'éducation » ; le texte anglais emploie « student », qui vaut pour l'élève comme pour l'étudiante.
Combien de femmes meurent de la grossesse et de l'accouchement au Rwanda ?
L'EDS du Rwanda de 2025 estime à 149 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes la mortalité des cinq ans précédant l'enquête, contre 203 dans l'enquête de 2019-20, et le risque sur la vie entière à une femme sur 167.
Où la plupart des femmes accouchent-elles au Rwanda ?
Dans des établissements de santé : 98 % des naissances vivantes des deux années précédant l'enquête de 2025 ont eu lieu dans un établissement, 95 % dans un établissement public et 2 % à domicile.
Sources
- Rwanda Demographic and Health Survey 2025 (2025 RDHS) -- Final Report (National Institute of Statistics of Rwanda and Ministry of Health; data collected from 5 June to 25 October 2025) — chapitre 9 (soins de santé maternelle et néonatale), chapitre 12 (mortalité maternelle, baisse de 203 non statistiquement significative), chapitre 5.8 (grossesse des adolescentes), section 3.4 (assurance maladie), chapitre 13 (connaissances sur le VIH)
- Rwanda Demographic and Health Survey 2019-20 -- Final Report (National Institute of Statistics of Rwanda, Ministry of Health and The DHS Program, September 2021) — chiffres de comparaison de 2019-20 : rapport de mortalité maternelle 203, grossesse des adolescentes 5 %
- Law N° 026/2025 of 17/09/2025 regulating healthcare services, Official Gazette Special of 18/09/2025 (trilingual gazette; Ministry of Justice copy) — art. 2, 21, 40, 56, 57, 62, 63, 68 et 110 (abrogation de la loi n° 21/2016)
- Law N° 21/2016 of 20/05/2016 relating to human reproductive health, Official Gazette n° 23 of 06/06/2016 -- gazette copy published by Laws.Africa — art. 6 et 15 de la loi de 2016 abrogée
- Law N° 59/2008 of 10/09/2008 on prevention and punishment of gender-based violence -- publication copy by Laws.Africa — art. 9 : droits de la femme enceinte et de l'élève
- Law N° 68/2018 of 30/08/2018 determining offences and penalties in general (Penal Code), Official Gazette Special of 27/09/2018 -- gazette copy published by Laws.Africa — art. 2(8) et 133
- Law N° 059/2023 of 04/12/2023 amending Law N° 68/2018 of 30/08/2018 determining offences and penalties in general, Official Gazette Special of 05/12/2023 -- gazette copy archived by Gazettes.Africa — art. 14 : art. 133 réécrit
- National Commission for Human Rights (CNDP) -- 'Human Rights Protection': legal basis, mandate and contacts — mandat et ligne gratuite 3430
- Rwanda Investigation Bureau (RIB) -- contact page: hotlines, headquarters, opening hours — lignes 3512, 116 et 3029
VIH et sida
VIH, dépistage et infections sexuellement transmissibles au Rwanda : la loi n° 026/2025 portant règlementation des services de soins de santé, en vigueur depuis le 18 septembre 2025, compte la prévention et le traitement des infections sexuellement transmissibles parmi les services de santé de la reproduction (art. 21(d)) (Loi n° 026/2025) et pose des règles générales qui couvrent le dépistage et les soins du VIH : l'usager consent verbalement ou par écrit avant tout service, et un représentant consent pour une personne de moins de 15 ans ou atteinte d'une déficience intellectuelle, d'une maladie mentale ou d'une lésion cérébrale acquise (art. 2 et 62) ; l'usager peut refuser ou retirer son consentement (art. 63) (Loi n° 026/2025) ; un établissement ne peut soigner sans consentement que lorsqu'une affection diagnostiquée met la vie de l'usager en danger (Loi n° 026/2025) ou risque de compromettre l'intérêt public (art. 64) ; les informations de santé sont confidentielles, sauf si l'usager consent par écrit à leur usage pour la recherche ou la planification, si un organe compétent les demande par écrit, ou si la maladie menace de devenir épidémique (art. 51) (Loi n° 026/2025) ; et les professionnels doivent fournir les services sans aucune forme de discrimination (art. 68(e)) (Loi n° 026/2025). La même loi a abrogé la loi n° 21/2016 relative à la santé de la reproduction humaine (art. 110) (Loi n° 026/2025), dont l'art. 10 énonçait un droit spécifique à un test de dépistage du VIH volontaire et secret (Loi n° 21/2016) et dont l'art. 13 interdisait de stigmatiser les personnes vivant avec le VIH (Loi n° 21/2016).
L'évaluation de l'impact du VIH à base de population du Rwanda (Rwanda Population-based HIV Impact Assessment), dont le travail de terrain a eu lieu d'octobre 2018 à mars 2019, a mesuré à 3,0 % la prévalence du VIH chez les personnes de 15 à 64 ans (RPHIA, 2020) : 2,2 % chez les hommes et 3,7 % chez les femmes, soit environ 210 200 adultes (RPHIA, 2020), 4,8 % en milieu urbain contre 2,5 % en milieu rural, et 4,3 % dans la ville de Kigali (provinces (RPHIA, 2020) : Sud 2,9 %, Ouest 3,0 %, Nord 2,2 %, Est 2,9 %). L'incidence annuelle chez les adultes était de 0,08 %, soit environ 5 400 nouvelles infections par an (RPHIA, 2020). La prévalence était de 1,2 % chez les filles et jeunes femmes de 15 à 24 ans contre 0,5 % chez les garçons et jeunes hommes (RPHIA, 2020). 83,8 % des adultes vivant avec le VIH connaissaient leur statut (85,6 % des femmes, 80,4 % des hommes) (RPHIA, 2020), 97,5 % de ceux qui le connaissaient étaient sous traitement antirétroviral et 90,1 % de ceux sous traitement avaient une charge virale supprimée (RPHIA, 2020) ; parmi tous les adultes vivant avec le VIH, la suppression virale était de 76,0 % (RPHIA, 2020). ICAP à l'Université Columbia a publié les principaux résultats le 25 septembre 2019 (ICAP, 2019) et le rapport final est daté de septembre 2020.
L'EDS du Rwanda de 2025, qui comprenait des tests sanguins, a mesuré la prévalence du VIH à 2,2 % chez les personnes de 15 à 49 ans : 2,8 % chez les femmes et 1,5 % chez les hommes (NISR, 2026), 3,3 % en milieu urbain contre 1,7 % en milieu rural, 3,7 % dans la ville de Kigali contre 1,0 % dans la province du Nord (NISR, 2026), et 1,2 % chez les hommes circoncis contre 2,5 % chez les autres. Elle a aussi constaté que 77 % des femmes et 71 % des hommes ont déjà passé un test de dépistage du VIH et reçu le résultat, que 45 % des femmes et 55 % des hommes ont entendu parler des autotests de dépistage du VIH et que 6 % de chaque groupe en ont utilisé un, que 13 % des femmes et 11 % des hommes ayant entendu parler du VIH ont exprimé des attitudes discriminatoires envers les personnes vivant avec le VIH, et que 57 % des jeunes femmes et 53 % des jeunes hommes de 15 à 24 ans ont de bonnes connaissances sur la prévention du VIH (EDS 2025, indicateurs clés).
Le droit pénal atteint la stigmatisation et la contamination volontaire. L'article 145 du Code pénal de 2018 punit quiconque stigmatise une personne malade, sans l'intention de protéger la personne malade ou d'autres personnes, d'au moins un mois et de moins de six mois et d'une amende de 300 000 à 500 000 FRW, ou de l'une de ces deux peines (Code pénal, 2018). L'article 117, réécrit par l'art. 9 de la loi n° 059/2023, punit la personne qui transmet volontairement une maladie à autrui de deux à trois ans et de 300 000 à 500 000 FRW, et de 20 à 25 ans et de 500 000 à 1 000 000 FRW si la maladie est incurable (Loi n° 059/2023) ou laisse la personne définitivement handicapée. L'article 29 de la loi n° 59/2008 prévoit séparément l'emprisonnement à perpétuité pour la « contamination volontaire d'une maladie incurable par voie sexuelle » (Loi n° 59/2008) (« terminal disease » dans le texte anglais), et l'art. 134 du Code pénal porte la peine du viol à l'emprisonnement à perpétuité lorsqu'il a été commis pour transmettre à la victime une maladie incurable (Code pénal, 2018).
La Commission nationale des droits de la personne range les personnes vivant avec le VIH/sida parmi les groupes dont elle suit les droits (CNDP) et reçoit les plaintes à la ligne gratuite 3430. Après une agression sexuelle, les conseils du gouvernement britannique de février 2025 indiquent que la prophylaxie post-exposition au VIH est gratuite dans les hôpitaux publics et doit être commencée dans les 72 heures (FCDO, 2025).
Les points clés
| Test de dépistage du VIH | Avec le consentement verbal ou écrit de l'usager, qu'il peut refuser ou retirer (loi n° 026/2025, art. 62 et 63) (Loi n° 026/2025) |
|---|---|
| Test d'un enfant de moins de 15 ans ou d'une personne qui ne peut consentir | Consentement d'un représentant : parent, enfant majeur, époux, membre majeur de la fratrie, personne ayant la garde légale ou personne désignée par l'établissement (art. 2 et 62) |
| Confidentialité | Maintenue, sauf consentement écrit pour la recherche ou la planification, demande écrite d'un organe compétent, ou menace d'épidémie (art. 51) |
| Stigmatiser une personne malade | 1 mois à moins de 6 mois et 300 000 à 500 000 FRW, ou l'une de ces deux peines (Code pénal art. 145) |
| Transmission volontaire d'une maladie | 2 à 3 ans et 300 000 à 500 000 FRW ; incurable ou handicap permanent : 20 à 25 ans et 500 000 à 1 000 000 FRW (art. 117, loi n° 059/2023) |
| Contamination volontaire d'une maladie incurable par voie sexuelle | Emprisonnement à perpétuité (loi n° 59/2008 art. 29) |
| Adultes de 15 à 64 ans vivant avec le VIH | 3,0 % : hommes 2,2 %, femmes 3,7 % (RPHIA 2018-2019) |
| Nouvelles infections chez les adultes | 0,08 % par an, environ 5 400 (RPHIA) |
| Connaissent leur statut / sous traitement / charge virale supprimée | 83,8 % des adultes vivant avec le VIH / 97,5 % de ceux qui le connaissent / 90,1 % de ceux sous traitement (RPHIA) |
| Personnes de 15 à 49 ans vivant avec le VIH | 2,2 % : femmes 2,8 %, hommes 1,5 % (EDS du Rwanda 2025, tests sanguins) |
En pratique
- Demander un test dans un établissement de santé en son propre nom à partir de 15 ans : le consentement vous appartient, vous pouvez le donner ou le refuser (loi n° 026/2025, art. 62 et 63), et le professionnel doit garder vos informations de santé confidentielles (art. 51).
- Pour un enfant de moins de 15 ans, un parent ou un autre représentant énuméré à l'art. 2 de la loi n° 026/2025 consent au test ; une personne de 15 ans ou plus consent seule.
- Après une agression sexuelle, se rendre rapidement dans un Isange One Stop Centre (ligne du RIB 3029) : selon les conseils du gouvernement britannique, la prophylaxie post-exposition est gratuite dans les hôpitaux publics mais n'est efficace que dans les 72 heures (FCDO, 2025).
- Si vous êtes stigmatisé en raison de votre état de santé, le signaler à la police ou à la Commission nationale des droits de la personne (ligne gratuite 3430), en invoquant l'art. 145 du Code pénal ; la discrimination par un professionnel de santé enfreint l'art. 68(e) de la loi n° 026/2025.
Où s'adresser
- Hôpitaux publics et centres de santé, qui assurent la prévention et le traitement des infections sexuellement transmissibles parmi les services de santé de la reproduction (loi n° 026/2025 art. 21(d)).
- Isange One Stop Centres : ligne du RIB 3029.
- Commission nationale des droits de la personne, KG 201 St, Kigali ; ligne gratuite 3430 ; info@cndp.org.rw.
À savoir
Deux textes punissent différemment la transmission intentionnelle : l'emprisonnement à perpétuité pour la contamination volontaire d'une maladie incurable par voie sexuelle à l'art. 29 de la loi n° 59/2008, et 20 à 25 ans pour une maladie incurable à l'art. 117 du Code pénal, réécrit en décembre 2023 ; le Code pénal abroge les dispositions antérieures incompatibles (art. 334) sans les nommer, et aucune décision de justice sur ce point n'a été trouvée.
Questions fréquentes
Le dépistage du VIH est-il obligatoire au Rwanda ?
Non, en règle générale : selon la loi n° 026/2025, tout service de santé exige le consentement de l'usager, donné à partir de 15 ans, et peut être refusé (art. 62 et 63) ; le traitement sans consentement n'est permis que lorsqu'une affection diagnostiquée met la vie de l'usager en danger ou risque de compromettre l'intérêt public (art. 64).
Est-il illégal de discriminer quelqu'un à cause du VIH ?
L'art. 145 du Code pénal punit la stigmatisation d'une personne malade d'un mois à moins de six mois et d'une amende de 300 000 à 500 000 FRW, et la loi n° 026/2025 exige des professionnels de santé qu'ils fournissent les services sans aucune forme de discrimination (art. 68(e)) ; l'interdiction explicite de la stigmatisation liée au VIH de la loi de 2016 sur la santé de la reproduction a pris fin avec son abrogation en 2025.
Combien de personnes vivent avec le VIH au Rwanda ?
L'enquête de 2018-2019 sur l'impact du VIH a trouvé environ 210 200 adultes de 15 à 64 ans vivant avec le VIH (RPHIA, 2020), soit une prévalence de 3,0 %.
Sources
- Law N° 026/2025 of 17/09/2025 regulating healthcare services, Official Gazette Special of 18/09/2025 (trilingual gazette; Ministry of Justice copy) — art. 2, 21, 51, 62, 63, 64, 68 et 110 (colonne anglaise ; abrogation de la loi n° 21/2016 à l'art. 110(c))
- Law N° 21/2016 of 20/05/2016 relating to human reproductive health, Official Gazette n° 23 of 06/06/2016 -- gazette copy published by Laws.Africa — art. 10 et 13 de la loi de 2016 abrogée
- Law N° 68/2018 of 30/08/2018 determining offences and penalties in general (Penal Code), Official Gazette Special of 27/09/2018 -- gazette copy published by Laws.Africa — art. 134 et 145 dans le texte publié en 2018
- Law N° 059/2023 of 04/12/2023 amending Law N° 68/2018 of 30/08/2018 determining offences and penalties in general, Official Gazette Special of 05/12/2023 -- gazette copy archived by Gazettes.Africa — art. 9 : art. 117 réécrit
- Law N° 59/2008 of 10/09/2008 on prevention and punishment of gender-based violence -- publication copy by Laws.Africa — art. 29 : « contamination volontaire d'une maladie incurable par voie sexuelle » (texte français ; « terminal disease » en anglais)
- Rwanda Population-based HIV Impact Assessment (RPHIA) 2018-2019: Final Report (Rwanda Biomedical Centre and National Institute of Statistics of Rwanda, September 2020) — résumé : prévalence, incidence, cascade 90-90-90, provinces ; tableau 6.A
- ICAP at Columbia University, 'Survey Results Put Rwanda on Track to Achieve HIV Epidemic Control' (release of 25 September 2019) — principaux résultats publiés le 25 septembre 2019
- Rwanda Demographic and Health Survey 2025 (2025 RDHS) -- Final Report (National Institute of Statistics of Rwanda and Ministry of Health; data collected from 5 June to 25 October 2025) — chapitre 13 (connaissances, attitudes et dépistage du VIH) et chapitre 14 (prévalence du VIH)
- National Commission for Human Rights (CNDP) -- 'Human Rights Protection': legal basis, mandate and contacts — personnes vivant avec le VIH/sida parmi les groupes suivis ; ligne gratuite 3430
- Rwanda Investigation Bureau (RIB) -- contact page: hotlines, headquarters, opening hours — ligne 3029
- UK Foreign, Commonwealth and Development Office, 'Rwanda: information for victims of rape and sexual assault' (last updated 18 February 2025) — prophylaxie post-exposition au VIH gratuite dans les hôpitaux publics, 72 heures
