Santé : grossesse, IST et soins — Togo

Au Togo, la mortalité maternelle était de 399 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2021 selon l'OMS ; le programme Wezou, lancé le 26 août 2021, prend en charge le suivi de la grossesse et l'accouchement, et le vaccin contre le papillomavirus est entré dans la vaccination de routine le 4 décembre 2023.

Illustration : La grossesse
Carte de situation — Togo
Togo. Carte de situation à contours simplifiés — données Natural Earth, domaine public.

Grossesse

« Wezou » (« la vie » en kabiyè) a été lancé le 26 août 2021 par la ministre déléguée chargée de l'accès universel aux soins pour réduire la mortalité maternelle et néonatale ; il accompagne la femme de la confirmation de la grossesse jusqu'à l'accouchement, avec un forfait de type I (quatre consultations prénatales, analyses d'urine, pharmacie et accouchement simple) et un forfait de type II pour la césarienne. La femme est inscrite au centre de santé par le code *830#, qui lui attribue un numéro de suivi ; la ligne 8306 renseigne le public.

Selon l'OMS, le Togo comptait 399 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 2021, dus surtout aux hémorragies (47 %), à l'éclampsie (24 %) et aux infections (13 %). En 2020, avec l'appui de l'OMS, le ministère de la Santé a adopté dans 22 formations sanitaires un nouveau paquet qui porte de quatre à huit les consultations prénatales ; dans le district de Tchaoudjo, dont la polyclinique l'applique, le suivi prénatal est passé de 86,1 % en 2020 à 99,5 % en 2023.

La loi n° 2021-022 du 18 octobre 2021 a institué l'assurance maladie universelle.

Les points clés

ProgrammeWezou, depuis le 26 août 2021
Forfait accouchement simple14 265 F CFA (type I)
Forfait césarienne53 900 F CFA (type II)
InscriptionCode *830# au centre de santé ; information au 8306
Consultations prénatales8 dans les 22 formations sanitaires du nouveau paquet de 2020 ; 4 couvertes par Wezou
Mortalité maternelle399 pour 100 000 naissances vivantes (2021)
Violences sur une femme enceinte5 à 10 ans de réclusion (Code pénal, art. 234)

Questions fréquentes

Comment s'inscrire au programme Wezou ?

Au centre de santé, dès la confirmation de la grossesse : l'agent enregistre la femme par le code *830# et lui remet un numéro de suivi.

Sources

L'article général : Grossesse · Comparer avec un autre pays

Santé mentale

Selon un article de l'OMS du 17 juin 2026, l'hôpital psychiatrique de Zébé-Aného, à une cinquantaine de kilomètres de Lomé, est le seul établissement spécialisé du pays ; les médicaments psychotropes y sont disponibles de façon irrégulière, et les troubles sont souvent interprétés en termes spirituels ou sociaux, ce qui retarde le recours aux soins.

À plus de 400 kilomètres de Lomé, dans la préfecture de Tchaoudjo, le centre Saint-Camille d'Amaoudè associe traitement, accompagnement psychosocial et réinsertion progressive : en 2025, plus de 80 % de ses patients ont été réinsérés dans leur communauté, selon l'OMS.

Quand l'auteur d'un crime ou d'un délit n'est pas poursuivi ou condamné en raison de son état mental, le juge, sur réquisition du parquet et après une expertise médicale qui établit sa dangerosité, ordonne son internement dans une maison de santé ; l'autorité médicale réévalue la mesure au moins tous les six mois (Code pénal, art. 123).

Les points clés

PsychiatresMoins de 10 pour plus de 8 millions d'habitants (OMS, 2026)
Hôpital psychiatriqueZébé-Aného, seul établissement spécialisé, 120 lits officiels
Occupation165 à 170 patients
Exemple de soins de proximitéCentre Saint-Camille d'Amaoudè (Tchaoudjo), plus de 80 % de réinsertion en 2025

Questions fréquentes

Où se faire soigner pour un trouble psychique grave au Togo ?

L'hôpital psychiatrique de Zébé, près d'Aného, est le seul établissement spécialisé du pays ; des centres de proximité comme Saint-Camille d'Amaoudè complètent l'offre dans les régions.

Sources

L'article général : Santé mentale · Comparer avec un autre pays

VIH et sida

La protection des personnes vivant avec le VIH relève de la loi de 2005 sur le VIH/sida, modifiée par la loi n° 2010-018 du 31 décembre 2010, et du Code pénal de 2015 : le dépistage du VIH d'une personne sans son consentement, hors des cas prévus par la loi, est puni d'un à six mois d'emprisonnement (art. 840), la discrimination ou la stigmatisation d'une personne vivant avec le VIH de six mois à deux ans (art. 315), et d'un à trois ans si elle vient d'un agent public (art. 316).

Le professionnel qui révèle la séropositivité d'un patient encourt un à trois ans d'emprisonnement et une amende pouvant atteindre 25 millions de F CFA s'il est soignant ou s'il passe par un média (art. 359). Selon l'ONUSIDA, 87 % des femmes enceintes vivant avec le VIH recevaient des antirétroviraux en 2024.

Les points clés

Connaissance du statut98 % des personnes vivant avec le VIH (2024)
Sous antirétroviraux92 % (2024)
Charge virale indétectable85 % (2024)
Dépistage sans consentement1 à 6 mois d'emprisonnement (Code pénal, art. 840)
Discrimination6 mois à 2 ans ; 1 à 3 ans par un agent public (art. 315 et 316)
Violation du secret1 à 3 ans ; amende jusqu'à 25 millions de F CFA (art. 359)

Questions fréquentes

Un employeur peut-il exiger un test de dépistage du VIH ?

Le Code pénal punit le dépistage pratiqué sans consentement, hors des cas prévus par la loi (art. 840), et la discrimination liée à la séropositivité (art. 315).

Sources

L'article général : VIH et sida

Hépatite B

Une étude publiée en novembre 2020 dans BMC Infectious Diseases sur 2 105 couples mère-enfant testés en août-septembre 2017 a trouvé l'antigène HBs chez 10,6 % des mères, mais chez seulement 1,3 % des enfants vaccinés nés de mères porteuses : le vaccin contre l'hépatite B fait partie du Programme élargi de vaccination depuis 2008, à 6, 10 et 14 semaines, sans dose à la naissance à l'époque de l'étude.

Un article de Gavi du 26 juillet 2024 cite une prévalence nationale de 13 à 16 % et note que les hépatites relèvent d'une division du Programme national de lutte contre le VIH/sida, les hépatites virales et les IST (PNLS/HV/IST), sans programme propre.

Les points clés

Prévalence chez les mères (2017)10,6 % (BMC Infectious Diseases, 2020)
Prévalence nationale estimée13 à 16 % (Gavi, 2024)
Vaccin du nourrissonDepuis 2008, à 6, 10 et 14 semaines
Enfants vaccinés de mères porteuses infectés1,3 % (étude de 2017)
ProgrammeDivision du PNLS/HV/IST, pas de programme dédié

Questions fréquentes

Le vaccin contre l'hépatite B est-il donné aux bébés au Togo ?

Oui, dans le Programme élargi de vaccination depuis 2008, à 6, 10 et 14 semaines de vie.

Sources

L'article général : Hépatite B

Papillomavirus (HPV)

La campagne de rattrapage de fin novembre 2023, menée avec Gavi, l'OMS, l'UNICEF et l'UNFPA, visait environ 656 240 filles de 9 à 14 ans ; depuis le 4 décembre 2023, le vaccin fait partie du programme de vaccination de routine des adolescentes. Selon les estimations citées par Gavi en 2023, le cancer du col de l'utérus touche environ 595 femmes et cause 417 décès par an ; avec une incidence de 19,1 pour 100 000 (Globocan 2020), c'est le troisième cancer du pays et le deuxième chez la femme après le cancer du sein.

Les points clés

Campagne de rattrapage27 novembre - 1er décembre 2023, filles de 9 à 14 ans
Filles viséesEnviron 656 240
Vaccination de routineDepuis le 4 décembre 2023
Cancer du col595 cas et 417 décès estimés par an ; 19,1 pour 100 000 (Globocan 2020)
Rang3e cancer du pays, 2e chez la femme

Questions fréquentes

Mon adolescente peut-elle être vaccinée contre le papillomavirus au Togo ?

Oui : depuis le 4 décembre 2023, le vaccin fait partie de la vaccination de routine des adolescentes.

Sources

L'article général : Papillomavirus (HPV)

Sources générales

Page vérifiée en octobre 2026. Les textes cités peuvent évoluer : en cas de doute, confirmez auprès de la source officielle indiquée.

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