Sortir de la dépendance : à qui s'adresser

On ne sort presque jamais seul, et ce n'est pas une question de volonté. Ce qui marche est documenté : un professionnel, un traitement adapté au produit, et du temps.

Par où commencer

Le premier interlocuteur est le médecin traitant ou un centre spécialisé en addictologie. Ces centres existent dans presque tous les pays sous des noms différents ; ils sont gratuits, ne demandent pas de diagnostic préalable et reçoivent aussi les proches, seuls, quand la personne concernée ne veut pas venir. C'est un point souvent ignoré : on peut consulter pour quelqu'un d'autre.

Les consultations destinées aux jeunes consommateurs sont un dispositif à part : quelques rendez-vous gratuits et confidentiels, sans obligation de traitement, ouverts aux adolescents comme à leurs parents. C'est de loin la meilleure porte d'entrée pour une famille.

Si la consommation s'accompagne de difficultés sexuelles ou de couple — baisse du désir, troubles de l'érection, tensions, silence —, la page Qui consulter, et quand indique, symptôme par symptôme, quel professionnel aborder ; les deux démarches se mènent souvent ensemble.

Les traitements qui ont fait leurs preuves

Dans tous les cas, la rechute fait partie du parcours ordinaire et n'annule pas ce qui a été acquis. Ce qui prédit le succès n'est pas la volonté affichée au départ mais le fait de rester en lien avec une équipe.

Les numéros et les ressources

Les fiches pays donnent, pour chaque pays couvert, les structures locales, le coût réel d'une prise en charge, l'existence ou non d'un accès confidentiel pour les mineurs, et les peines encourues.

Réduire les risques quand l'arrêt n'est pas pour tout de suite

Refuser d'en parler tant que la personne ne s'arrête pas ne protège personne. Quelques principes diminuent réellement la mortalité : ne jamais consommer seul ; ne pas mélanger, en particulier dépresseurs entre eux — alcool, benzodiazépines, opioïdes ; commencer par une petite quantité quand le produit est nouveau ; ne jamais partager le matériel d'injection ou d'inhalation ; faire analyser le produit quand un dispositif existe ; garder de la naloxone à portée si des opioïdes circulent ; et appeler les secours sans attendre, en disant ce qui a été pris.

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