Contraception
Autorisée par la loi et encouragée par les pouvoirs publics, la contraception n'est pourtant pas accessible partout de la même manière.
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Avortement
Les articles 337 à 339 du Code pénal camerounais répriment l'avortement, tout en admettant deux exceptions explicites : la grossesse résultant d'un viol et le risque grave pour la santé de la mère. Le Parlement a autorisé la ratification du Protocole de Maputo, ce qui a suscité une vive opposition d'une partie des autorités religieuses.
Les points clés
| Principe | Interdiction pénale, pour la femme comme pour l'auteur de l'acte |
|---|---|
| Exception 1 | Grossesse résultant d'un viol |
| Exception 2 | Danger grave pour la santé de la mère |
| Preuve du viol | En pratique, l'exigence d'un constat rend l'exception difficile à mobiliser dans les délais utiles |
| Articles applicables | Articles 337 à 339 du Code pénal |
| Ratification du Protocole de Maputo | Autorisée par le Parlement, contestée par une partie des autorités religieuses |
| Soins après avortement | Assurés dans les hôpitaux de district et de référence |
En pratique
- Le point d'entrée est le service de gynécologie d'un hôpital de district ou de référence.
- Les soins après avortement sont assurés et relèvent des services essentiels.
- La contraception est disponible en pharmacie, dans les formations sanitaires et auprès des associations de planification familiale.
- Se présenter au service de gynécologie d'un hôpital de district ou de référence.
- En cas de viol, faire établir le constat médical dans les jours qui suivent.
- CAMNAFAW assure contraception et conseil confidentiel.
Évolutions récentes
Le débat oppose la mise en œuvre du Protocole de Maputo, appuyée par les acteurs de santé publique, à une opposition religieuse structurée. La loi pénale n'a pas été modifiée.
Où s'adresser
- Cameroon National Association for Family Welfare (CAMNAFAW), affiliée à l'IPPF.
- Services de gynécologie-obstétrique des hôpitaux régionaux.
- Centres d'écoute pour femmes victimes de violences, pour les situations liées à un viol.
- Centres d'écoute pour femmes victimes de violences, pour l'accompagnement des dossiers liés à un viol.
À savoir
Si la grossesse résulte d'un viol, le dépôt de plainte et le constat médical sont souvent nécessaires pour faire valoir l'exception légale : le faire sans attendre augmente les chances d'obtenir une prise en charge dans les délais. Le délai est décisif : plus le constat médical est tardif, plus l'exception légale devient difficile à faire valoir.
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Parents : la première fois de son ado
Les jeunes trouvent des services, souvent tenus par des associations ; le mariage précoce demeure le grand obstacle.
Les formations sanitaires et les organisations de santé reproductive assurent l'essentiel de l'offre.
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Orientations sexuelles
Le Code pénal sanctionne ces relations, et les poursuites ne sont pas théoriques : la discrétion est de mise.
L'article 347-1 du code pénal punit les relations entre personnes de même sexe de six mois à cinq ans d'emprisonnement et d'une amende ; les poursuites sont effectives.
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Drogues et stupéfiants
La loi n° 97-19 du 7 août 1997 relative au contrôle des stupéfiants, des substances psychotropes et des précurseurs réprime l'usage, la détention et le trafic, tout en prévoyant des mesures de traitement et de réinsertion pour les usagers.
Le tramadol détourné est devenu la préoccupation sanitaire principale : vendu dans la rue à faible prix, utilisé pour tenir au travail, il provoque des dépendances massives et des intoxications.
Le cannabis reste la substance illicite la plus répandue, cultivée dans plusieurs régions.
Les services capables de prendre en charge une dépendance se comptent sur les doigts d'une main, essentiellement à Yaoundé et Douala.
Les points clés
| Texte applicable | Loi n° 97-19 du 7 août 1997 |
|---|---|
| Usage | Emprisonnement et amende ; mesures de traitement prévues |
| Préoccupation principale | Tramadol détourné, vendu hors circuit pharmaceutique |
| Soins | Hôpital Jamot de Yaoundé, hôpital Laquintinie de Douala |
Évolutions récentes
Les autorités sanitaires ont resserré le contrôle de la distribution du tramadol, dont les dosages vendus dans la rue dépassaient largement les doses thérapeutiques.
Où s'adresser
- Hôpital Jamot, Yaoundé, service de psychiatrie et d'addictologie.
- Hôpital Laquintinie, Douala.
- Urgences hospitalières régionales.
Questions fréquentes
Le tramadol est-il un stupéfiant ?
C'est un médicament opioïde soumis à prescription. Vendu hors circuit pharmaceutique et à des dosages élevés, il provoque dépendance, convulsions et dépression respiratoire.
Où se soigner ?
Essentiellement à l'hôpital Jamot de Yaoundé et à l'hôpital Laquintinie de Douala.
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Alcool et tabac
La législation antitabac suit les standards internationaux ; l'alcool artisanal, lui, reste peu réglementé.
La réglementation antitabac impose avertissements sanitaires et restrictions de publicité, avec une application progressive.
Le Cameroun applique un cadre antitabac fondé sur la convention-cadre de l'OMS, avec des avertissements sanitaires et une interdiction de fumer dans les lieux publics, mais sans loi-cadre unique ni application régulière. La consommation d'alcool y est parmi les plus élevées du continent, avec un marché artisanal considérable qui échappe entièrement à la fiscalité et au contrôle sanitaire.
Questions fréquentes
Existe-t-il une loi antitabac au Cameroun ?
Le dispositif repose sur plusieurs textes plutôt que sur une loi-cadre unique : avertissements sanitaires, interdiction de fumer dans certains lieux publics, restrictions publicitaires. Une loi d'ensemble conforme à la convention-cadre est attendue depuis plusieurs années.
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Sources générales
- Services du Premier ministre — site officiel du gouvernement, lois et règlements
