Grossesse
Le suivi de grossesse est organisé autour de sept consultations prénatales obligatoires et de trois échographies. L'assurance maternité prend en charge l'intégralité des frais médicaux à partir du premier jour du sixième mois et jusqu'à douze jours après l'accouchement, sans avance de frais. Un entretien prénatal précoce est proposé au quatrième mois : il sert à repérer les vulnérabilités, pas seulement les risques médicaux.
Les points clés
| Suivi | Sept consultations prénatales et trois échographies |
|---|---|
| Entretien prénatal précoce | Proposé au quatrième mois, individuel ou en couple |
| Prise en charge | 100 % à partir du sixième mois, sans avance de frais |
| Congé maternité | Seize semaines pour un premier ou deuxième enfant, vingt-six à partir du troisième |
| Congé paternité | Vingt-huit jours, dont sept obligatoires immédiatement après la naissance |
| Lieu d'accouchement | Maternités publiques et privées ; maisons de naissance pérennisées |
| PMI | Consultations et visites à domicile gratuites, sans condition de ressources |
En pratique
- Déclarez la grossesse avant la fin du troisième mois : c'est ce qui ouvre les droits.
- Demandez l'entretien prénatal précoce, souvent oublié alors qu'il est prévu et pris en charge.
- La protection maternelle et infantile propose un suivi gratuit et des visites à domicile après la naissance.
- Le congé paternité comporte une part obligatoire : l'employeur ne peut s'y opposer.
Coût et prise en charge
Les frais médicaux liés à la grossesse sont pris en charge à 100 % à partir du sixième mois ; les consultations de PMI sont gratuites.
Où s'adresser
- Centres de protection maternelle et infantile (PMI).
- Sages-femmes libérales, conventionnées et remboursées.
- Maternités et maisons de naissance du département.
À savoir
Le congé maternité comprend une période postnatale de huit semaines qui est obligatoire : ni l'employeur ni la salariée ne peuvent y renoncer.
Règles et protections périodiques
La France taxe les protections périodiques au taux réduit de 5,5 % depuis le 1er janvier 2016. Le code de la sécurité sociale prévoit depuis la loi de financement pour 2024 une prise en charge des protections réutilisables ; ses textes d’application ont été longs à venir : le décret n° 2026-288 du 17 avril 2026 et l’arrêté du 6 août 2026 la rendent effective au 1er octobre 2026. Aucune loi n’institue de congé menstruel : une proposition a été rejetée par le Sénat en février 2024, et seuls quelques employeurs publics et privés l’ont mis en place de leur propre initiative.
Le remboursement concerne les coupes et les culottes menstruelles, à raison de deux produits par an, à 60 % du prix de référence pour toutes les assurées de moins de 26 ans, sans condition de ressources, et à 100 % pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, sans limite d’âge. Les serviettes et tampons jetables n’en font pas partie. Le gouvernement chiffre à 6,7 millions le nombre de personnes concernées.
La distribution gratuite est organisée depuis 2021 dans l’enseignement supérieur — distributeurs installés dans les universités et les résidences des Crous —, dans les prisons, les centres d’hébergement et certains lycées selon les régions. Les collectivités complètent de façon inégale.
L’endométriose fait l’objet d’une stratégie nationale depuis janvier 2022 : filières régionales de soins, formation des médecins, recherche. La maladie peut être reconnue comme affection de longue durée « hors liste », au cas par cas, ce qui ouvre l’exonération du ticket modérateur ; un arrêt de travail pour règles invalidantes se prescrit comme tout arrêt maladie, avec les jours de carence habituels.
Les points clés
| TVA | 5,5 % depuis le 1er janvier 2016 |
|---|---|
| Remboursement | Coupes et culottes menstruelles, 2 par an, 60 % avant 26 ans, 100 % avec la complémentaire santé solidaire — à partir du 1er octobre 2026 |
| Produits jetables | Non remboursés |
| Gratuité | Universités et Crous depuis 2021, prisons, centres d’hébergement, certains lycées |
| Congé menstruel | Pas de loi ; proposition rejetée par le Sénat en février 2024 ; initiatives d’employeurs |
| Endométriose | Stratégie nationale depuis 2022 ; ALD hors liste possible au cas par cas |
En pratique
- À partir du 1er octobre 2026, achetez la coupe ou la culotte en pharmacie ou chez un distributeur agréé avec votre carte Vitale pour obtenir le remboursement ; deux produits par an.
- Dans l’enseignement supérieur, demandez au service de santé étudiante ou au Crous où se trouvent les distributeurs.
- Pour des règles qui empêchent de travailler, consultez : un arrêt de travail et une exploration de l’endométriose valent mieux que des jours de congé posés en silence.
- Une demande d’ALD se fait par le médecin traitant, avec le dossier du spécialiste.
Ce que cela coûte
Un cycle coûte couramment 5 à 15 € en protections jetables ; une coupe, 20 à 35 € pour plusieurs années ; une culotte, 20 à 40 €. Remboursement des réutilisables : 60 % avant 26 ans, 100 % avec la complémentaire santé solidaire.
Ce qui a changé récemment
Annoncé pour 2024, le remboursement des protections réutilisables entre en vigueur le 1er octobre 2026, après la publication du décret d’avril et de l’arrêté d’août 2026. Le congé menstruel, lui, a été rejeté au Sénat en 2024.
Où trouver de l’aide
- Assurance maladie (ameli.fr) : conditions du remboursement des protections réutilisables.
- Services de santé étudiante et Crous : distributeurs gratuits.
- EndoFrance et ENDOmind : associations de patientes, annuaire des filières endométriose.
- Règles Élémentaires : association de lutte contre la précarité menstruelle, collectes et distributions.
À savoir
Les protections « réutilisables » remboursées sont uniquement les coupes et culottes inscrites sur la liste des produits remboursables ; un modèle acheté en ligne hors de cette liste ne l’est pas. Demandez au pharmacien avant d’acheter.
Questions fréquentes
Les tampons sont-ils remboursés ?
Non. Seuls les coupes et culottes menstruelles le sont, deux par an, à partir du 1er octobre 2026, pour les moins de 26 ans et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire.
Existe-t-il un congé menstruel en France ?
Pas dans la loi : le Sénat a rejeté la proposition en février 2024. Quelques villes et entreprises l’ont instauré pour leurs salariées. Un arrêt de travail reste possible.
L’endométriose est-elle prise en charge à 100 % ?
Elle peut l’être, comme affection de longue durée « hors liste », si le médecin traitant en fait la demande et que la caisse l’accepte au vu de la gravité et de la durée des soins.
Sources
- Légifrance — décret n° 2026-288 du 17 avril 2026 — prise en charge des protections périodiques réutilisables
- Assurance maladie — conditions du remboursement des coupes et culottes menstruelles
- Règles Élémentaires — association contre la précarité menstruelle
- EndoFrance — association de patientes, filières endométriose
L'article général : Règles et protections périodiques · Comparer avec un autre pays
Sexologie
Titre non protégé, mais un diplôme interuniversitaire de trois ans fait référence ; seul le médecin sexologue est remboursé par l’Assurance maladie.
Aucun texte ne réserve le mot « sexologue » en France : n’importe qui peut l’inscrire sur une plaque. Sont protégés, en revanche, les titres qui l’entourent : médecin, psychologue (loi du 25 juillet 1985), psychothérapeute (décret du 20 mai 2010, inscription au registre tenu par l’agence régionale de santé), sage-femme, kinésithérapeute, infirmier. La qualité d’un sexologue se lit donc dans sa profession d’origine et dans son diplôme de sexologie, pas dans le mot lui-même.
La formation de référence est le DIU de sexologie et médecine sexuelle, en trois ans, réservé aux médecins et organisé en commun par une quinzaine d’universités (Paris, Lyon, Marseille, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Nancy, Lille, Strasbourg, Brest, entre autres). Le Conseil national de l’Ordre des médecins le reconnaît et autorise sa mention sur les plaques et ordonnances. Son équivalent pour les non-médecins est le DIU de sexologie clinique — parfois intitulé « études de la sexualité humaine » — ouvert aux psychologues, sages-femmes, kinésithérapeutes, infirmiers, psychomotriciens et ostéopathes.
À côté de ces diplômes universitaires prolifèrent des « certifications » privées en quelques week-ends, sans stage clinique ni supervision. Elles ne sont ni illégales ni reconnues. Les sociétés savantes — l’AIUS (Association interdisciplinaire post-universitaire de sexologie), la SFSC (Société française de sexologie clinique), la SFMS (Société francophone de médecine sexuelle) — et le Syndicat national des sexologues cliniciens tiennent des annuaires de praticiens diplômés d’université ; c’est le meilleur filtre disponible. Des demandes de reconnaissance officielle du « sexologue clinicien » sont portées depuis des années, sans aboutir à ce jour.
Le remboursement suit le statut. La consultation d’un médecin sexologue conventionné est prise en charge comme toute consultation médicale : 70 % de la base de remboursement, le reste par la complémentaire santé, avec dépassements possibles en secteur 2. La consultation d’une sage-femme est remboursée dans le cadre du suivi gynécologique. Un psychologue n’est remboursé que dans le dispositif « Mon soutien psy » : douze séances par an à 50 €, accessibles sans ordonnance depuis juin 2024, pour des troubles anxieux ou dépressifs légers à modérés — une difficulté sexuelle isolée n’entre pas toujours dans ce cadre. Le sexologue qui n’est ni médecin ni psychologue conventionné n’est pas remboursé par l’Assurance maladie ; quelques complémentaires accordent un forfait de trois à six séances.
Les points clés
| Titre de sexologue | Non protégé ; titres protégés autour : médecin, psychologue, psychothérapeute, sage-femme |
|---|---|
| Formation de référence (médecins) | DIU de sexologie et médecine sexuelle, 3 ans, reconnu par l’Ordre des médecins |
| Formation de référence (non-médecins) | DIU de sexologie clinique / études de la sexualité humaine, psychologues, sages-femmes, kinés, infirmiers |
| Médecin sexologue conventionné | Remboursé à 70 % de la base, complémentaire pour le reste |
| Psychologue | « Mon soutien psy » : 12 séances/an à 50 €, sans ordonnance, troubles anxieux ou dépressifs légers à modérés |
| Sexologue non médecin | Non remboursé par l’Assurance maladie ; forfaits de certaines mutuelles |
| Prix courant d’une séance | 60 à 120 € en libéral, tarif de la consultation chez un médecin de secteur 1 |
En pratique
- Demandez le diplôme : un DIU universitaire de sexologie et la profession d’origine. Un praticien sérieux répond sans détour.
- Cherchez le nom dans les annuaires de l’AIUS, de la SFSC ou du Syndicat national des sexologues cliniciens : ils n’inscrivent que des diplômés d’université.
- Pour une prise en charge, commencez par un médecin sexologue ou par votre médecin traitant, qui orientera vers l’urologue, la gynécologue ou le psychiatre si un bilan s’impose.
- Les centres de santé sexuelle (anciens centres de planification) et le Planning familial reçoivent gratuitement les jeunes et proposent parfois des consultations de sexologie ; plusieurs CHU ont une consultation de médecine sexuelle.
Coût et remboursement
Médecin conventionné : tarif de la consultation, remboursé à 70 %, complémentaire pour le reste. Psychologue hors « Mon soutien psy » ou sexologue non médecin : 60 à 120 € la séance, à votre charge, sauf forfait de la mutuelle. Comptez de trois à quinze séances pour la plupart des motifs.
Ce qui a changé récemment
Depuis juin 2024, les séances « Mon soutien psy » sont accessibles sans ordonnance, au tarif de 50 € et à raison de douze par an. Le dispositif vise les troubles anxieux et dépressifs légers à modérés : demandez au psychologue conventionné si votre motif entre dans le cadre.
Où s'adresser
- AIUS — Association interdisciplinaire post-universitaire de sexologie : annuaire des sexologues diplômés.
- SFSC — Société française de sexologie clinique, et SFMS — Société francophone de médecine sexuelle.
- Syndicat national des sexologues cliniciens : annuaire et charte.
- Centres de santé sexuelle et Planning familial : accueil gratuit des jeunes, orientation.
- Consultations de médecine sexuelle des CHU (urologie, gynécologie, psychiatrie).
À savoir
Méfiez-vous des « sexothérapeutes », « sexocoachs » ou « conseillers en sexualité » formés en quelques jours par un organisme privé : ces appellations ne sont encadrées par personne. Un contact physique, une promesse de résultat ou la vente de produits en séance sont des signaux d’alerte, quel que soit le titre affiché.
Questions fréquentes
Faut-il une ordonnance pour consulter un sexologue en France ?
Non. Mais le remboursement dépend du statut : médecin conventionné remboursé, psychologue via « Mon soutien psy » sous conditions, sexologue non médecin à votre charge.
Comment savoir si un sexologue est sérieux ?
Profession d’origine réglementée, DIU universitaire de sexologie, inscription dans l’annuaire d’une société savante. Les trois ensemble, c’est la garantie la plus solide qui existe en France.
Ma mutuelle rembourse-t-elle le sexologue ?
Certaines prévoient un forfait « psychologue » ou « médecines douces » de trois à six séances par an, parfois ouvert aux sexologues. Vérifiez le contrat : la plupart ne remboursent que les praticiens médecins ou psychologues.
Sources
- AIUS — Association interdisciplinaire post-universitaire de sexologie — annuaire des sexologues diplômés d'université
- SFSC — Société française de sexologie clinique — société savante, annuaire des membres
- Syndicat national des sexologues cliniciens — annuaire et charte de la profession
- Assurance maladie — Mon soutien psy — conditions du remboursement des séances de psychologue
Santé mentale
Douze séances de psychologue remboursées par an sans avance de frais, et depuis 2024 sans passer par un médecin.
Le dispositif public de remboursement des séances de psychologue couvre douze séances par an, sans avance de frais, et l'obligation d'un adressage médical préalable a été supprimée en 2024 : on peut désormais prendre rendez-vous directement avec un psychologue partenaire. À côté, les centres médico-psychologiques offrent un suivi entièrement gratuit, au prix de délais souvent longs. Une ligne nationale de prévention du suicide fonctionne en continu.
Les points clés
| Séances remboursées | Douze par an chez un psychologue partenaire, sans avance de frais |
|---|---|
| Accès direct | L'adressage par un médecin n'est plus obligatoire depuis 2024 |
| Centres médico-psychologiques | Suivi gratuit, pluridisciplinaire, avec des délais souvent longs |
| Prévention du suicide | Ligne nationale gratuite, joignable à toute heure |
| Urgences | Services d'accueil des urgences psychiatriques dans les hôpitaux |
| Soins sans consentement | Encadrés, avec contrôle du juge des libertés dans les douze jours |
| Hors dispositif | Les psychologues non partenaires restent entièrement à la charge du patient |
En pratique
- Vérifiez que le psychologue est partenaire du dispositif avant la première séance : sinon rien n'est remboursé.
- Les centres médico-psychologiques sont gratuits et sans condition de ressources : inscrivez-vous même si le délai est long.
- En cas de crise, la ligne nationale de prévention du suicide répond à toute heure et peut être appelée pour un proche.
- Les consultations jeunes et les maisons des adolescents accueillent sans rendez-vous.
Coût et prise en charge
Douze séances par an sont prises en charge sans avance de frais ; les centres médico-psychologiques sont entièrement gratuits.
Évolutions récentes
La suppression de l'adressage médical obligatoire, en 2024, a nettement simplifié l'accès au dispositif.
Où s'adresser
- Ligne nationale de prévention du suicide, gratuite et permanente.
- Centres médico-psychologiques de votre secteur.
- Maisons des adolescents et points d'accueil écoute jeunes.
À savoir
Les soins sans consentement sont soumis au contrôle d'un juge dans les douze jours, puis à intervalles réguliers. Cette audience n'est pas facultative et l'assistance d'un avocat y est de droit.
L'article général : Santé mentale · Comparer avec un autre pays
Soins dentaires
Les soins courants remboursés à 70 %, et depuis 2020 un panier de prothèses sans reste à charge.
L'assurance maladie rembourse les soins conservateurs et chirurgicaux à 70 % du tarif conventionnel, le reste étant en général couvert par la complémentaire santé. La réforme dite « 100 % santé », entrée en vigueur en 2020, a créé un panier de prothèses à tarifs plafonnés intégralement remboursés par l'assurance maladie et la complémentaire responsable, sans reste à charge pour l'assuré.
Le panier sans reste à charge comprend notamment les couronnes céramiques monolithiques et céramo-métalliques sur les dents visibles, les couronnes zircone sur incisives, canines et prémolaires, les couronnes métalliques sur toutes les dents, les bridges céramo-métalliques sur les incisives et les prothèses amovibles en résine. Depuis le 1er janvier 2026, la couronne monolithique full zircone sur molaire (plafonnée à 453,20 €) et le bridge full zircone de trois éléments (plafonné à 1 359,60 €) l'ont rejoint. Les plafonds sont revalorisés chaque année.
Deux exclusions restent entières : les implants et l'orthodontie de l'adulte ne sont pas dans le panier, et l'implant n'est pas remboursé du tout par l'assurance maladie — seule la couronne posée dessus peut l'être.
L'orthodontie est remboursée à condition que le traitement commence avant le seizième anniversaire, avec accord préalable, par semestres de six mois, six semestres au maximum. Après seize ans, plus rien, sauf préparation à une chirurgie maxillaire.
Le détartrage est remboursé une à deux fois par an selon l'acte. Le blanchiment esthétique n'est jamais remboursé.
Un devis écrit conforme est obligatoire avant tout acte prothétique ; il doit indiquer le prix, le matériau, le lieu de fabrication de la prothèse et le montant remboursé.
Les points clés
| Soins courants | 70 % du tarif conventionnel |
|---|---|
| Panier 100 % santé | Prothèses à tarifs plafonnés, reste à charge zéro depuis 2020 |
| Nouveautés 2026 | Couronne full zircone sur molaire 453,20 € ; bridge full zircone 3 éléments 1 359,60 € |
| Implants | Non remboursés ; hors panier 100 % santé |
| Orthodontie | Remboursée si le traitement débute avant 16 ans, 6 semestres au maximum |
| Blanchiment | Jamais remboursé |
| Devis | Obligatoire et normalisé avant tout acte prothétique |
En pratique
- Demandez systématiquement le devis normalisé : il indique le tarif du panier 100 % santé pour l'acte équivalent, ce qui permet de voir immédiatement ce que coûte le choix d'un matériau hors panier.
- Le praticien doit vous proposer une alternative du panier sans reste à charge chaque fois qu'elle existe.
- La complémentaire santé solidaire ouvre la gratuité des soins et des prothèses du panier pour les revenus modestes.
- Les centres de santé dentaires mutualistes et les services d'odontologie hospitaliers pratiquent des tarifs maîtrisés ; les délais y sont plus longs.
Coût et prise en charge
Soins courants remboursés à 70 %. Panier prothétique à reste à charge zéro. Implant : 1 500 à 2 500 € par dent, à votre charge. Orthodontie adulte : 600 à 1 200 € par semestre, à votre charge.
Évolutions récentes
Depuis le 1er janvier 2026, deux prothèses full zircone ont intégré le panier sans reste à charge, et les plafonds du panier ont été revalorisés d'environ 3 %.
Où s'adresser
- Chirurgiens-dentistes libéraux conventionnés, annuaire de l'assurance maladie.
- Centres de santé dentaires mutualistes et municipaux.
- Services d'odontologie des centres hospitaliers universitaires.
- Complémentaire santé solidaire, pour les revenus modestes.
À savoir
Attention aux devis qui ne proposent que des matériaux hors panier : la loi impose de présenter l'alternative sans reste à charge quand elle existe. Attention aussi à l'implant, systématiquement présenté comme la meilleure solution — il l'est souvent, mais il est intégralement à votre charge, contrairement au bridge.
Questions fréquentes
Une couronne peut-elle ne rien me coûter ?
Oui, si vous choisissez une couronne du panier 100 % santé et que vous avez une complémentaire santé responsable.
Les implants sont-ils remboursés ?
Non. L'implant lui-même n'est pas pris en charge ; seule la couronne posée dessus peut l'être partiellement.
Jusqu'à quel âge l'orthodontie est-elle remboursée ?
Le traitement doit commencer avant le seizième anniversaire. Après, il n'y a plus de prise en charge, sauf préparation à une chirurgie des mâchoires.
Le blanchiment est-il remboursé ?
Non, jamais : il est considéré comme un acte esthétique.
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VIH et sida
Dépistage en laboratoire sans ordonnance ni avance de frais, PrEP prescriptible par tout médecin, traitement pris en charge à 100 %.
Environ 200 000 personnes vivent avec le VIH en France, dont une part non négligeable l'ignore. Le dispositif repose sur trois piliers : un dépistage largement démédicalisé, une prophylaxie pré-exposition sortie des seuls hôpitaux, et une prise en charge intégrale du traitement au titre des affections de longue durée.
Les points clés
| Dépistage | Sérologie en laboratoire sans ordonnance ni avance de frais, partout sur le territoire |
|---|---|
| CeGIDD | Centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic : anonyme, gratuit, sans rendez-vous dans beaucoup de villes |
| Autotests | Vendus en pharmacie sans ordonnance |
| PrEP | Prescriptible par tout médecin depuis 2021, plus seulement à l'hôpital ; prise en charge intégrale |
| Traitement post-exposition | Délivré aux urgences hospitalières 24 heures sur 24 |
| Traitement | Pris en charge à 100 % au titre de l'affection de longue durée |
| Transmission | Aucune infraction spécifique ; la jurisprudence retient l'administration de substances nuisibles dans des cas rares |
En pratique
- Pour un dépistage sans ordonnance, allez directement au laboratoire : aucune démarche préalable n'est nécessaire.
- Pour la PrEP, prenez rendez-vous avec votre médecin traitant : le passage par l'hôpital n'est plus obligatoire.
- Après une prise de risque, allez aux urgences sans attendre le lendemain matin.
- Les CeGIDD proposent aussi le dépistage des autres IST et la vaccination contre l'hépatite B.
Coût et prise en charge
Le dépistage en laboratoire est entièrement gratuit et sans avance de frais ; la PrEP et son suivi biologique sont pris en charge, de même que la totalité du traitement.
Évolutions récentes
Depuis 2022, le dépistage du VIH est accessible dans tous les laboratoires de biologie médicale sans ordonnance et sans avance de frais, pour toute personne, quel que soit son âge.
Où s'adresser
- CeGIDD de votre département, dépistage anonyme et gratuit.
- Sida Info Service, ligne d'écoute nationale gratuite et anonyme.
- Associations : AIDES, Act Up, Le Kiosque, Sidaction.
À savoir
Le traitement post-exposition n'a de sens que dans les toutes premières heures. Les urgences hospitalières le délivrent la nuit et le week-end : n'attendez pas d'avoir un rendez-vous médical.
Sources
- Sida Info Service — 0 800 840 800 — écoute et information, gratuit et anonyme
- Santé publique France — données de surveillance et recommandations
- Ameli — dépistage — prise en charge du dépistage et des traitements
Hépatite B
Vaccination obligatoire du nourrisson depuis 2018, dépistage systématique pendant la grossesse, traitement pris en charge à 100 %.
La France a rendu la vaccination contre l'hépatite B obligatoire pour les nourrissons nés à partir de 2018, après des années de couverture insuffisante liée à une controverse sans fondement scientifique. Le dépistage est systématique pendant la grossesse, et le traitement de l'hépatite chronique est pris en charge intégralement au titre de l'affection de longue durée.
Les points clés
| Vaccination | Obligatoire pour les nourrissons nés depuis 2018, en vaccin combiné |
|---|---|
| Rattrapage | Recommandé jusqu'à 15 ans, et pour les adultes exposés |
| Grossesse | Recherche de l'antigène HBs obligatoire au sixième mois |
| Nouveau-né de mère porteuse | Vaccin et immunoglobulines dès la naissance, très efficaces |
| Dépistage | Gratuit en CeGIDD ; dépistage combiné VIH, hépatites et syphilis recommandé |
| Prévalence | Faible en population générale, plus élevée chez les personnes nées en zone d'endémie |
En pratique
- Vérifiez votre statut par une simple prise de sang si vous ignorez si vous êtes vacciné ou immunisé.
- Le dépistage combiné en CeGIDD est gratuit et couvre VIH, hépatites B et C et syphilis.
- Si vous êtes né dans un pays de forte endémie, faites-vous dépister même sans symptôme.
- Après une exposition, vaccin et immunoglobulines doivent être administrés dans les 48 heures.
Coût et prise en charge
Le dépistage en CeGIDD est gratuit ; la vaccination est remboursée et le traitement pris en charge à 100 %.
Où s'adresser
- CeGIDD pour le dépistage gratuit et anonyme.
- Associations : SOS Hépatites.
À savoir
En cas de doute, un dosage des anticorps suffit à trancher — inutile de se revacciner au hasard.
Sources
- Sida Info Service — 0 800 840 800 — écoute et information, gratuit et anonyme
- Santé publique France — données de surveillance et recommandations
- Ameli — dépistage — prise en charge du dépistage et des traitements
Papillomavirus (HPV)
Vaccination proposée au collège depuis 2023, et dépistage du col organisé avec test HPV à partir de 30 ans.
La France a longtemps eu une couverture vaccinale faible par rapport à ses voisins. Une campagne de vaccination au collège, lancée à la rentrée 2023, vise à corriger cela en proposant la vaccination sur le lieu de scolarité. Le dépistage du cancer du col est organisé au niveau national, avec invitation des femmes non participantes et prise en charge intégrale.
Les points clés
| Vaccination | Recommandée à 11-14 ans pour les filles et les garçons, rattrapage jusqu'à 19 ans |
|---|---|
| Hommes ayant des rapports avec des hommes | Rattrapage possible jusqu'à 26 ans |
| Vaccination au collège | Proposée en classe de cinquième depuis la rentrée 2023 |
| Dépistage 25-29 ans | Examen cytologique tous les trois ans |
| Dépistage 30-65 ans | Test HPV tous les cinq ans |
| Prise en charge | Dépistage organisé pris en charge à 100 %, sans avance de frais |
| Auto-prélèvement | Proposé aux femmes qui ne participent pas au dépistage |
En pratique
- La vaccination au collège ne remplace pas le rattrapage : si votre enfant l'a manquée, le médecin ou la pharmacie peut vacciner.
- À partir de 30 ans, demandez bien un test HPV et non un simple frottis : la stratégie a changé.
- Si vous ne participez pas au dépistage, demandez un kit d'auto-prélèvement.
- La vaccination reste utile après 19 ans dans certaines situations : parlez-en plutôt que d'y renoncer.
Coût et prise en charge
Le dépistage organisé est pris en charge à 100 % sans avance de frais ; la vaccination est remboursée et gratuite dans les centres dédiés.
Évolutions récentes
La campagne de vaccination en classe de cinquième, lancée en 2023, a fait remonter la couverture vaccinale après des années de stagnation.
Où s'adresser
- Centres régionaux de coordination des dépistages des cancers.
- Centres de vaccination, médecins, sages-femmes et pharmaciens.
- CeGIDD, qui vaccinent également.
À savoir
Un test HPV positif n'est pas un diagnostic de cancer : il signale un virus qui disparaît seul dans la grande majorité des cas. Ce qui compte est le résultat du contrôle suivant, pas le premier test.
Sources
- Sida Info Service — 0 800 840 800 — écoute et information, gratuit et anonyme
- Santé publique France — données de surveillance et recommandations
- Ameli — dépistage — prise en charge du dépistage et des traitements
Sources générales
- service-public.fr — portail officiel des droits et démarches
- Légifrance — texte officiel des lois et codes
