La chirurgie intime : ce qui est utile, ce qui est dangereux, ce qui est interdit

Nymphoplastie, « rajeunissement » vaginal, hyménoplastie, allongement du pénis, réparation du clitoris après une excision : la chirurgie des organes génitaux mêle des opérations qui réparent, d’autres qui répondent à une pression sociale, et quelques-unes qui mutilent. Cette page les distingue, avec les chiffres, la loi et les centres qui les pratiquent.

Page d’information médicale, sans détail anatomique inutile. Les organes génitaux sont très variables d’une personne à l’autre : la première consultation utile, avant tout chirurgien, est celle d’un gynécologue ou d’un urologue qui dira si ce que l’on croit anormal l’est.

Chez les femmes

Chez les hommes

Ce que la loi interdit dans tous les cas

Toute intervention sur les organes génitaux d’une mineure sans raison médicale est une mutilation (article 222-9 du code pénal, dix ans de réclusion, quinze ans si la victime a moins de 15 ans, y compris à l’étranger) ; les chirurgies « normalisatrices » précoces sur les enfants intersexes sont encadrées en France depuis la loi bioéthique de 2021 (réunion de concertation obligatoire, report tant que l’enfant ne peut pas consentir) et interdites à Malte, au Portugal, en Allemagne (2021), en Islande, en Grèce et en Espagne ; les « tests de virginité » sont condamnés par l’OMS, l’ONU-Femmes et le Haut-Commissariat aux droits de l’homme depuis 2018. Enfin, tout praticien qui propose une opération intime sans consultation médicale préalable, dans un institut de beauté ou sur simple prise de rendez-vous en ligne, exerce illégalement.

Page vérifiée en septembre 2026. Les données citées peuvent évoluer.

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