Les mots
Transexuel est le mot des années 1950 à 2000 : il vient de la médecine, qui parlait de « transsexualisme » pour désigner les personnes qui demandaient une transition hormonale et chirurgicale. Beaucoup de gens le connaissent et le cherchent, c’est pourquoi cette rubrique le garde en titre ; mais les personnes concernées et les textes officiels disent aujourd’hui personne trans ou transgenre, parce que la transidentité n’est plus considérée comme une maladie (l’OMS l’a retirée des troubles mentaux en 2019) et qu’elle ne se réduit pas aux opérations — beaucoup n’en font aucune. Une femme trans est une personne née de sexe masculin qui vit comme femme ; un homme trans, l’inverse ; les personnes non binaires ne se reconnaissent ni dans l’un ni dans l’autre. La transition peut être sociale (prénom, apparence), administrative (état civil) et médicale (hormones, chirurgie), chaque personne choisissant la sienne. Le travesti s’habille en l’autre sexe sans vouloir en changer ; la drag queen en fait un spectacle. L’orientation sexuelle — qui l’on désire — est une autre question : une personne trans peut être hétérosexuelle, homosexuelle ou bisexuelle.
Pourquoi cette rubrique, et pour qui
Pour les personnes trans elles-mêmes, qui cherchent ce que permet la loi de leur pays, où se faire suivre, comment vivre leur couple ; pour leurs conjoints, leurs parents, leurs amis ; et pour tous ceux qui rencontrent ou pourraient rencontrer une personne trans et veulent savoir comment s’y prendre avec respect. Le site parle de couple, de rencontre, de santé et de droit : la transidentité y a sa place à chacun de ces titres, pays par pays, comme le reste. Il n’y est question ni de militantisme ni de polémique, seulement de faits — y compris les faits désagréables : les pays qui interdisent, les violences, les débats sur les mineurs.
Un aperçu pays par pays
Dans les pays couverts par ce site, la situation va d’un extrême à l’autre. La France, la Belgique, la Suisse, le Canada et la plupart des pays d’Europe occidentale permettent de changer de prénom et de sexe à l’état civil sans opération, par simple déclaration ou par un juge, et remboursent tout ou partie de la transition médicale. Les pays d’Afrique francophone n’ont pour la plupart aucune procédure : le changement d’état civil est impossible, la transition médicale n’existe pas sur place, et l’expression de genre peut tomber sous les lois qui répriment l’homosexualité (Sénégal, Cameroun, Togo, Guinée, Mauritanie…) ou l’« outrage aux bonnes mœurs ». Entre les deux, le Maroc, la Tunisie, le Liban connaissent quelques décisions de justice isolées. La page Changer de sexe : les droits selon les pays détaille tout cela, pays par pays, et celle sur la transition médicale dit où l’on peut se faire suivre.
Besoin d’aide
France : OUTrans (Paris), Acceptess-T (santé, 01 84 17 51 39), Chrysalide (Lyon), Espace Santé Trans, Contact (familles, 0805 69 64 64), SOS homophobie (01 48 06 42 41, transphobie comprise), Fil Santé Jeunes 0800 235 236. Belgique : Genres Pluriels, Çavaria (Flandre), Transgender Infopunt 0800 96 316. Suisse : Transgender Network Switzerland, Fondation Agnodice. Québec : Aide aux trans du Québec 1 855 909-9038, Interligne 1 888 505-1010.
