Cette page décrit des lieux et des événements publics, ouverts et légaux, cités pour ce qu’ils sont : des endroits où l’on se rencontre. Elle n’est ni un annuaire ni une recommandation ; les programmes changent, vérifiez toujours avant de vous déplacer.
Les soirées trans
Paris a, depuis les années 1990, une vie nocturne où les femmes trans, les travestis et ceux qui les apprécient se retrouvent sans se cacher. La soirée de référence est Escualita, créée au début des années 2000, qui se tient le dimanche soir au Rouge Pigalle (77 rue Pigalle, 9e) : une boîte de nuit, avec DJ, spectacles et une clientèle mêlée de femmes trans, d’admirateurs et de curieux. Les Soirées Drôles de Dames, itinérantes, sont ouvertes à tous — trans, travestis, amis — dans une ambiance de bal plus que de club. Dans le Marais, le Banana Café (13 rue de la Ferronnerie, 1er), bar gay historique avec spectacles de drag, et le Rosa Bonheur des Buttes-Chaumont (2 allée de la Cascade, 19e), guinguette LGBT-friendly du dimanche, sont des lieux de rencontre mixtes où les personnes trans sont chez elles. Ailleurs en Europe : à Londres, le WayOut Club, soirée trans hebdomadaire depuis 1993 ; à Berlin, Gayhane au SO36 (Oranienstraße 190), fête queer turco-arabe mensuelle depuis 1999, et les soirées drag de Chantals House of Shame ; à Amsterdam, De Trut, club queer du dimanche tenu par des bénévoles depuis 1985 ; à Bruxelles, La Démence, grande soirée gay mensuelle depuis 1989. Les applications spécialisées (Fiorry, Butterfly, MyTransgenderDate, et les sections dédiées de Grindr, Taimi ou OkCupid) sont détaillées sur la page Sites et applications de rencontre.
Le savoir-vivre y est simple et non négociable : on s’adresse à une femme trans comme à une femme, avec le prénom et le pronom qu’elle donne ; on ne pose pas de question sur son corps, ses opérations ou son « vrai nom » ; on n’exige rien, on ne photographie pas ; et on ne confond pas ces soirées avec un lieu de commerce — ce sont des bals, pas des marchés. La rubrique Transexuels explique ce qu’est la transidentité, les droits selon les pays, la vie de couple et l’intimité avec une personne trans.
Les rencontres selon la religion
- Juives : le speed dating est né chez un rabbin (voir Le speed dating) et reste très pratiqué ; les sites JDate, JSwipe et les événements des centres communautaires, des mouvements de jeunesse et des synagogues (soirées, chabbats de célibataires, voyages) ; dans le monde orthodoxe, le shidduch, présentation par un intermédiaire.
- Catholiques et protestantes : week-ends et sessions pour célibataires dans les sanctuaires et les abbayes (Paray-le-Monial, Lourdes, sessions d’été des communautés), soirées des paroisses de jeunes adultes, pèlerinages, sites Theotokos et Rencontres-chrétiennes ; les églises évangéliques organisent des « soirées célibataires » et des groupes de jeunes adultes qui en tiennent lieu.
- Musulmanes : le « speed dating halal », en salle, avec un chaperon ou le wali de la jeune femme, souvent organisé par des applications (Muzz, Inshallah) ou des associations ; les mariages et les fêtes de l’Aïd restent le premier lieu de rencontre, et les mères le premier réseau.
- Hindoues et sikhes : dans la diaspora, soirées « Asian speed dating » et rencontres organisées par les temples et les associations, en complément des sites matrimoniaux.
La page Le couple et la religion dit ce que chaque tradition attend du mariage et du couple mixte.
Les seniors
Le thé dansant du dimanche après-midi — dans les salles des fêtes, les guinguettes, les dancings — est depuis un siècle le lieu de rencontre des plus de 60 ans, et il n’a pas de rival ; les clubs de randonnée, les universités du temps libre, les voyages organisés et les croisières pour célibataires suivent. Les sites DisonsDemain (Meetic, plus de 50 ans), Nos Belles Années et les rubriques seniors des grands sites organisent aussi des rencontres. La page Les rencontres après 50 ans en parle.
Les parents solos
Apéros et brunchs de parents célibataires (souvent le samedi matin, enfants bienvenus), groupes Meetup et Facebook par ville, sorties au parc ; les sites généralistes ont tous un filtre « a des enfants », et certains (Parents-solos, Single with Kids au Royaume-Uni) sont entièrement dédiés. La règle d’or : ne pas présenter les enfants avant que la relation soit solide.
Les expatriés et les étrangers
InterNations organise des soirées mensuelles dans 400 villes ; les groupes Meetup « Expats in Paris/Berlin/Madrid », les échanges linguistiques (Polyglot Club à Paris chaque semaine, Franglish, les tandems universitaires), les soirées Erasmus et les groupes Facebook nationaux (Brésiliens de Paris, Italiens de Lyon…) sont les lieux où les nouveaux venus rencontrent — souvent d’autres nouveaux venus. La page Rencontre internationale détaille les différences culturelles et les précautions.
Le handicap
Les associations (APF France handicap, les GEM pour le handicap psychique) organisent cafés-rencontres et sorties ; l’application Idylle est conçue pour les personnes en situation de handicap ; les soirées rencontre ordinaires accueillent tout le monde, mais renseignez-vous sur l’accessibilité du lieu. Handicap invisible ou visible, la question « quand le dire » n’a pas de bonne réponse : la plupart choisissent avant le premier rendez-vous, pour ne pas avoir à le gérer en face à face.
Et toutes les autres
Speed dating végétarien ou vegan, soirées pour les plus de 1,80 m, pour les roux, pour les « geeks » et les joueurs (dans les conventions et les bars à jeux), pour les amateurs de métal, pour les célibataires diplômés, pour les agriculteurs (les foires et comices, bien avant la télévision), pour les militaires, pour les naturistes (au sein des centres, pas ailleurs) : dès qu’une communauté existe, une soirée pour ses célibataires finit par exister. Elles ont toutes le même avantage — on partage déjà quelque chose — et le même risque : un petit monde où tout se sait. Les règles de sécurité des soirées rencontre valent partout.
