Comment elle fonctionne
Il s'agit d'un progestatif retard, injecté dans un muscle ou sous la peau, qui se libère lentement pendant environ treize semaines. Il bloque l'ovulation et épaissit la glaire cervicale. Aucun œstrogène n'entre dans sa composition.
C'est la méthode la plus discrète qui existe : rien à porter, rien à ranger, rien à dissimuler entre deux injections. Cet argument compte réellement dans certaines situations personnelles, et il explique une part de sa diffusion.
Le rythme
Une injection toutes les douze à treize semaines, réalisée par un professionnel ou, pour certaines présentations sous-cutanées, en auto-injection. Le respect de l'intervalle est ce qui fait toute l'efficacité : un retard de quelques semaines ouvre une fenêtre de risque.
Efficacité
| Grossesses pour 100 femmes sur un an | |
|---|---|
| Usage parfait | environ 0,2 |
| Usage courant | environ 4 |
L'écart s'explique par les injections faites en retard ou non renouvelées.
Ce qu'elle change
- Les règles : elles deviennent irrégulières puis, pour une majorité d'utilisatrices, disparaissent après un an. Cette aménorrhée est sans danger, et recherchée par certaines.
- L'os : l'injection s'accompagne d'une baisse réversible de la densité minérale osseuse. Elle appelle une discussion particulière chez l'adolescente, dont le capital osseux se constitue encore, et en cas d'usage très prolongé.
- Le poids : une prise de poids est rapportée plus souvent qu'avec les autres méthodes hormonales.
La contrainte propre à cette méthode
Une fois l'injection faite, elle ne peut pas être retirée. Si les effets sont mal tolérés, il faut attendre la fin des treize semaines. C'est la différence essentielle avec la pilule, l'implant ou l'anneau, que l'on peut arrêter du jour au lendemain — et c'est la raison pour laquelle une première injection mérite d'être précédée d'une vraie discussion, pas seulement d'une ordonnance.
Le retour de la fertilité est différé
Il faut compter en moyenne neuf à dix mois après la dernière injection pour un retour de l'ovulation, parfois davantage. Ce délai n'est pas une infertilité et ne préjuge de rien, mais il rend l'injection peu adaptée si une grossesse est envisagée dans l'année.
