Violences conjugales — Union européenne

La première directive européenne consacrée aux violences faites aux femmes et aux violences domestiques a été adoptée le 14 mai 2024 ; les États ont jusqu'en juin 2027 pour la transposer.

Le cadre légal

La directive (UE) 2024/1385 impose d'incriminer les mutilations génitales féminines, le mariage forcé et plusieurs formes de cyberviolence — partage non consenti d'images intimes, cyberharcèlement, incitation à la haine en ligne. Elle impose aussi des obligations de protection et d'assistance : évaluation individualisée des risques, centres d'aide d'urgence pour les victimes de viol, lignes d'écoute, formation des professionnels. La définition du viol fondée sur l'absence de consentement n'a finalement pas été retenue dans le texte adopté.

Le texte est une directive : il fixe un socle minimal que chaque État doit atteindre, sans empêcher d'aller plus loin. Plusieurs États dépassaient déjà ce socle avant 2024.

La partie la plus neuve porte sur la cyberviolence, jusque-là très inégalement réprimée : le partage non consenti d'images intimes devient une infraction dans toute l'Union.

Les points clés

TexteDirective (UE) 2024/1385 du 14 mai 2024
TranspositionAu plus tard en juin 2027
IncriminationsMutilations génitales, mariage forcé, cyberviolences
ProtectionÉvaluation des risques, centres d'aide, lignes d'écoute, formation
ViolLa définition fondée sur le consentement n'a pas été retenue

En pratique

Coût et prise en charge

Consulter le droit de l'Union ne coûte rien : EUR-Lex publie gratuitement tous les textes, dans les vingt-quatre langues officielles et en version consolidée. Le coût éventuel est celui du conseil juridique lorsque l'articulation entre le texte européen et la loi nationale de transposition devient déterminante — c'est fréquent pour les directives, rare pour les règlements.

Où s'adresser

À savoir

Attention à ne pas confondre l'Union européenne et le Conseil de l'Europe : la Convention européenne des droits de l'homme et la Cour de Strasbourg ne relèvent pas de l'Union et couvrent quarante-six États, dont la Suisse et le Royaume-Uni.

Questions fréquentes

Qu'apporte la directive de 2024 ?

L'incrimination harmonisée des mutilations génitales, du mariage forcé et des cyberviolences, et des obligations de protection et d'assistance aux victimes.

Le viol est-il défini au niveau européen ?

Non. La définition fondée sur l'absence de consentement n'a pas été retenue dans le texte final ; elle reste nationale.

À partir de quand s'applique-t-elle ?

Les États doivent l'avoir transposée au plus tard en juin 2027 ; certaines législations nationales sont déjà conformes.

Le partage d'images intimes est-il visé ?

Oui, la diffusion non consentie d'images intimes doit être érigée en infraction dans tous les États membres.

Sources et liens officiels

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Page vérifiée en septembre 2026. Les textes cités peuvent évoluer : en cas de doute, confirmez auprès de la source officielle indiquée.

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