Nom et prénom
Chacun nomme librement son enfant ; seule compte la déclaration de sa naissance auprès de l'état civil.
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Adoption
Le Code des personnes et de la famille, zatu n° AN VII-0013 du 16 novembre 1989, régit l'adoption. Il distingue l'adoption plénière, irrévocable, qui substitue la nouvelle filiation à l'ancienne, et l'adoption simple, qui ajoute un lien sans rompre le premier. Le Burkina Faso a ratifié la Convention de La Haye dès 1994, avec entrée en vigueur en 1996 : c'est l'un des pays africains dont la pratique de l'adoption internationale est la plus ancienne et la mieux structurée.
L'ancienneté de l'adhésion à la Convention de La Haye distingue le Burkina Faso de ses voisins. L'autorité centrale y fonctionne depuis près de trente ans, la commission nationale d'adoption se réunit régulièrement et le certificat de conformité est délivré sans difficulté, ce qui assure la reconnaissance automatique de la décision en Europe et au Canada.
La subsidiarité est appliquée sérieusement : la commission recherche d'abord une famille burkinabè, et une part importante des adoptions prononcées sont nationales.
La dégradation sécuritaire dans le nord et l'est a un effet direct : les services sociaux n'accèdent plus à certaines zones, ce qui empêche de vérifier l'histoire d'un enfant et donc d'établir son adoptabilité. Les dossiers concernés sont gelés, parfois durablement.
Couples de même sexe : la loi adoptée le 1er septembre 2025 dans le cadre du nouveau code des personnes et de la famille criminalise les relations entre personnes de même sexe, punies jusqu'à cinq ans d'emprisonnement : aucune reconnaissance, aucune adoption conjointe.
Les points clés
| Textes | Code des personnes et de la famille, zatu n° AN VII-0013 du 16 novembre 1989 |
|---|---|
| Juridiction | Tribunal de grande instance |
| Autorité centrale | Ministère en charge de l'Action humanitaire et de la Solidarité nationale |
| Convention de La Haye | Partie depuis 1996 |
| Consentement | Des parents ou déclaration judiciaire d'abandon |
En pratique
- Attendre l'apparentement, décidé par la commission nationale d'adoption après examen de l'adoptabilité.
- Se rendre au Burkina Faso pour la rencontre avec l'enfant et l'acceptation de l'apparentement.
- Saisir le tribunal de grande instance, qui prononce l'adoption.
- Obtenir le certificat de conformité à la Convention de La Haye, la transcription à l'état civil et le passeport de l'enfant.
Coût et prise en charge
Le coût total pour une famille européenne, organisme compris, se situe autour de 10 000 à 18 000 €, les voyages représentant la part principale.
Évolutions récentes
Le Burkina Faso figurait parmi les pays d'origine les plus actifs d'Afrique de l'Ouest ; le nombre d'apparentements a nettement baissé ces dernières années, sous l'effet conjugué de la règle de subsidiarité et des contraintes sécuritaires.
Où s'adresser
- Ministère en charge de la Solidarité nationale, autorité centrale pour l'adoption
- Directions régionales de l'action sociale
- Structures d'accueil agréées par le ministère
À savoir
La situation sécuritaire a réduit l'accès à plusieurs régions et allongé les délais d'enquête sociale ; certains pays d'accueil ont suspendu leurs procédures.
Questions fréquentes
Depuis quand le Burkina Faso applique-t-il la Convention de La Haye ?
Depuis 1996, ce qui en fait l'un des premiers pays africains parties à la Convention et explique la solidité de son circuit d'adoption internationale.
Faut-il passer par un organisme agréé ?
Oui pour une adoption internationale : le dossier est transmis par l'organisme agréé du pays d'accueil à l'autorité centrale burkinabè, qui procède à l'apparentement.
Quels enfants sont proposés à l'adoption internationale ?
Principalement des enfants plus âgés, des fratries ou des enfants ayant des besoins médicaux, la priorité allant aux familles burkinabè pour les plus jeunes.
Combien de voyages faut-il prévoir ?
Généralement deux : un pour la rencontre et l'acceptation de l'apparentement, un second pour le jugement et le départ de l'enfant.
Assistance médicale à la procréation
Le bilan d'infertilité est réalisable à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, et quelques cliniques privées proposent des inséminations et des cycles de FIV, souvent avec l'appui d'équipes extérieures.
Le monitorage impose trois à cinq échographies en une dizaine de jours, à heure fixe. Pour un couple vivant en province, cela signifie s'installer à Ouagadougou pendant la stimulation ; c'est un coût réel qu'il faut intégrer au budget, au même titre que les médicaments.
Les séquelles tubaires d'infections génitales dominent, et elles sont largement évitables. Le traitement précoce et complet des IST, y compris du partenaire, est la mesure de prévention de l'infertilité la plus efficace et la moins coûteuse.
Le poids social de l'infertilité pèse sur les femmes, alors qu'une cause masculine est présente dans une part importante des couples. Un spermogramme au premier rendez-vous change souvent la trajectoire du couple, médicalement et familialement.
Les points clés
| Cadre | Pas de loi dédiée ; autorisations du ministère de la Santé |
|---|---|
| Offre | Inséminations et FIV ponctuelle à Ouagadougou ; recours fréquent à Abidjan |
| Prise en charge | Aucune ; l'assurance maladie universelle ne couvre pas la FIV |
| Bilan | CHU Yalgado Ouédraogo, CHU de Bogodogo et laboratoires privés |
| Coût relatif | Un cycle représente plusieurs années de revenu médian |
En pratique
- Faire un bilan du couple avant toute proposition de technique, spermogramme compris.
- Traiter les infections génitales et leurs séquelles, cause dominante d'infertilité féminine.
- Commencer par la stimulation et l'insémination si les trompes sont perméables.
- Pour une FIV, comparer l'offre locale et celle d'Abidjan, frais de séjour compris.
- Obtenir un devis écrit complet, médicaments inclus.
Coût et prise en charge
Un cycle de FIV revient à 2,5 à 4,5 millions de francs CFA sur place ou à Abidjan, médicaments compris. Aucune prise en charge n'existe.
Évolutions récentes
La gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, mise en place ces dernières années, ne s'étend pas à la procréation assistée, qui reste intégralement à la charge des couples.
Où s'adresser
- CHU Yalgado Ouédraogo et CHU de Bogodogo, Ouagadougou
- CHU Sourô Sanou, Bobo-Dioulasso, pour le bilan
- Cliniques privées de Ouagadougou proposant la procréation assistée
- Centres d'Abidjan et de Dakar, fréquemment utilisés par les patients burkinabè
À savoir
L'insécurité dans plusieurs régions complique les déplacements répétés qu'impose le monitorage : organiser le séjour à Ouagadougou pour la durée du protocole.
Questions fréquentes
Peut-on faire une FIV au Burkina Faso ?
L'offre existe mais reste limitée à Ouagadougou et discontinue ; beaucoup de couples se rendent à Abidjan.
Combien coûte un cycle ?
De 2,5 à 4,5 millions de francs CFA, médicaments compris, sans prise en charge.
Où faire le bilan ?
Au CHU Yalgado Ouédraogo, au CHU de Bogodogo ou au CHU Sourô Sanou de Bobo-Dioulasso.
Le don de gamètes est-il possible ?
Non, il n'est pas organisé dans le pays.
Que prévoir pour le monitorage ?
Un séjour sur place pendant la stimulation : trois à cinq échographies en une dizaine de jours, à dates imposées.
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Faire garder son enfant
Les bisongo, centres d'éveil communautaires, complètent un préscolaire public limité ; la garde reste très majoritairement familiale.
Le Burkina Faso a développé les bisongo, espaces d'éveil et d'éducation de la petite enfance implantés dans les communes et animés par des encadrantes formées localement, à côté des écoles maternelles publiques et privées. La couverture préscolaire progresse mais demeure basse. Les moins de trois ans sont gardés par la famille, souvent par les grands-mères ou les sœurs aînées.
Les points clés
| Tutelle | Ministère chargé de l'Éducation nationale, direction du préscolaire |
|---|
Évolutions récentes
Les bisongo restent le principal levier d'extension du préscolaire, avec un modèle communautaire moins coûteux que l'école maternelle classique.
Où s'adresser
- Ministère chargé de l'Éducation nationale, direction du préscolaire
À savoir
La dégradation sécuritaire a entraîné la fermeture de structures dans plusieurs régions et le déplacement de familles : se renseigner localement plutôt que sur des listes anciennes.
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Famille recomposée
Pas de statut légal pour le beau-parent ; en revanche, le confiage familial des enfants est une pratique ancienne.
Le code des personnes et de la famille organise l'adoption simple et l'adoption plénière.
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La succession
Le Code des personnes et de la famille instaure une dévolution égalitaire et écarte les coutumes, mais la pratique rurale reste largement coutumière.
Le Code des personnes et de la famille de 1989 applique une dévolution successorale égalitaire : les enfants héritent par parts égales sans distinction de sexe, le conjoint survivant est héritier, et les coutumes contraires sont écartées. L'écart entre le texte et la pratique est cependant important en milieu rural, où les partages se font souvent au sein de la famille élargie selon la coutume, sans saisine du juge.
Les points clés
| Textes | Code des personnes et de la famille de 1989 |
|---|---|
| Conjoint | Héritier, avec des droits sur le logement |
| Coutumes | Écartées par le Code en matière successorale |
| Testament | Admis dans les limites du Code |
| Juridiction | Tribunal de grande instance |
Évolutions récentes
L'enjeu reste l'accès au juge et la sécurisation foncière : sans titre, un partage même équitable ne se traduit pas en droit.
À savoir
Un partage coutumier non homologué n'a pas d'effet juridique : il ne permet pas la mutation des titres fonciers.
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Sources générales
- Service Public Burkina Faso — portail officiel des démarches administratives
