Le patch et l'anneau vaginal

La même chose qu'une pilule combinée, sans la contrainte quotidienne : un geste par semaine, ou un par mois. Ce qui change l'efficacité réelle sans changer le principe.

Illustration : Le patch et l'anneau vaginal

Le même principe, une autre voie

Patch et anneau délivrent le même couple œstrogène + progestatif qu'une pilule combinée, et bloquent l'ovulation de la même manière. La différence tient uniquement à la voie d'administration : à travers la peau pour le patch, par la muqueuse vaginale pour l'anneau. Dans les deux cas, le passage par le tube digestif est évité, ce qui rend la méthode insensible aux vomissements et à la diarrhée.

L'avantage décisif est ailleurs : il n'y a pas d'oubli quotidien possible. Un geste hebdomadaire ou mensuel est nettement plus facile à tenir qu'un geste quotidien, et c'est là que se gagne la fiabilité réelle.

Mode d'emploi

PatchCollé sur une peau propre, sèche et sans crème — fesse, abdomen, haut du bras ou du dos, jamais le sein. Changé le même jour chaque semaine, trois semaines de suite, puis une semaine sans. Il tient à la douche, au sport et à la piscine.
AnneauSouple, inséré soi-même au fond du vagin, laissé en place trois semaines, retiré une semaine. Sa position exacte n'a pas d'importance. Il peut être retiré pendant un rapport, à condition d'être remis dans les trois heures.

Comme pour la pilule, la semaine d'arrêt n'est pas indispensable sur le plan médical : un usage en continu est possible selon les produits et l'avis médical.

Efficacité

Identique à celle de la pilule combinée : moins de 1 grossesse pour 100 femmes sur un an en usage parfait, environ 7 en usage courant. Les échecs tiennent aux décollements du patch non remarqués et aux oublis de remise en place.

Quand le geste rate

Les mêmes contre-indications que la pilule combinée

Patch et anneau contiennent un œstrogène : antécédent thrombo-embolique, migraine avec aura, hypertension non contrôlée, tabagisme après 35 ans et les autres contre-indications des combinées s'appliquent intégralement. Le patch expose à une dose d'œstrogène supérieure à celle d'une pilule, ce qui pèse dans l'évaluation du risque vasculaire. Ni l'un ni l'autre ne protège des infections sexuellement transmissibles.

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Pour aller plus loin

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