Comment il fonctionne
L'implant est un petit cylindre souple placé sous la peau de la face interne du bras non dominant. Il libère en continu une faible dose de progestatif, à un débit régulier — sans les pics et les creux d'une prise quotidienne. Ce progestatif bloque l'ovulation et épaissit la glaire cervicale.
Sa force tient à ce qu'il retire entièrement l'utilisatrice de l'équation : il n'y a rien à penser, rien à renouveler, rien à oublier. C'est la raison pour laquelle son efficacité réelle est presque identique à son efficacité théorique, ce qui n'est vrai d'aucune méthode dépendant d'un geste.
Pose et retrait
- Pose : en consultation, sous anesthésie locale, en quelques minutes. Une petite douleur et un hématome sont fréquents les premiers jours.
- Durée : de trois à cinq ans selon le modèle et selon l'autorisation en vigueur dans le pays — ce point a évolué récemment dans plusieurs pays et mérite d'être vérifié localement.
- Retrait : possible à tout moment, sur simple demande, sans avoir à justifier le motif. Il se fait sous anesthésie locale par une petite incision.
- Repérage : l'implant doit rester palpable. S'il ne l'est plus, une imagerie est nécessaire avant tout retrait.
Efficacité
Moins de 0,1 grossesse pour 100 femmes sur un an, en usage parfait comme en usage courant. C'est, avec le stérilet, la méthode réversible la plus efficace disponible.
Les saignements : le point à connaître avant la pose
L'implant modifie presque toujours le rythme des règles, et de façon imprévisible : environ une femme sur cinq n'a plus de règles du tout, une sur cinq environ connaît des saignements fréquents ou prolongés, les autres se situent entre les deux. Ce n'est ni dangereux ni le signe d'un problème, mais c'est la première cause de retrait anticipé. Être prévenue avant la pose change la façon de le vivre — et des traitements existent pour atténuer les saignements gênants.
Précautions
- Interactions : les inducteurs enzymatiques peuvent réduire son efficacité ; en informer le médecin qui pose l'implant.
- Contre-indications : elles sont peu nombreuses — essentiellement un cancer du sein hormono-dépendant, une maladie hépatique sévère, ou des saignements génitaux inexpliqués non explorés.
- Pas d'œstrogène : l'implant reste souvent utilisable quand une pilule combinée ne l'est pas, y compris en cas de migraine avec aura ou pendant l'allaitement.
- Aucune protection contre les infections sexuellement transmissibles.
Le retour de la fertilité
Il est rapide : l'ovulation reprend en général dans les trois à quatre semaines suivant le retrait. Il n'y a pas de délai de récupération, contrairement à l'injection progestative.
