Le zodiaque des horoscopes est occidental et le signe chinois est entré dans les conversations, mais il existe d’autres systèmes vivants — l’astrologie indienne surtout, consultée par des centaines de millions de personnes, et le calendrier maya, toujours tenu au Guatemala — ainsi que quelques « traditions » inventées au XXe siècle. Chacun a sa page ci-dessous, avec un calculateur quand il y a quelque chose à calculer ; cette page rassemble ce qui n’en méritait pas une : les variantes du signe chinois, les inventions récentes, et ce qui n’est pas de l’astrologie du tout.
L’astrologie védique (jyotish)
Zodiaque sidéral, signe lunaire, 27 nakshatras, dashas : l’astrologie indienne, avec le calculateur de votre signe védique.
L’astrologie maya et le tzolk’in
Le tzolk’in de 260 jours, ses vingt signes et ses treize nombres, et le calculateur de votre signe maya.
D’où vient l’astrologie : Babylone, la Grèce et après
Présages babyloniens, thème astral d’Alexandrie, Bagdad, Kepler, l’horoscope de journal de 1930 : quatre mille ans d’histoire.
Quel est mon signe chinois ?
Animal, élément et polarité de votre année de naissance, en tenant compte du Nouvel An lunaire, avec les trigones et les oppositions.
Les variantes du signe chinois
Le cycle des douze animaux s’est diffusé dans toute l’Asie orientale, avec des différences. Au Viêt Nam, le Chat remplace le Lapin et le Buffle d’eau prend la place du Bœuf. Au Japon, le calendrier s’aligne depuis 1873 sur l’année civile : l’animal change le 1er janvier, pas au nouvel an lunaire, et le Sanglier remplace le Cochon. L’astrologie tibétaine combine les animaux chinois, les cinq éléments et des emprunts indiens dans un système propre, encore utilisé pour fixer les dates de mariage. En Thaïlande, en Corée et en Mongolie, les animaux sont les mêmes avec des nuances de calendrier. Notre page sur le signe chinois suit la version chinoise ; si vous êtes né au Viêt Nam sous le signe du Lapin, vous êtes Chat.
Les « traditions » inventées
Plusieurs systèmes présentés comme ancestraux sont récents. L’astrologie celtique des arbres (treize signes selon les périodes de l’année, chacun un arbre) dérive du calendrier imaginé par le poète Robert Graves dans La Déesse blanche (1948), sans aucune source druidique. L’astrologie égyptienne des sites de voyance, avec ses douze dieux, n’a pas d’équivalent dans les textes égyptiens, qui connaissaient surtout les décans. La roue de médecine amérindienne à douze animaux-totems a été popularisée par un ouvrage de 1980 et ne correspond à aucune tradition tribale précise. Elles peuvent être des jeux agréables ; elles ne sont pas ce qu’elles prétendent être.
Et la numérologie, le tarot ?
Ce ne sont pas des astrologies — rien n’y dépend du ciel — mais elles répondent au même besoin de se lire dans un système de symboles. Le site les traite à part : la numérologie du prénom et le tarot. Comme pour tout ce qui précède, la seule attitude honnête est celle du jeu : un miroir qu’on regarde, pas une loi qu’on subit.
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