Drogues et stupéfiants — République démocratique du Congo

Une législation ancienne, une consommation massive de cannabis et de médicaments détournés, et une offre de soins presque inexistante.

Carte de situation — République démocratique du Congo — Drogues et stupéfiants
République démocratique du Congo. Carte de situation à contours simplifiés — données Natural Earth, domaine public.

Le cadre légal

La répression repose sur l'ordonnance-loi n° 66-96 du 14 mars 1966 relative au chanvre à fumer et sur les textes relatifs aux substances vénéneuses, complétés par le code pénal. Le dispositif est ancien et son application très variable selon les provinces.

Le cannabis est cultivé et consommé à grande échelle, en particulier dans l'est du pays.

La consommation de médicaments détournés — tramadol, benzodiazépines — et de mélanges artisanaux progresse fortement chez les jeunes des grandes villes.

Les structures de prise en charge des addictions sont quasi inexistantes en dehors de quelques services de psychiatrie et d'initiatives confessionnelles à Kinshasa et Lubumbashi.

Les points clés

Textes applicablesOrdonnance-loi n° 66-96 du 14 mars 1966 et code pénal
ApplicationTrès variable selon les provinces
Substances dominantesCannabis, médicaments détournés, mélanges artisanaux
SoinsCentre neuro-psycho-pathologique de Kinshasa, quelques structures confessionnelles

En pratique

Coût et prise en charge

Soins hospitaliers publics à tarif réduit mais rarement gratuits ; le coût du traitement reste un obstacle majeur. Amendes et frais de justice selon la décision.

Évolutions récentes

Les organisations sanitaires internationales alertent sur la diffusion de mélanges artisanaux à base de médicaments et de substances non identifiées chez les jeunes des grandes agglomérations.

Où s'adresser

À savoir

Dans la plupart de ces pays, la détention provisoire est longue et la distinction entre usage et trafic dépend de la quantité saisie, appréciée sur place. Une quantité destinée à un usage personnel peut être requalifiée en détention en vue de la vente.

Questions fréquentes

Existe-t-il un traitement de substitution ?

Non, il n'existe pas de programme national de substitution aux opioïdes.

Que risque un usager interpellé ?

Une détention provisoire souvent longue ; l'issue dépend beaucoup de la province et des circonstances.

Sources et liens officiels

← Tous les pays L'article général sur ce thème →

Page vérifiée en septembre 2026. Les textes cités peuvent évoluer : en cas de doute, confirmez auprès de la source officielle indiquée.

Situer cette page dans le plan du site

Une question, une correction, une suggestion ? Écrivez-nous.