Le cadre légal
La loi n° 97-039 du 4 novembre 1997 sur le contrôle des stupéfiants, des substances psychotropes et des précurseurs constitue le texte de référence. Elle réprime l'usage, la détention, la culture et le trafic, avec des peines qui peuvent atteindre les travaux forcés pour les cas les plus graves.
Le cannabis, cultivé notamment dans le Sud-Est, est la substance illicite la plus répandue ; l'héroïne et les médicaments détournés progressent dans les villes portuaires.
Le pays est utilisé comme point de transit pour l'héroïne venue d'Asie du Sud-Est vers l'Afrique de l'Est.
La prise en charge repose sur le service de psychiatrie de l'hôpital Anjanamasina à Antananarivo et sur quelques structures privées ou confessionnelles.
Les points clés
| Texte applicable | Loi n° 97-039 du 4 novembre 1997 |
|---|---|
| Usage | Emprisonnement et amende |
| Culture | Réprimée, y compris pour de petites surfaces |
| Soins | Hôpital psychiatrique d'Anjanamasina, Antananarivo |
En pratique
- Un usager qui souhaite se soigner a intérêt à passer par un service hospitalier de psychiatrie : c'est presque toujours la seule structure disposant de personnel formé.
- En cas d'interpellation, un ressortissant étranger doit demander sans délai l'assistance de son consulat : la détention provisoire est la règle.
- Les associations de réduction des risques, quand elles existent, sont le meilleur point d'entrée pour des informations fiables et sans jugement.
Coût et prise en charge
Soins hospitaliers publics à tarif réduit mais rarement gratuits ; le coût du traitement reste un obstacle majeur. Amendes et frais de justice selon la décision.
Évolutions récentes
Les saisies portuaires d'héroïne ont augmenté ces dernières années, signe du renforcement de la route de l'océan Indien.
Où s'adresser
- Hôpital psychiatrique d'Anjanamasina, Antananarivo.
- Services de psychiatrie des centres hospitaliers universitaires régionaux.
- Structures associatives et confessionnelles.
- Urgences du CHU Joseph Ravoahangy Andrianavalona.
À savoir
Dans la plupart de ces pays, la détention provisoire est longue et la distinction entre usage et trafic dépend de la quantité saisie, appréciée sur place. Une quantité destinée à un usage personnel peut être requalifiée en détention en vue de la vente.
Questions fréquentes
Le cannabis est-il toléré parce qu'il est cultivé sur place ?
Non. La culture, la détention et l'usage sont réprimés, y compris pour de petites quantités.
Où se soigner ?
Principalement à l'hôpital psychiatrique d'Anjanamasina, à Antananarivo.
Sources et liens officiels
- Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme — traités ratifiés et examens périodiques par pays
- Base de données législative de l'OIT — textes nationaux en droit social et familial
