Drogues et stupéfiants — Côte d'Ivoire

Une loi de 1988 sévère, une consommation de crack concentrée dans les « fumoirs » d'Abidjan, et des structures de soins en construction.

Carte de situation — Côte d'Ivoire — Drogues et stupéfiants
Côte d'Ivoire. Carte de situation à contours simplifiés — données Natural Earth, domaine public.

Le cadre légal

La loi n° 88-686 du 22 juillet 1988 portant répression du trafic et de l'usage illicite des stupéfiants réprime l'usage, la détention et le trafic, avec des peines d'emprisonnement et des amendes élevées.

Le pays est un point d'entrée majeur pour la cocaïne à destination de l'Europe, ce qui pèse sur la sévérité des poursuites pour trafic.

Les autorités ont mené depuis plusieurs années des opérations de démantèlement des fumoirs d'Abidjan, lieux de consommation de crack qui concentrent aussi la précarité et les violences.

Le dispositif de soins repose sur le service de psychiatrie du CHU de Bingerville et sur quelques structures associatives ; les capacités restent très inférieures aux besoins.

Les points clés

Texte applicableLoi n° 88-686 du 22 juillet 1988
UsageEmprisonnement et amende
TraficPeines lourdes, transit international aggravant
SoinsCHU de Bingerville, service de psychiatrie

En pratique

Coût et prise en charge

Soins hospitaliers publics à tarif réduit mais rarement gratuits ; le coût du traitement reste un obstacle majeur. Amendes et frais de justice selon la décision.

Évolutions récentes

Le comité interministériel de lutte antidrogue conduit des campagnes de prévention en milieu scolaire, en particulier sur les médicaments détournés vendus dans la rue.

Où s'adresser

À savoir

Dans la plupart de ces pays, la détention provisoire est longue et la distinction entre usage et trafic dépend de la quantité saisie, appréciée sur place. Une quantité destinée à un usage personnel peut être requalifiée en détention en vue de la vente.

Questions fréquentes

Quelles sont les substances les plus consommées ?

Le cannabis, puis le crack dans les quartiers précaires d'Abidjan, et des médicaments psychotropes détournés vendus dans la rue.

Existe-t-il une alternative aux poursuites ?

Le texte de 1988 ne prévoit pas de dispositif comparable à l'injonction thérapeutique française ; l'orientation vers le soin dépend en pratique du parquet.

Sources et liens officiels

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