Drogues et stupéfiants — Cameroun

Une loi de 1997 qui prévoit explicitement le traitement de l'usager, et un accès aux soins très inégal selon les régions.

Carte de situation — Cameroun — Drogues et stupéfiants
Cameroun. Carte de situation à contours simplifiés — données Natural Earth, domaine public.

Le cadre légal

La loi n° 97-19 du 7 août 1997 relative au contrôle des stupéfiants, des substances psychotropes et des précurseurs réprime l'usage, la détention et le trafic, tout en prévoyant des mesures de traitement et de réinsertion pour les usagers.

Le tramadol détourné est devenu la préoccupation sanitaire principale : vendu dans la rue à faible prix, utilisé pour tenir au travail, il provoque des dépendances massives et des intoxications.

Le cannabis reste la substance illicite la plus répandue, cultivée dans plusieurs régions.

Les services capables de prendre en charge une dépendance se comptent sur les doigts d'une main, essentiellement à Yaoundé et Douala.

Les points clés

Texte applicableLoi n° 97-19 du 7 août 1997
UsageEmprisonnement et amende ; mesures de traitement prévues
Préoccupation principaleTramadol détourné, vendu hors circuit pharmaceutique
SoinsHôpital Jamot de Yaoundé, hôpital Laquintinie de Douala

En pratique

Coût et prise en charge

Soins hospitaliers publics à tarif réduit mais rarement gratuits ; le coût du traitement reste un obstacle majeur. Amendes et frais de justice selon la décision.

Évolutions récentes

Les autorités sanitaires ont resserré le contrôle de la distribution du tramadol, dont les dosages vendus dans la rue dépassaient largement les doses thérapeutiques.

Où s'adresser

À savoir

Dans la plupart de ces pays, la détention provisoire est longue et la distinction entre usage et trafic dépend de la quantité saisie, appréciée sur place. Une quantité destinée à un usage personnel peut être requalifiée en détention en vue de la vente.

Questions fréquentes

Le tramadol est-il un stupéfiant ?

C'est un médicament opioïde soumis à prescription. Vendu hors circuit pharmaceutique et à des dosages élevés, il provoque dépendance, convulsions et dépression respiratoire.

Où se soigner ?

Essentiellement à l'hôpital Jamot de Yaoundé et à l'hôpital Laquintinie de Douala.

Sources et liens officiels

← Tous les pays L'article général sur ce thème →

Page vérifiée en septembre 2026. Les textes cités peuvent évoluer : en cas de doute, confirmez auprès de la source officielle indiquée.

Situer cette page dans le plan du site

Une question, une correction, une suggestion ? Écrivez-nous.