Le cadre légal
La matière est régie par la loi n° 017-2014/AN du 20 mai 2014 portant répression du grand banditisme et les textes sur les stupéfiants, qui réprime l'usage, la détention, la culture et le trafic. Les peines d'emprisonnement et les amendes sont significatives dès l'usage, et très lourdes pour le trafic, en particulier en bande organisée ou lorsqu'un mineur est impliqué.
Le tramadol et les amphétamines circulent largement le long des axes commerciaux ; la consommation de cannabis est surtout urbaine.
La distinction entre usage et trafic repose largement sur la quantité saisie, appréciée au moment de l'interpellation : il n'existe pas de seuil légal clair, ce qui laisse une marge d'appréciation considérable.
L'accès aux soins reste le point faible : la prise en charge d'une dépendance passe par le service de psychiatrie de l'hôpital national, et aucun programme de substitution aux opioïdes n'est généralisé.
Les points clés
| Texte applicable | La loi n° 017-2014/AN du 20 mai 2014 portant répression du grand banditisme et les textes sur les stupéfiants |
|---|---|
| Usage | Emprisonnement et amende |
| Trafic | Peines lourdes, aggravées en bande ou avec un mineur |
| Seuil usage/trafic | Pas de seuil légal ; appréciation de la quantité saisie |
| Soins | Service de psychiatrie de l'hôpital national de référence |
En pratique
- Un usager qui souhaite se soigner a intérêt à passer par un service hospitalier de psychiatrie : c'est presque toujours la seule structure disposant de personnel formé.
- En cas d'interpellation, un ressortissant étranger doit demander sans délai l'assistance de son consulat : la détention provisoire est la règle.
- Les associations de réduction des risques, quand elles existent, sont le meilleur point d'entrée pour des informations fiables et sans jugement.
Coût et prise en charge
Soins hospitaliers publics à tarif réduit mais rarement gratuits ; le coût du traitement reste un obstacle majeur. Amendes et frais de justice selon la décision.
Évolutions récentes
Les autorités sanitaires de la sous-région ont renforcé le contrôle de la distribution du tramadol, principal médicament détourné.
Où s'adresser
- Service de psychiatrie de l'hôpital national de référence.
- Comité national de lutte contre la drogue.
- Associations de réduction des risques, dans la capitale.
- Urgences hospitalières.
À savoir
Dans la plupart de ces pays, la détention provisoire est longue et la distinction entre usage et trafic dépend de la quantité saisie, appréciée sur place. Une quantité destinée à un usage personnel peut être requalifiée en détention en vue de la vente.
Questions fréquentes
Existe-t-il une alternative aux poursuites pour un usager ?
Les textes privilégient la répression ; l'orientation vers le soin dépend en pratique du parquet et de l'existence d'une structure d'accueil.
Où se soigner ?
Au service de psychiatrie de l'hôpital national, qui est le plus souvent la seule structure disposant de personnel formé.
Sources et liens officiels
- Service Public Burkina Faso — portail officiel des démarches administratives
