Les vols
Les liaisons vers Port-au-Prince et Cap-Haïtien ont été interrompues ou fortement réduites à plusieurs reprises ces dernières années, selon la situation sécuritaire. Quand elles fonctionnent, elles passent par Miami, New York, Montréal, Panama ou Saint-Domingue. Vérifiez l'état réel des dessertes au moment de planifier, et non sur un comparateur qui affiche des vols anciens.
Se retrouver ailleurs
C'est aujourd'hui l'option la plus courante. La République dominicaine partage l'île et est accessible par la route pour les Haïtiens munis des documents requis ; les États-Unis, le Canada et la France concentrent la diaspora. Chacune de ces destinations suppose un visa pour la personne qui vit en Haïti — c'est la difficulté centrale, et elle s'anticipe très longtemps à l'avance.
Quand partir
Climat tropical, avec une saison des pluies d'avril à juin et d'août à octobre. La saison cyclonique court de juin à novembre, avec un pic en septembre. La période sèche de décembre à mars est la plus praticable.
L'argent
La gourde coexiste avec le dollar américain, largement utilisé. Les distributeurs sont peu fiables et la carte bancaire fonctionne rarement. Les transferts d'argent de la diaspora représentent une part considérable de l'économie du pays, et les opérateurs de transfert sont présents partout.
Ordres de grandeur
| Aller-retour Europe–Port-au-Prince | De 900 à 1 800 €, quand les liaisons existent |
|---|---|
| Aller-retour Amérique du Nord | De 400 à 900 € |
| Nuit d'hôtel sécurisé | De 80 à 200 € |
Ce qui vaut partout
- Une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement n'est pas une option dès que l'offre de soins locale est limitée. Vérifiez qu'elle couvre bien la destination : beaucoup de contrats excluent les zones déconseillées par les avis aux voyageurs.
- Prévoyez du liquide. La carte bancaire fonctionne dans les grandes villes et nulle part ailleurs, dans une bonne partie du monde. Renseignez-vous sur les distributeurs et sur les frais de votre banque avant de partir.
- Gardez une marge sur les correspondances. Une escale serrée sur une ligne peu fréquentée se paie cher : le vol suivant peut être le lendemain, voire trois jours plus tard.
- Le budget réel se compte sur deux ans, pas sur un voyage : vols répétés, démarches, traductions, légalisations, soutien éventuel. Il est toujours sous-estimé.
