Où aller
La citadelle Laferrière
Au-dessus de Milot, près du Cap-Haïtien, la plus grande forteresse des Amériques, construite après l'indépendance pour prévenir un retour français. Classée au patrimoine mondial avec le palais Sans-Souci, elle domine toute la plaine du Nord. C'est le monument majeur du pays, et le symbole de la première république noire.
Le Cap-Haïtien
L'ancienne capitale coloniale, avec son architecture, sa baie et sa proximité avec la citadelle et les plages de Labadie. Historiquement la porte d'entrée touristique du nord.
Jacmel
Sur la côte sud, une ville d'artisans et d'artistes, connue pour son carnaval, ses masques en papier mâché et son architecture de fonte du XIXe siècle. Les cascades de Bassin-Bleu sont à proximité.
Port-au-Prince
Le musée du Panthéon national, qui conserve les objets fondateurs de l'indépendance, et les ateliers d'art. La capitale est aujourd'hui en grande partie inaccessible.
Les Cayes et l'île-à-Vache
Au sud-ouest, des plages et une île paisible qui avait connu un début de développement touristique.
Le bassin Zim et le parc de La Visite
Grottes, cascades et montagnes : le relief haïtien, souvent oublié derrière l'image d'une île plate, culmine à près de trois mille mètres.
Pourquoi cette page est écrite au conditionnel
Aucun de ces sites n'est raisonnablement accessible dans le contexte actuel. Cette page les recense parce qu'ils existent, qu'ils comptent pour les Haïtiens et pour leur diaspora, et que la situation peut évoluer. Mais un projet de voyage ne se construit pas dessus aujourd'hui. Consultez les avis aux voyageurs de votre ministère avant toute décision.
Construire l'itinéraire
- Trois étapes par semaine, pas davantage. Chaque déplacement coûte une demi-journée au minimum, souvent une journée entière, et l'on ne voit rien d'un endroit où l'on dort une nuit.
- Alternez les rythmes. Une ville dense, puis deux jours au calme : c'est ce qui rend un voyage à deux tenable, surtout si l'un des deux vit sur place et travaille.
- Gardez un jour tampon avant le vol retour, dans la ville de départ. Les retards de transport intérieur sont la première cause de vol manqué.
- Demandez à la personne qui vit là-bas ce qu'elle a envie de montrer. Les itinéraires de guide et les lieux qui comptent pour elle se recoupent rarement — et la seconde liste vaut mieux.
Deux réflexes qui changent un séjour
Les distances trompent. Sur une carte, deux points paraissent proches ; sur place, l'état des routes, les contrôles et le relief multiplient les durées par deux ou par trois. Prévoyez moins d'étapes et plus de temps sur chacune.
Demandez avant de photographier quelqu'un, et n'insistez jamais. Les bâtiments officiels, les militaires, les aéroports et les ponts sont à éviter presque partout — c'est la cause d'ennuis la plus banale et la plus évitable.
