L'animal de compagnie

Un animal ne remplace personne. Mais il impose une régularité, un contact physique et une raison de sortir — trois choses dont l'absence explique une grande partie de ce qu'on appelle la solitude.

Ce que montre la recherche, sans exagération

La littérature sur les effets des animaux de compagnie est abondante et parfois trop enthousiaste. Ce qui ressort de manière solide est plus modeste et plus utile :

Quel animal pour quelle vie

Vous vivez seul et travaillez à l'extérieurUn chat, deux chats, ou des animaux autonomes. Un chien laissé huit heures par jour est un chien malheureux, et l'aboiement en votre absence est le premier motif de conflit de voisinage.
Vous êtes chez vous et voulez sortir davantageUn chien, à condition de choisir la taille et l'énergie selon vos capacités réelles, pas selon l'image. Un chien de berger dans un appartement sans course quotidienne est une source de problèmes.
Vous avez de jeunes enfantsAttendez que le plus jeune ait l'âge de comprendre qu'un animal n'est pas une peluche, en général vers cinq ou six ans. Les morsures de chien chez l'enfant surviennent presque toujours à la maison, avec le chien de la famille.
Vous voyagez souventRéglez la garde avant d'adopter, pas après. C'est la première cause d'abandon, devant le coût.
Vous êtes âgéUn animal plus âgé, déjà éduqué, dont l'espérance de vie est compatible avec la vôtre, et une solution prévue par écrit s'il vous survit.

Le coût réel

Le prix d'acquisition est la plus petite partie de la dépense. Sur la durée de vie d'un chien de taille moyenne, l'alimentation, les vaccins, l'antiparasitaire, la stérilisation, l'identification, les soins imprévus et la garde pendant les absences représentent un budget continu de plusieurs milliers d'euros. Deux postes sont systématiquement sous-estimés : la garde pendant les vacances et une intervention chirurgicale imprévue, qui se chiffre facilement en centaines voire en milliers d'euros. Une assurance santé animale se discute à ce titre, en lisant très attentivement les exclusions.

À régler en couple, avant

Adopter plutôt qu'acheter

Les refuges sont pleins d'animaux adultes, déjà identifiés, vaccinés, stérilisés, et dont le caractère est connu — ce qui est un avantage considérable par rapport à un chiot dont on ignore tout. Les associations font en général un travail sérieux d'appariement entre l'animal et le foyer, et refuser une adoption fait partie de ce travail. À l'inverse, l'achat en ligne à un particulier sans visite du lieu d'élevage alimente un trafic documenté, avec des animaux séparés trop tôt de leur mère et souvent malades.

Si vous adoptez pour rompre l'isolement

C'est une bonne raison, à une condition : que vous soyez en état de vous en occuper les mauvais jours aussi. Si ce n'est pas le cas en ce moment, commencer par promener le chien d'un voisin, devenir famille d'accueil temporaire ou bénévole en refuge donne les mêmes bénéfices sans l'engagement de quinze ans.

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