Le cadre légal
Le Togo n'a pas de législation spécifique sur l'assistance médicale à la procréation. Le bilan et les inséminations sont réalisables à Lomé, et quelques cliniques proposent des cycles de FIV avec l'appui d'embryologistes de la sous-région. Le don de gamètes n'est pas organisé. La proximité d'Accra et de Lagos, où l'offre est plus développée, structure une partie du parcours des patients togolais.
La situation géographique du Togo en fait un cas particulier : Accra est à trois heures de route, Cotonou à deux, Lagos à une demi-journée. Un couple togolais a donc accès à un éventail de centres inhabituellement large pour un petit pays, à condition de savoir les évaluer.
Les critères objectifs sont peu nombreux mais parlants : le nombre de cycles réalisés par an, la présence permanente d'un embryologiste, l'existence d'un système de congélation, et la volonté du centre de communiquer ses résultats par tranche d'âge.
Comme ailleurs dans la région, les atteintes tubaires post-infectieuses dominent chez la femme, et la part masculine est sous-explorée. Le spermogramme devrait être demandé à la première consultation, pas après un an d'examens chez la femme.
Couples de même sexe : l'offre privée s'adresse aux couples d'un homme et d'une femme.
Les points clés
| Cadre | Pas de loi dédiée ; autorisations du ministère de la Santé |
|---|---|
| Offre | Bilan, inséminations et FIV ponctuelle à Lomé |
| Don | Non organisé |
| Prise en charge | Aucune |
| Bilan | CHU Sylvanus Olympio, CHU Campus et laboratoires privés de Lomé |
| Alternative | Accra, Cotonou, Abidjan et Lagos |
En pratique
- Faire un bilan complet du couple, spermogramme compris, avant toute décision.
- Traiter les causes curables : infections génitales, troubles de l'ovulation, varicocèle.
- Comparer les offres de Lomé, d'Accra et de Lagos en intégrant transport et séjour.
- Vérifier la présence effective d'un embryologiste et l'existence d'un laboratoire sur place.
- Obtenir un devis écrit détaillé avant de commencer.
Coût et prise en charge
Une insémination coûte de 150 000 à 350 000 francs CFA. Un cycle de FIV revient à 2,5 à 4,5 millions de francs CFA à Lomé ou dans la sous-région. Rien n'est pris en charge.
Évolutions récentes
Le développement de l'offre régionale a réduit les départs lointains ; la difficulté principale reste la constance de la qualité embryologique d'un centre à l'autre.
Où s'adresser
- CHU Sylvanus Olympio et CHU Campus, Lomé, pour le bilan
- Cliniques privées de Lomé proposant la procréation assistée
- Laboratoires d'analyses agréés de Lomé
- Ministère de la Santé et de l'Hygiène publique, pour les autorisations
- Centres d'Accra, de Cotonou, d'Abidjan et de Lagos
À savoir
La proximité de plusieurs pays ne garantit pas la qualité : la variabilité entre centres de la sous-région est importante, et le volume d'activité annuel est un meilleur indicateur que la publicité.
Questions fréquentes
Peut-on faire une FIV au Togo ?
Oui, quelques cliniques de Lomé la pratiquent, et beaucoup de patients complètent l'offre par Accra, Cotonou ou Lagos.
Combien coûte un cycle ?
De 2,5 à 4,5 millions de francs CFA, médicaments compris, sans prise en charge.
Comment évaluer un centre ?
Nombre de cycles par an, embryologiste permanent, capacité de congélation, et transparence des résultats par tranche d'âge.
Le don de gamètes est-il organisé ?
Non, il ne l'est pas au Togo.
Où faire le bilan ?
Au CHU Sylvanus Olympio, au CHU Campus ou dans un laboratoire privé de Lomé.
Sources et liens officiels
- République togolaise — portail officiel de l'État et de ses services
