De quoi il s'agit
Un couple qui a terminé son parcours de FIV et qui conserve des embryons vitrifiés peut, plutôt que de les détruire ou de les donner à la recherche, les confier à un autre couple. L'enfant n'a alors aucun lien génétique avec ses parents — c'est la seule technique dans ce cas, et c'est ce qui la rapproche de l'adoption.
Pour qui
Double infertilité, échecs répétés avec don de sperme et don d'ovocytes, risque de transmission d'une maladie génétique par les deux parents, ou choix assumé de ce mode de parentalité.
La procédure
Elle est plus lourde administrativement que médicalement. Le couple donneur doit consentir par écrit, souvent après un délai de réflexion, et son consentement est révocable jusqu'au transfert. Le couple receveur passe des entretiens et, dans plusieurs pays, une autorisation judiciaire. Les délais se comptent en mois, parfois en années.
La rareté est le vrai obstacle : peu de couples franchissent le pas, et beaucoup préfèrent, après des années d'attente, une destruction à l'idée d'un enfant génétiquement lié élevé ailleurs. C'est une décision qui appartient aux donneurs, et elle se respecte.
Pour la receveuse
Le geste est celui d'un transfert d'embryon congelé : œstrogènes puis progestérone pour préparer l'endomètre, une échographie de contrôle, puis un transfert indolore de quelques minutes. Le taux de grossesse dépend de l'âge qu'avait la femme dont provient l'ovocyte au moment de la ponction, et de la qualité de l'embryon.
En parler à l'enfant
Les recommandations convergent : tôt, simplement, et avec des mots d'enfant. Les études de suivi des familles conçues par don montrent que ce qui pèse n'est pas l'information elle-même, mais sa découverte tardive et par un tiers.
