Le cadre légal
L'hépatite B est très répandue dans la région, avec une prévalence qui dépasse souvent plusieurs pour cent de la population adulte. La quasi-totalité des infections chroniques proviennent d'une contamination survenue à la naissance ou dans la petite enfance, ce qui déplace tout l'enjeu vers la vaccination très précoce. Le Cameroun a introduit la dose à la naissance, dont la couverture dépend fortement du lieu d'accouchement. C'est le point faible principal : le vaccin administré à six semaines protège pour l'avenir, mais pas contre une transmission survenue le jour de la naissance.
Les points clés
| Prévalence | Élevée : plusieurs pour cent de la population adulte |
|---|---|
| Origine des infections chroniques | Contamination à la naissance ou dans la petite enfance dans la grande majorité des cas |
| Vaccination | Intégrée au programme élargi de vaccination en vaccin combiné |
| Dose à la naissance | Le point critique : elle seule prévient la transmission mère-enfant |
| Accouchement à domicile | Rend la dose à la naissance difficile à administrer |
| Traitement | Disponible dans les centres spécialisés, souvent payant |
| Dépistage | Peu systématique en dehors de la grossesse et du don du sang |
En pratique
- Si vous accouchez, demandez explicitement le vaccin contre l'hépatite B pour le nouveau-né dans les premières 24 heures.
- Faites-vous dépister pendant la grossesse : cela conditionne la prise en charge du nouveau-né.
- Faites dépister l'entourage d'une personne porteuse, en particulier les enfants.
- Un porteur chronique doit être suivi régulièrement, même sans symptôme.
Coût et prise en charge
La vaccination du programme élargi est gratuite ; le traitement d'une hépatite chronique est en revanche souvent à la charge du patient.
Où s'adresser
- Maternités et centres de santé pour la vaccination du nouveau-né.
- Services d'hépatologie et de médecine interne des hôpitaux de référence.
- Programme élargi de vaccination et banques de sang pour le dépistage.
À savoir
Un vaccin administré à six semaines ne rattrape pas une contamination survenue à la naissance. C'est pourquoi la dose des premières 24 heures est la mesure décisive, et pourquoi il faut la demander explicitement.
Sources et liens officiels
- Services du Premier ministre — site officiel du gouvernement, lois et règlements
