Le cadre légal
La loi de 1998 réprime la mutilation génitale féminine et la complicité, avec des peines aggravées en cas de décès. La prévalence est faible et continue de reculer, la pratique étant concentrée dans certaines communautés du nord et du centre. La prise en charge médicale des complications relève des structures publiques, et les organisations communautaires jouent un rôle central dans les programmes d'abandon.
Le Togo interdit l'excision depuis la loi de 1998, reprise ensuite dans le Code de l'enfant et dans le Code pénal, et la prévalence y est parmi les plus basses de la sous-région, concentrée dans quelques communautés du nord. Le travail de reconversion des exciseuses et l'implication des chefferies traditionnelles ont joué un rôle central dans ce recul.
Les points clés
| Loi | Loi de 1998 réprimant la pratique et la complicité |
|---|---|
| Prévalence | Faible et en recul, concentrée dans certaines communautés |
| Complicité | L'incitation et la facilitation sont également réprimées |
| Aggravation | Peines alourdies lorsque la victime est mineure ou en cas de décès |
| Signalement | Auprès de la police, de la gendarmerie ou des comités de protection de l'enfant |
| Prise en charge | Suivi obstétrical dans les structures publiques |
| Programmes | Abandon communautaire soutenu par les organisations locales et internationales |
En pratique
- Signalez toute situation à risque au comité local de protection de l'enfant.
- En début de grossesse, signalez la mutilation à la sage-femme : le suivi doit être adapté.
- Les organisations communautaires proposent un accompagnement gratuit.
- Les programmes d'abandon associent chefs traditionnels, religieux et anciennes praticiennes.
Coût et prise en charge
Le suivi dans les structures publiques est gratuit ou très peu coûteux.
Où s'adresser
- Comités de protection de l'enfant et services sociaux.
- Centres de santé et services de santé de la reproduction.
- Organisations communautaires engagées dans l'abandon de la pratique.
À savoir
La loi existe partout dans la sous-région, mais son application reste rare. Ce qui fait réellement reculer la pratique, ce sont les engagements collectifs des communautés concernées.
Questions fréquentes
Quelle est la situation réelle au Togo ?
La prévalence nationale est faible et continue de baisser, la pratique subsistant surtout chez quelques groupes du nord et chez les femmes les plus âgées. L'interdiction est ancienne et connue ; le risque principal aujourd'hui concerne des familles originaires de pays voisins où la pratique reste courante.
Quels soins existent pour une femme déjà excisée ?
La prise en charge des complications — douleurs, infections à répétition, difficultés urinaires ou sexuelles, suites obstétricales — relève de la gynécologie courante et ne demande pas de service exceptionnel. La désinfibulation, quand elle est indiquée, est un geste simple. La chirurgie reconstructrice existe mais n'est proposée que dans quelques centres et après un accompagnement psychologique : elle ne règle pas seule ce qui se joue.
Sources et liens officiels
- République togolaise — portail officiel de l'État et de ses services
