Mutilations génitales féminines — Madagascar

La pratique n'est pas documentée : la question ne se pose que pour des familles venues d'ailleurs.

Carte de situation — Madagascar — Mutilations génitales féminines
Madagascar. Carte de situation à contours simplifiés — données Natural Earth, domaine public.

Le cadre légal

Les mutilations génitales féminines ne font pas partie des pratiques traditionnelles du pays et les enquêtes nationales n'en relèvent pas. Il n'existe donc pas de disposition spécifique : de tels faits relèveraient des coups et blessures volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, réprimés par le Code pénal, avec aggravation lorsque la victime est mineure.

L'excision n'est pas une pratique malgache et aucun texte ne la vise ; les faits relèveraient des coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité. Le sujet concerne des familles étrangères résidentes et les couples binationaux, pour lesquels la loi du pays de l'autre conjoint s'applique le plus souvent en parallèle et poursuit les faits commis à l'étranger.

Les points clés

PrévalenceNon documentée dans la population
Infraction spécifiqueAucune ; les faits relèvent des violences aggravées
MineuresProtection assurée par les dispositions sur les violences sur mineurs
SignalementAuprès de la police et des services de protection de l'enfance
Prise en chargeSuivi gynécologique dans les structures publiques
DiasporaLes familles vivant à l'étranger relèvent des lois du pays de résidence

En pratique

Où s'adresser

À savoir

L'absence de pratique locale ne signifie pas absence de droit : les faits tomberaient sous le coup des violences ayant entraîné une mutilation permanente.

Questions fréquentes

La question se pose-t-elle à Madagascar ?

Très rarement, la pratique n'existant pas dans l'île. Elle se pose pour des familles installées à Madagascar mais originaires de pays où elle est courante. Dans ce cas, la loi du pays de nationalité ou de résidence habituelle de la famille intervient, et elle poursuit généralement les faits même commis à l'étranger.

Quels soins existent pour une femme déjà excisée ?

La prise en charge des complications — douleurs, infections à répétition, difficultés urinaires ou sexuelles, suites obstétricales — relève de la gynécologie courante et ne demande pas de service exceptionnel. La désinfibulation, quand elle est indiquée, est un geste simple. La chirurgie reconstructrice existe mais n'est proposée que dans quelques centres et après un accompagnement psychologique : elle ne règle pas seule ce qui se joue.

Sources et liens officiels

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