Le cadre légal
Le Code pénal réprime depuis 2016 la mutilation génitale, avec des peines aggravées lorsque la victime est mineure ou lorsque la mutilation entraîne la mort. La prévalence nationale est faible, de l'ordre de un pour cent, mais elle reste significative dans l'Extrême-Nord et le Sud-Ouest. La prise en charge médicale des complications relève des structures publiques, et les organisations communautaires jouent un rôle central dans les programmes d'abandon.
Le Cameroun a introduit une infraction autonome dans le Code pénal lors de la réforme de 2016, avec des peines aggravées en cas de décès ou lorsque l'auteur est un professionnel de santé. La prévalence nationale est très faible et localisée dans quelques départements de l'Extrême-Nord et du Sud-Ouest, ce qui rend la prévention très ciblée géographiquement.
Les points clés
| Loi | Code pénal, disposition introduite en 2016 |
|---|---|
| Prévalence | Faible au niveau national, concentrée dans l'Extrême-Nord et le Sud-Ouest |
| Complicité | L'incitation et la facilitation sont également réprimées |
| Aggravation | Peines alourdies lorsque la victime est mineure ou en cas de décès |
| Signalement | Auprès de la police, de la gendarmerie ou des comités de protection de l'enfant |
| Prise en charge | Suivi obstétrical dans les structures publiques |
| Programmes | Abandon communautaire soutenu par les organisations locales et internationales |
En pratique
- Signalez toute situation à risque au comité local de protection de l'enfant.
- En début de grossesse, signalez la mutilation à la sage-femme : le suivi doit être adapté.
- Les organisations communautaires proposent un accompagnement gratuit.
- Les programmes d'abandon associent chefs traditionnels, religieux et anciennes praticiennes.
Coût et prise en charge
Le suivi dans les structures publiques est gratuit ou très peu coûteux.
Où s'adresser
- Comités de protection de l'enfant et services sociaux.
- Centres de santé et services de santé de la reproduction.
- Organisations communautaires engagées dans l'abandon de la pratique.
À savoir
La loi existe partout dans la sous-région, mais son application reste rare. Ce qui fait réellement reculer la pratique, ce sont les engagements collectifs des communautés concernées.
Questions fréquentes
Que prévoit le Code pénal camerounais ?
L'article issu de la réforme de 2016 punit la mutilation génitale d'un emprisonnement ferme, aggravé en cas de décès de la victime ou lorsque l'auteur est un professionnel du secteur médical. Le consentement des parents est indifférent.
Quels soins existent pour une femme déjà excisée ?
La prise en charge des complications — douleurs, infections à répétition, difficultés urinaires ou sexuelles, suites obstétricales — relève de la gynécologie courante et ne demande pas de service exceptionnel. La désinfibulation, quand elle est indiquée, est un geste simple. La chirurgie reconstructrice existe mais n'est proposée que dans quelques centres et après un accompagnement psychologique : elle ne règle pas seule ce qui se joue.
Sources et liens officiels
- Services du Premier ministre — site officiel du gouvernement, lois et règlements
