Drogues et stupéfiants — Sénégal

Une loi de 1997 qui punit l'usage mais ouvre la voie à l'injonction thérapeutique, et le premier centre de traitement de la région.

Carte de situation — Sénégal — Drogues et stupéfiants
Sénégal. Carte de situation à contours simplifiés — données Natural Earth, domaine public.

Le cadre légal

La loi n° 97-18 du 1er décembre 1997 portant code des drogues réprime l'usage, la détention et le trafic. Elle prévoit la possibilité d'une injonction thérapeutique en alternative aux poursuites pour l'usager qui accepte un traitement.

Le Sénégal a ouvert en 2014 le Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (CEPIAD), premier programme de substitution par méthadone d'Afrique de l'Ouest, adossé à l'hôpital Fann.

Le pays est un point de transit important pour la cocaïne venue d'Amérique du Sud, ce qui explique la sévérité des peines pour trafic.

La consommation de cannabis, largement cultivé en Casamance, reste la plus répandue ; l'héroïne et le crack progressent dans l'agglomération de Dakar.

Les points clés

Texte applicableLoi n° 97-18 du 1er décembre 1997, code des drogues
UsagePeine d'emprisonnement et amende ; injonction thérapeutique possible
TraficPeines lourdes, aggravées en bande organisée
SubstitutionCEPIAD, méthadone, depuis 2014

En pratique

Coût et prise en charge

Soins hospitaliers publics à tarif réduit mais rarement gratuits ; le coût du traitement reste un obstacle majeur. Amendes et frais de justice selon la décision.

Évolutions récentes

Le CEPIAD sert de modèle régional et accueille des délégations d'autres pays d'Afrique de l'Ouest pour la mise en place de programmes analogues.

Où s'adresser

À savoir

Dans la plupart de ces pays, la détention provisoire est longue et la distinction entre usage et trafic dépend de la quantité saisie, appréciée sur place. Une quantité destinée à un usage personnel peut être requalifiée en détention en vue de la vente.

Questions fréquentes

Existe-t-il un traitement de substitution au Sénégal ?

Oui, au CEPIAD à Dakar, ouvert en 2014 : c'est le premier programme méthadone d'Afrique de l'Ouest.

L'usage conduit-il nécessairement en prison ?

La loi le punit, mais une injonction thérapeutique est possible pour l'usager qui accepte un traitement.

Sources et liens officiels

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