Droit à l'image — Royaume-Uni

Il n'existe pas de droit autonome sur sa propre image — mais la vie privée, la protection des données et les nouvelles infractions sur les images intimes comblent l'essentiel du vide.

Carte de situation — Royaume-Uni — Droit à l'image
Royaume-Uni. Carte de situation à contours simplifiés — données Natural Earth, domaine public.

Le cadre légal

Le droit anglais ne reconnaît aucun droit de propriété sur son apparence. La maîtrise des photographies vient du délit de misuse of private information, du droit de la protection des données lorsque l'image vous identifie, et des infractions pénales. L'Online Safety Act de 2023 a fait du partage d'images intimes sans consentement une infraction sans qu'il faille prouver l'intention de causer de la détresse, et la création de deepfakes sexuellement explicites a depuis été traitée par une réforme supplémentaire.

Les points clés

Règle généralePhotographier une personne dans un lieu public est en général licite
Action en vie privéeMisuse of private information lorsqu'il existe une attente raisonnable de vie privée
Protection des donnéesUne image identifiable est une donnée personnelle ; l'effacement peut être demandé
Images intimesLes partager sans consentement est une infraction pénale au titre de l'Online Safety Act 2023
DeepfakesLes images synthétiques sexuellement explicites d'une personne réelle sont visées par une réforme récente
EnfantsÉcoles et clubs exigent en principe le consentement des parents, au titre de la protection des données
La photo, information privéeLes tribunaux considèrent les images comme particulièrement intrusives, même pour des activités en public
Obligations de retraitLes services réglementés doivent donner suite aux signalements d'abus d'images intimes

En pratique

Évolutions récentes

L'Online Safety Act de 2023 a supprimé l'exigence de prouver l'intention de causer de la détresse, qui rendait l'ancienne infraction très difficile à utiliser.

Où s'adresser

À savoir

Il n'y a pas de droit général d'empêcher quelqu'un de vous photographier dans la rue. Ce qui change l'analyse, c'est le cadre, le contenu, et ce qui est ensuite fait de l'image. Les tribunaux jugent une photographie plus intrusive qu'une description écrite des mêmes faits, ce qui rend les actions fondées sur l'image plus solides qu'il n'y paraît.

Sources et liens officiels

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