Nom et prénom — Union européenne

Il n'existe aucune directive sur le nom, mais la libre circulation a produit une règle : un État ne peut pas obliger un citoyen à porter, chez lui, un nom différent de celui inscrit dans un autre État membre.

Le cadre légal

Le nom relève de la compétence exclusive des États. La Cour de justice a toutefois jugé, dans l'affaire Garcia Avello en 2003 puis dans l'affaire Grunkin-Paul en 2008, que refuser de reconnaître le nom légalement acquis dans un autre État membre crée pour le citoyen de sérieux inconvénients contraires à la libre circulation. Le règlement (UE) 2016/1191 a par ailleurs supprimé l'apostille pour les actes d'état civil circulant entre États membres.

Le fondement n'est pas un droit au nom mais la libre circulation : ce sont les inconvénients concrets — diplômes, comptes, passeports à des noms différents — qui rendent le refus contraire au droit de l'Union.

La Cour a admis des limites : un État peut refuser un nom contraire à son ordre public, comme un titre de noblesse dans une république qui les a abolis.

Les points clés

TextesAucune directive ; jurisprudence de la Cour de justice
Garcia Avello (2003)Reconnaissance du double nom acquis dans un autre État membre
Grunkin-Paul (2008)Le nom inscrit à la naissance dans un autre État doit être reconnu
CompétenceLe droit du nom reste national
Actes d'état civilDispensés d'apostille entre États membres depuis 2019

En pratique

Coût et prise en charge

Consulter le droit de l'Union ne coûte rien : EUR-Lex publie gratuitement tous les textes, dans les vingt-quatre langues officielles et en version consolidée. Le coût éventuel est celui du conseil juridique lorsque l'articulation entre le texte européen et la loi nationale de transposition devient déterminante — c'est fréquent pour les directives, rare pour les règlements.

Où s'adresser

À savoir

Attention à ne pas confondre l'Union européenne et le Conseil de l'Europe : la Convention européenne des droits de l'homme et la Cour de Strasbourg ne relèvent pas de l'Union et couvrent quarante-six États, dont la Suisse et le Royaume-Uni.

Questions fréquentes

Existe-t-il un droit européen du nom ?

Non, aucune directive. Seule la jurisprudence de la Cour de justice, fondée sur la libre circulation, impose la reconnaissance du nom acquis ailleurs.

Mon enfant peut-il porter le même nom dans deux États ?

Oui, c'est précisément ce que la jurisprudence Grunkin-Paul garantit pour un nom inscrit à la naissance dans un autre État membre.

Un État peut-il refuser un nom ?

Oui, pour un motif d'ordre public, mais pas au seul motif qu'il ne correspond pas à ses règles internes de dévolution.

Faut-il une apostille pour un acte de naissance ?

Non entre États membres, depuis le règlement (UE) 2016/1191.

Sources et liens officiels

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