Le cadre légal
Le nouveau code des personnes et de la famille, adopté en septembre 2025, criminalise les pratiques homosexuelles et les comportements de nature à les promouvoir, avec deux à cinq ans d'emprisonnement et une amende, la peine étant doublée en cas de récidive. Aucune incrimination n'existait auparavant. Au-delà du texte, le risque principal tient au chantage, à la dénonciation et à l'exposition publique, souvent à partir d'échanges numériques. Les organisations de santé continuent d'assurer un accès aux soins et au dépistage, généralement sans interroger l'orientation de la personne.
Les points clés
| Cadre pénal | Relations entre personnes de même sexe réprimées : deux à cinq ans d'emprisonnement |
|---|---|
| Promotion et apologie | Visées dans plusieurs des textes les plus récents |
| Risque principal | Chantage, dénonciation et exposition publique, souvent à partir de messages |
| Accès aux soins | Les structures de santé et de dépistage restent accessibles |
| Associations | Existent, mais opèrent discrètement et sans affichage public |
| Documents numériques | Applications, photos et messages sont la première source de preuve utilisée |
| Voyageurs | Le risque s'applique aussi aux résidents étrangers et aux visiteurs |
En pratique
- Ne conservez pas sur votre téléphone des échanges ou des images qui pourraient vous exposer ; utilisez le verrouillage et l'effacement automatique.
- Méfiez-vous des rendez-vous pris en ligne avec des inconnus : le chantage par ce biais est fréquent.
- Les services de dépistage sont accessibles et ne conditionnent pas les soins à une déclaration d'orientation.
- En cas d'arrestation, demandez un avocat et ne signez pas de déclaration que vous n'avez pas lue.
Coût et prise en charge
Les soins et le dépistage restent accessibles et généralement peu coûteux.
Évolutions récentes
Plusieurs textes récents dans la région ajoutent l'incrimination de la promotion ou de l'apologie, ce qui touche directement les associations.
Où s'adresser
- Structures de santé et centres de dépistage.
- Organisations de défense des droits humains, y compris depuis l'étranger.
- Avocats et cliniques juridiques, pour une assistance en cas de poursuite.
À savoir
Le chantage et l'extorsion sont, en pratique, le risque le plus fréquent, souvent devant les poursuites elles-mêmes. La prudence numérique est la mesure de protection la plus utile au quotidien.
Sources et liens officiels
- Service Public Burkina Faso — portail officiel des démarches administratives
