Le titre et son encadrement
Depuis 2013, le Code des professions du Québec réserve le titre de sexologue aux membres de l’Ordre professionnel des sexologues du Québec (OPSQ). L’usurpation du titre est une infraction poursuivie par l’Ordre. Pour être admis, il faut un baccalauréat ou une maîtrise en sexologie — formation offerte à l’Université du Québec à Montréal, qui l’enseigne depuis 1969 — et satisfaire aux exigences de l’Ordre, qui impose un code de déontologie, l’inspection professionnelle et la formation continue.
La psychothérapie est une activité réservée au Québec : un sexologue ne peut la pratiquer et porter le titre de « sexologue et psychothérapeute » que s’il détient le permis de psychothérapeute délivré par l’Ordre des psychologues du Québec, ce qui suppose une maîtrise. Les autres sexologues font de l’évaluation, de l’éducation, de la relation d’aide et du counseling sexologique — ce qui couvre la majorité des motifs de consultation.
La Régie de l’assurance maladie ne couvre pas les sexologues en cabinet privé ; elle couvre les médecins, et les sexologues salariés du réseau public (CLSC, centres intégrés, hôpitaux) reçoivent gratuitement mais avec des délais. Les assurances collectives d’employeur remboursent très souvent le sexologue, parfois seulement s’il détient le permis de psychothérapeute : vérifiez la liste des professionnels admissibles de votre contrat. Une séance privée coûte couramment 100 à 160 dollars.
Dans le reste du Canada, « sexologue » et « sex therapist » ne sont protégés nulle part. En Ontario, la psychothérapie est un acte contrôlé réservé aux membres d’ordres reconnus (dont l’Ordre des psychothérapeutes autorisés de l’Ontario), et l’Association of Sex Therapy in Ontario — l’ancien BESTCO — certifie les sexothérapeutes sur dossier. Aucun régime provincial ne couvre les thérapeutes non médecins ; les assurances collectives, si.
Les points clés
| Titre de sexologue au Québec | Réservé aux membres de l’OPSQ depuis 2013 ; usurpation poursuivie |
|---|---|
| Formation | Baccalauréat ou maîtrise en sexologie, Université du Québec à Montréal |
| Psychothérapie | Réservée ; permis de l’Ordre des psychologues du Québec requis, titre « sexologue et psychothérapeute » |
| RAMQ | Ne couvre pas le sexologue en privé ; gratuit dans le réseau public |
| Assurances collectives | Remboursent souvent le sexologue, parfois seulement avec permis de psychothérapeute |
| Reste du Canada | Titre non protégé ; Ontario : psychothérapie acte contrôlé, certification de l’Association of Sex Therapy in Ontario |
| Prix courant | 100 à 160 dollars la séance en privé |
En pratique
- Vérifiez l’inscription au tableau de l’OPSQ : le répertoire public indique aussi qui détient le permis de psychothérapeute.
- Regardez votre contrat d’assurance collective : le sexologue y figure souvent, avec un plafond annuel partagé avec le psychologue.
- Pour un accès gratuit, demandez au CLSC ou au guichet d’accès en santé mentale de votre centre intégré ; les délais varient beaucoup.
- Hors Québec, demandez la profession d’origine réglementée et la certification en sexothérapie.
Coût et remboursement
Réseau public : gratuit, avec attente. Privé : 100 à 160 dollars la séance, remboursée en tout ou partie par l’assurance collective selon le contrat. Un plan d’assurance qui couvre le « psychothérapeute » ne couvre pas toujours le sexologue sans permis.
Ce qui a changé récemment
L’Ordre a durci ses actions contre l’usurpation du titre et publie les décisions disciplinaires. Le permis de psychothérapie, exigé pour la psychothérapie depuis 2012, reste la ligne de partage entre counseling sexologique et psychothérapie.
Où s'adresser
- Ordre professionnel des sexologues du Québec : répertoire des membres, plaintes.
- Ordre des psychologues du Québec : registre des permis de psychothérapeute.
- CLSC et guichets d’accès en santé mentale des centres intégrés.
- Association of Sex Therapy in Ontario (ancien BESTCO) pour l’Ontario.
À savoir
Un « sexologue » qui n’est pas au tableau de l’OPSQ exerce illégalement au Québec, même diplômé ailleurs. Dans les autres provinces, le mot ne garantit rien : c’est le permis d’exercice d’origine qui compte.
Questions fréquentes
Qui peut se dire sexologue au Québec ?
Uniquement les membres de l’Ordre professionnel des sexologues du Québec, titulaires d’un baccalauréat ou d’une maîtrise en sexologie. L’usurpation est une infraction.
La RAMQ rembourse-t-elle le sexologue ?
Non pour le privé. Les sexologues du réseau public reçoivent gratuitement ; les assurances collectives remboursent souvent le privé.
Un sexologue peut-il faire de la psychothérapie ?
Seulement avec le permis de psychothérapeute de l’Ordre des psychologues, qui suppose une maîtrise. Il porte alors le titre de « sexologue et psychothérapeute ».
Sources et liens officiels
- Ordre professionnel des sexologues du Québec — tableau des membres, permis, plaintes
- Ordre des psychologues du Québec — registre des permis de psychothérapeute
- Québec.ca — portail officiel du gouvernement du Québec
- LégisQuébec — lois et règlements en vigueur
- Éducaloi — le droit expliqué en langage clair, organisme sans but lucratif
