L’étude en bref
Selon une étude de Penn Medicine publiée dans Clinical Infectious Diseases, le dépistage et le traitement de la chlamydia, de la gonorrhée et de la trichomonase à deux reprises pendant la grossesse sont associés à un risque d'accouchement prématuré inférieur de 23 % à celui des soins standards. La plupart des infections étaient asymptomatiques.
Ce que rapporte l'étude
L'équipe de Penn Medicine a publié ses résultats dans la revue Clinical Infectious Diseases. Elle compare un dépistage suivi d'un traitement des infections sexuellement transmissibles (chlamydia, gonorrhée et trichomonase), réalisé deux fois au cours de la grossesse, aux soins standards. Le dépistage répété est associé à un risque d'accouchement prématuré inférieur de 23 %.
Une infection souvent silencieuse
La plupart des infections détectées étaient asymptomatiques : sans test, elles passent facilement inaperçues. C'est l'un des arguments en faveur d'un dépistage proposé de façon systématique plutôt qu'en fonction des seuls symptômes.
À lire avec prudence
Il s'agit d'une association statistique : l'étude ne permet pas d'affirmer à elle seule que le dépistage est la cause de la baisse observée. Les recommandations de dépistage varient selon les pays et la situation de chacune ; seul un professionnel de santé peut dire quel suivi convient à un cas particulier.
Pour aller plus loin
Notre page sur la grossesse présente le suivi médical, les examens prénataux et les points de vigilance pendant ces neuf mois.
Pour aller plus loin
Cette étude s’inscrit dans un sujet plus large, que notre page La grossesse traite en détail.
