Assistance médicale à la procréation — Sénégal

La PMA sénégalaise est jeune, entièrement privée et concentrée à Dakar ; le coût d'un cycle représente plusieurs années de salaire moyen.

Carte de situation — Sénégal — Assistance médicale à la procréation
Sénégal. Carte de situation à contours simplifiés — données Natural Earth, domaine public.

Le cadre légal

Le Sénégal ne dispose pas d'une loi spécifique consacrée à l'assistance médicale à la procréation : l'activité relève du droit médical général et des autorisations délivrées par le ministère de la Santé. Les premiers succès de fécondation in vitro remontent aux années 2000, et l'offre s'est développée dans quelques cliniques privées de Dakar. Le don de gamètes n'est pas organisé et la pratique s'aligne, de fait, sur l'usage des gamètes du couple.

L'infertilité a, au Sénégal comme dans toute la région, un poids social considérable, et elle est presque toujours attribuée à la femme. Les causes tubaires, séquelles d'infections génitales non traitées, sont particulièrement fréquentes, ce qui donne à la prévention et au traitement précoce des IST un rôle direct dans la fertilité.

La cause masculine est très largement sous-explorée. Un spermogramme coûte peu et se fait rapidement ; le refus d'y recourir, fréquent, conduit à des années d'examens inutiles chez la femme et retarde une ICSI qui aurait résolu la situation.

Le don de gamètes n'étant pas organisé, les couples ayant besoin d'un don partent au Maroc, en Tunisie, en Espagne ou en Grèce. Il faut alors anticiper la question de la filiation au retour, le droit sénégalais ne réglant pas explicitement le sort de l'enfant né d'un don.

Couples de même sexe : l'offre de procréation assistée, limitée, s'adresse aux couples mariés d'un homme et d'une femme.

Les points clés

CadrePas de loi spécifique ; droit médical général et autorisations ministérielles
OffreQuelques centres privés, concentrés à Dakar
DonNon organisé ; pratique alignée sur les gamètes du couple
Prise en chargeAucune couverture par les régimes d'assurance maladie
FormationPraticiens souvent formés en France ou au Maghreb
AlternativeDéparts vers le Maroc, la Tunisie ou l'Europe pour les techniques indisponibles

En pratique

Coût et prise en charge

Un cycle de FIV ou d'ICSI coûte de 2 à 4 millions de francs CFA, médicaments compris, sans aucune prise en charge. Le bilan initial du couple revient à 150 000 à 400 000 francs CFA. Ce niveau de prix réserve la technique à une minorité et explique le recours fréquent à la solidarité familiale pour financer une tentative unique.

Évolutions récentes

Le nombre de praticiens formés à la médecine de la reproduction augmente, et des laboratoires de FIV ont ouvert dans le secteur privé dakarois, réduisant les départs à l'étranger pour les cas simples.

Où s'adresser

À savoir

Les offres de traitements miracles de l'infertilité, très répandues, retardent la prise en charge médicale et coûtent souvent plus cher qu'un bilan sérieux.

Questions fréquentes

Peut-on faire une FIV au Sénégal ?

Oui, dans quelques cliniques privées de Dakar disposant d'un laboratoire de fécondation in vitro.

Combien cela coûte-t-il ?

De 2 à 4 millions de francs CFA par cycle, médicaments compris, sans prise en charge.

Le don d'ovocytes est-il possible ?

Il n'est pas organisé au Sénégal ; les couples concernés se tournent vers le Maroc, la Tunisie ou l'Europe.

Faut-il explorer l'homme aussi ?

Oui, systématiquement. Une cause masculine est retrouvée dans environ un tiers des cas, et le spermogramme est l'examen le plus simple et le moins cher du bilan.

Quelles sont les causes les plus fréquentes ?

Les séquelles tubaires d'infections génitales chez la femme et les anomalies du sperme chez l'homme, souvent associées.

Sources et liens officiels

← Tous les pays L'article général sur ce thème →

Page vérifiée en septembre 2026. Les textes cités peuvent évoluer : en cas de doute, confirmez auprès de la source officielle indiquée.

Situer cette page dans le plan du site

Une question, une correction, une suggestion ? Écrivez-nous.