Le cadre légal
Le Niger ne dispose pas de loi propre à l'assistance médicale à la procréation. Le bilan d'infertilité est réalisable à Niamey, dans les hôpitaux nationaux et les laboratoires privés, et quelques structures proposent des stimulations et des inséminations. La fécondation in vitro n'est pas disponible de manière stable sur le territoire. Le don de gamètes n'est pas organisé et se heurte à une opposition de principe.
La priorité sanitaire au Niger reste la santé maternelle, et l'infertilité y est traitée comme une question secondaire par les politiques publiques. Pourtant, elle a des conséquences sociales lourdes, notamment le risque de répudiation pour les femmes sans enfant.
Beaucoup de situations relèvent de causes simples et curables : troubles de l'ovulation, infections, anomalies modérées du sperme. Un bilan bien conduit résout une part appréciable des dossiers sans recourir à la FIV, et c'est le message le plus utile à faire passer.
Pour ceux qui doivent partir, la préparation du dossier détermine la durée et donc le coût du séjour. Des examens récents, lisibles et complets évitent de tout recommencer dans le centre d'accueil.
Couples de même sexe : l'offre de procréation assistée, très limitée, s'adresse aux couples mariés d'un homme et d'une femme.
Les points clés
| Cadre | Pas de loi dédiée ; droit médical général |
|---|---|
| Offre | Bilan et inséminations à Niamey ; FIV non disponible de façon stable |
| Don | Non organisé |
| Prise en charge | Aucune |
| Bilan | Hôpital national de Niamey, Hôpital national Lamordé et laboratoires privés |
| Alternative | Maroc, Tunisie, Abidjan, Dakar |
En pratique
- Consulter pour un bilan du couple, en incluant systématiquement un spermogramme.
- Traiter les infections génitales et les troubles de l'ovulation, souvent accessibles à un traitement simple.
- Tenter la stimulation et l'insémination quand les trompes sont perméables et le sperme correct.
- Pour une FIV, préparer un dossier médical complet et récent avant tout départ.
- Budgétiser le voyage, le séjour de deux à trois semaines et le suivi au retour.
Coût et prise en charge
Une stimulation avec insémination coûte de 150 000 à 350 000 francs CFA. Un parcours de FIV à l'étranger revient, voyage et séjour compris, à 3,5 à 6 millions de francs CFA. Rien n'est pris en charge.
Évolutions récentes
La demande augmente avec l'urbanisation et l'accès à l'information, alors que l'offre technique reste très en deçà ; le développement passe d'abord par la formation de gynécologues et de biologistes.
Où s'adresser
- Hôpital national de Niamey et Hôpital national Lamordé, pour le bilan et les explorations
- Cliniques privées de Niamey proposant stimulation et insémination
- Laboratoires d'analyses agréés de Niamey
- Ministère de la Santé publique, de la Population et des Affaires sociales
- Centres de Casablanca, Tunis, Abidjan et Dakar, pour la FIV
À savoir
Se méfier des structures annonçant une FIV sans laboratoire d'embryologie identifiable : la fécondation et la culture exigent un équipement et une présence permanente.
Questions fréquentes
Peut-on faire une FIV au Niger ?
Pas de manière stable. Le bilan et les inséminations sont possibles à Niamey ; la FIV suppose généralement un départ.
Combien coûte un parcours à l'étranger ?
De 3,5 à 6 millions de francs CFA voyage et séjour compris, selon la destination.
Quelles causes peuvent être traitées sur place ?
Les troubles de l'ovulation, les infections génitales et certaines anomalies modérées du sperme, qui représentent une part importante des cas.
Le don de gamètes existe-t-il ?
Non, il n'est pas organisé et se heurte à une opposition de principe.
Comment préparer un départ ?
Avec un dossier médical complet et récent : spermogramme, dosages hormonaux, échographie et exploration tubaire.
Sources et liens officiels
- Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme — traités ratifiés et examens périodiques par pays
- Base de données législative de l'OIT — textes nationaux en droit social et familial
