Assistance médicale à la procréation — Cameroun

Le Cameroun compte quelques centres de FIV à Douala et Yaoundé ; l'activité est privée, non remboursée et sans cadre légal spécifique.

Carte de situation — Cameroun — Assistance médicale à la procréation
Cameroun. Carte de situation à contours simplifiés — données Natural Earth, domaine public.

Le cadre légal

Il n'existe pas de législation camerounaise dédiée à l'assistance médicale à la procréation. L'activité s'exerce dans le cadre du droit médical général, sous autorisation du ministère de la Santé publique. Les premiers enfants conçus par FIV au Cameroun sont nés dans les années 2000, et l'offre s'est développée dans quelques structures privées de Douala et Yaoundé. Le don de gamètes n'est pas organisé légalement.

La disponibilité d'un embryologiste est le point critique. Un laboratoire de FIV ne vaut que par la personne qui manipule les gamètes, et plusieurs structures fonctionnent par missions ponctuelles. Il faut demander qui réalisera concrètement la fécondation et la culture embryonnaire, et à quelle date.

Les séquelles d'infections sexuellement transmissibles constituent la première cause d'infertilité féminine, ce qui relie directement la prévention des IST à la fertilité. Chez l'homme, les anomalies sévères du sperme sont fréquentes et relèvent de l'ICSI.

La pression familiale conduit beaucoup de couples à consulter tard, après des années de traitements traditionnels. Or le facteur que rien ne rattrape est le temps : à 40 ans, les chances de succès d'une FIV avec ses propres ovocytes sont faibles quelle que soit la qualité du centre.

Couples de même sexe : l'offre privée s'adresse aux couples mariés d'un homme et d'une femme.

Les points clés

CadrePas de loi dédiée ; autorisations du ministère de la Santé publique
OffreQuelques centres privés à Douala et Yaoundé
DonNon organisé légalement
Prise en chargeAucune
BilanDisponible dans les CHU et les laboratoires privés des grandes villes
AlternativeDéparts vers le Maroc, la Tunisie, l'Afrique du Sud ou l'Europe

En pratique

Coût et prise en charge

Un cycle de FIV ou d'ICSI coûte de 2 à 4 millions de francs CFA. Le bilan du couple revient à 150 000 à 400 000 francs CFA. Aucune prise en charge n'existe, et les caisses d'assurance privées excluent en général la FIV de leurs garanties.

Évolutions récentes

Le nombre de praticiens formés augmente et des partenariats avec des centres européens et sud-africains permettent des missions régulières d'embryologistes, ce qui reste le principal facteur limitant.

Où s'adresser

À savoir

Aucun cadre légal ne régit le don de gamètes : la filiation d'un enfant né d'un don ne repose sur aucun texte et peut être contestée.

Questions fréquentes

Y a-t-il des centres de FIV au Cameroun ?

Oui, quelques structures privées à Douala et Yaoundé pratiquent la FIV et l'ICSI.

Combien coûte un cycle ?

De 2 à 4 millions de francs CFA, sans aucune prise en charge.

Existe-t-il une loi sur la PMA ?

Non. L'activité relève du droit médical général et des autorisations du ministère de la Santé publique.

Que vérifier avant de choisir un centre ?

L'autorisation, la présence permanente d'un embryologiste, le volume d'activité et un devis écrit complet.

Faut-il partir à l'étranger ?

Seulement pour les techniques indisponibles sur place, notamment le don de gamètes ; les cas standards peuvent être traités au Cameroun.

Sources et liens officiels

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