Le cadre légal
Le Burkina Faso n'a pas de législation propre à l'assistance médicale à la procréation ; l'activité relève du droit médical général et des autorisations du ministère de la Santé. Le bilan d'infertilité est réalisable à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, et quelques cliniques privées proposent des inséminations et des cycles de FIV, souvent avec l'appui d'équipes extérieures. Le don de gamètes n'est pas organisé.
Le monitorage impose trois à cinq échographies en une dizaine de jours, à heure fixe. Pour un couple vivant en province, cela signifie s'installer à Ouagadougou pendant la stimulation ; c'est un coût réel qu'il faut intégrer au budget, au même titre que les médicaments.
Les séquelles tubaires d'infections génitales dominent, et elles sont largement évitables. Le traitement précoce et complet des IST, y compris du partenaire, est la mesure de prévention de l'infertilité la plus efficace et la moins coûteuse.
Le poids social de l'infertilité pèse sur les femmes, alors qu'une cause masculine est présente dans une part importante des couples. Un spermogramme au premier rendez-vous change souvent la trajectoire du couple, médicalement et familialement.
Couples de même sexe : l'offre de procréation assistée s'adresse aux couples d'un homme et d'une femme.
Les points clés
| Cadre | Pas de loi dédiée ; autorisations du ministère de la Santé |
|---|---|
| Offre | Inséminations et FIV ponctuelle à Ouagadougou ; recours fréquent à Abidjan |
| Don | Non organisé |
| Prise en charge | Aucune ; l'assurance maladie universelle ne couvre pas la FIV |
| Bilan | CHU Yalgado Ouédraogo, CHU de Bogodogo et laboratoires privés |
| Coût relatif | Un cycle représente plusieurs années de revenu médian |
En pratique
- Faire un bilan du couple avant toute proposition de technique, spermogramme compris.
- Traiter les infections génitales et leurs séquelles, cause dominante d'infertilité féminine.
- Commencer par la stimulation et l'insémination si les trompes sont perméables.
- Pour une FIV, comparer l'offre locale et celle d'Abidjan, frais de séjour compris.
- Obtenir un devis écrit complet, médicaments inclus.
Coût et prise en charge
Une insémination coûte de 150 000 à 400 000 francs CFA. Un cycle de FIV revient à 2,5 à 4,5 millions de francs CFA sur place ou à Abidjan, médicaments compris. Aucune prise en charge n'existe.
Évolutions récentes
La gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, mise en place ces dernières années, ne s'étend pas à la procréation assistée, qui reste intégralement à la charge des couples.
Où s'adresser
- CHU Yalgado Ouédraogo et CHU de Bogodogo, Ouagadougou
- CHU Sourô Sanou, Bobo-Dioulasso, pour le bilan
- Cliniques privées de Ouagadougou proposant la procréation assistée
- Ministère de la Santé, pour la liste des établissements autorisés
- Centres d'Abidjan et de Dakar, fréquemment utilisés par les patients burkinabè
À savoir
L'insécurité dans plusieurs régions complique les déplacements répétés qu'impose le monitorage : organiser le séjour à Ouagadougou pour la durée du protocole.
Questions fréquentes
Peut-on faire une FIV au Burkina Faso ?
L'offre existe mais reste limitée à Ouagadougou et discontinue ; beaucoup de couples se rendent à Abidjan.
Combien coûte un cycle ?
De 2,5 à 4,5 millions de francs CFA, médicaments compris, sans prise en charge.
Où faire le bilan ?
Au CHU Yalgado Ouédraogo, au CHU de Bogodogo ou au CHU Sourô Sanou de Bobo-Dioulasso.
Le don de gamètes est-il possible ?
Non, il n'est pas organisé dans le pays.
Que prévoir pour le monitorage ?
Un séjour sur place pendant la stimulation : trois à cinq échographies en une dizaine de jours, à dates imposées.
Sources et liens officiels
- Service Public Burkina Faso — portail officiel des démarches administratives
