Le cadre légal
Le Bénin n'a pas de législation spécifique sur l'assistance médicale à la procréation. L'activité relève du droit médical général et de l'autorisation du ministère de la Santé. Quelques cliniques de Cotonou proposent des inséminations et des cycles de FIV, souvent avec l'appui d'embryologistes venant de la sous-région. Le don de gamètes n'est pas organisé.
La proximité de Lagos change la donne : le Nigeria dispose d'un très grand nombre de centres de FIV, avec des tarifs compétitifs et une activité soutenue. Beaucoup de couples béninois s'y rendent, ce qui suppose de vérifier la qualité du centre choisi, très variable.
L'exploration du conjoint reste le point faible du parcours. Un spermogramme coûte quelques milliers de francs et se fait en une matinée ; le refus d'y recourir fait perdre des années.
Le poids social de l'infertilité pèse presque exclusivement sur les femmes, y compris lorsque la cause est masculine. Une consultation menée avec les deux membres du couple change la dynamique familiale autant que la prise en charge médicale.
Couples de même sexe : l'offre privée s'adresse aux couples d'un homme et d'une femme.
Les points clés
| Cadre | Pas de loi dédiée ; autorisation du ministère de la Santé |
|---|---|
| Offre | Quelques structures à Cotonou ; recours fréquent à Abidjan ou Lagos |
| Don | Non organisé |
| Prise en charge | Aucune ; l'assurance pour le renforcement du capital humain ne couvre pas la FIV |
| Bilan | Disponible au CNHU-HKM de Cotonou et dans les laboratoires privés |
| Coût relatif | Plusieurs années de revenu médian pour un seul cycle |
En pratique
- Faire un bilan complet du couple avant d'envisager une technique.
- Traiter les infections génitales et leurs séquelles, première cause d'infertilité féminine.
- Comparer l'offre locale et celle d'Abidjan ou de Lagos, en intégrant les frais de séjour et de transport.
- Exiger un devis écrit incluant les médicaments, souvent sous-estimés dans les annonces.
- Définir d'emblée le nombre de tentatives finançables.
Coût et prise en charge
Un cycle de FIV coûte de 2 à 4 millions de francs CFA sur place, davantage à l'étranger une fois le séjour compté. Le bilan du couple revient à 150 000 à 350 000 francs CFA. Rien n'est remboursé.
Évolutions récentes
L'ouverture de nouvelles structures à Cotonou réduit les déplacements pour les cas simples, mais la disponibilité d'un embryologiste reste le facteur limitant, comme dans toute la sous-région.
Où s'adresser
- Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, pour le bilan
- Cliniques privées de Cotonou proposant une activité de procréation assistée
- Laboratoires d'analyses agréés de Cotonou et Porto-Novo
- Ministère de la Santé, pour les autorisations
- Centres d'Abidjan et de Lagos, souvent utilisés par les patients béninois
À savoir
Les traitements traditionnels de l'infertilité, largement commercialisés, retardent le diagnostic et consomment l'épargne nécessaire à une tentative médicale.
Questions fréquentes
Peut-on faire une FIV au Bénin ?
Oui, dans quelques structures de Cotonou, mais beaucoup de patients se rendent à Abidjan ou à Lagos.
Combien coûte un cycle ?
De 2 à 4 millions de francs CFA sur place, sans prise en charge.
Existe-t-il un cadre légal ?
Non, pas de loi dédiée. L'activité relève du droit médical général et des autorisations ministérielles.
Le don de gamètes est-il possible ?
Il n'est pas organisé au Bénin ; les couples concernés se tournent vers des centres étrangers.
Que vérifier dans un devis ?
Que les médicaments de stimulation, souvent la moitié du coût, soient inclus, ainsi que la congélation éventuelle des embryons.
Sources et liens officiels
- Service public du Bénin — portail national des démarches
