Le cadre légal
L'article 295 du Code pénal réprime l'avortement. L'interruption est admise lorsqu'elle est nécessaire pour préserver la vie ou la santé de la femme, appréciée médicalement. La loi sur la santé de la reproduction de 2006 pose le principe du droit à la santé reproductive sans lever l'interdiction pénale.
Les points clés
| Principe | Interdiction pénale de l'avortement |
|---|---|
| Exception | Sauvegarde de la vie ou de la santé de la femme, sur indication médicale |
| Viol et inceste | Non prévus expressément par la loi |
| Contexte | Le Niger présente l'un des taux de fécondité les plus élevés au monde ; les mariages précoces et les grossesses d'adolescentes sont un enjeu majeur de santé publique |
| Article applicable | Article 295 du Code pénal |
| Loi sur la santé de la reproduction | Adoptée en 2006, elle pose le droit à la santé reproductive sans lever l'interdiction |
| Fistules obstétricales | Conséquence fréquente des grossesses très précoces, prises en charge dans des centres spécialisés |
En pratique
- Consultation dans une maternité de référence pour toute demande fondée sur l'indication médicale.
- Soins après avortement disponibles dans les formations sanitaires.
- Contraception gratuite ou très peu coûteuse dans les centres de planification familiale.
- Les maternités de référence traitent les demandes fondées sur l'indication médicale.
- Les soins après avortement sont disponibles dans les formations sanitaires.
- L'ANBEF assure contraception et conseil, y compris pour les jeunes.
Évolutions récentes
Les politiques publiques se concentrent sur la planification familiale, l'espacement des naissances et la lutte contre les mariages d'enfants, plutôt que sur une évolution du cadre pénal.
Où s'adresser
- Association nigérienne pour le bien-être familial (ANBEF).
- Maternités de référence et centres de santé intégrés.
- Programmes nationaux de santé de la reproduction du ministère de la Santé publique.
- Centres de traitement des fistules obstétricales, pour les suites de grossesses précoces.
À savoir
Chez les très jeunes filles, la grossesse elle-même comporte des risques élevés — fistules obstétricales notamment. Un suivi prénatal précoce, même quand la grossesse n'est pas désirée, réduit considérablement ces risques. Chez les très jeunes filles, la grossesse elle-même est plus dangereuse qu'ailleurs : un suivi prénatal précoce réduit fortement le risque de fistule et de décès.
Sources et liens officiels
- Organisation mondiale de la santé — référence internationale sur ce sujet
- Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique — données et programmes par pays
