Mutilations génitales féminines — Tunisie

La pratique n'est pas documentée dans le pays : la question se pose surtout pour les familles originaires d'autres régions.

Carte de situation — Tunisie — Mutilations génitales féminines
Tunisie. Carte de situation à contours simplifiés — données Natural Earth, domaine public.

Le cadre légal

Les mutilations génitales féminines ne font pas partie des pratiques traditionnelles documentées dans le pays, et aucune enquête nationale n'en relève une prévalence significative. Il n'existe donc pas d'infraction spécifique : les faits relèveraient des violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, réprimées par le Code pénal. La question se pose principalement pour des familles originaires de régions où la pratique existe.

La Tunisie n'a pas de tradition d'excision et pas d'infraction spécifique ; les faits relèveraient des violences volontaires. La loi organique de 2017 relative à l'élimination de la violence à l'égard des femmes a créé un cadre général solide, avec des unités de police spécialisées et une définition large des violences, dans lequel une telle mutilation serait poursuivie.

Les points clés

PrévalenceNon documentée dans la population
Infraction spécifiqueAucune ; les faits relèvent des violences aggravées du Code pénal
MineuresProtection assurée par les dispositions relatives aux violences sur mineurs
SignalementAuprès du parquet, de la police ou des services de protection de l'enfance
Prise en chargeSuivi gynécologique dans les structures publiques
DiasporaLes familles concernées relèvent des lois du pays de résidence

En pratique

Où s'adresser

À savoir

L'absence d'infraction spécifique ne signifie pas que la pratique serait licite : elle tomberait sous le coup des violences ayant entraîné une mutilation.

Questions fréquentes

Que prévoit la loi de 2017 ?

Elle définit largement les violences faites aux femmes — physiques, sexuelles, psychologiques et économiques —, crée des unités spécialisées au sein de la police et prévoit des mesures de protection. Une mutilation sexuelle y serait traitée comme une violence aggravée, sans qu'un texte spécifique soit nécessaire.

Que faire si une fillette risque d'être excisée pendant un voyage ?

Agir avant le départ, jamais après. Signalez la situation aux services de protection de l'enfance ou au procureur : ils peuvent saisir le juge, interdire la sortie du territoire et faire opposition sur le passeport. Un certificat médical établi avant le voyage et un courrier expliquant la loi, remis à la famille sur place, servent d'argument concret. Une fois l'enfant parti, il ne reste presque rien à faire.

Sources et liens officiels

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