Mutilations génitales féminines — Sénégal

Interdite depuis 1999, avec une stratégie d'abandon collectif par déclarations publiques qui a fait école.

Carte de situation — Sénégal — Mutilations génitales féminines
Sénégal. Carte de situation à contours simplifiés — données Natural Earth, domaine public.

Le cadre légal

La loi de 1999 a introduit dans le Code pénal une infraction spécifique, punie de six mois à cinq ans d'emprisonnement, et de travaux forcés à perpétuité en cas de décès. La prévalence nationale reste d'environ un quart des femmes, mais elle est très inégalement répartie : quasi nulle dans certaines régions, majoritaire dans le sud et l'est. Le Sénégal est surtout connu pour une approche d'abandon collectif, fondée sur des déclarations publiques de villages entiers.

Les points clés

LoiLoi de 1999 introduisant une infraction spécifique au Code pénal
PeinesSix mois à cinq ans ; travaux forcés à perpétuité en cas de décès
PrévalenceEnviron un quart des femmes, très variable selon les régions
Régions concernéesSud et est du pays ; pratique quasi absente ailleurs
Abandon collectifDéclarations publiques de villages, approche née au Sénégal et reprise ailleurs
MédicalisationMarginale, mais surveillée
Prise en chargeSuivi obstétrical dans les structures publiques

En pratique

Coût et prise en charge

Le suivi médical en structure publique est gratuit ou peu coûteux.

Où s'adresser

À savoir

Les déclarations publiques d'abandon fonctionnent parce que la pratique est une norme sociale : personne n'y renonce seul. C'est le basculement du groupe qui change la situation, pas la décision individuelle.

Sources et liens officiels

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