Mutilations génitales féminines — République démocratique du Congo

Une pratique très marginale, couverte par la loi de 2006 sur les violences sexuelles.

Carte de situation — République démocratique du Congo — Mutilations génitales féminines
République démocratique du Congo. Carte de situation à contours simplifiés — données Natural Earth, domaine public.

Le cadre légal

Les mutilations génitales féminines ne font pas partie des pratiques traditionnelles répandues en République démocratique du Congo, et la prévalence relevée par les enquêtes nationales est très faible. La loi de 2006 sur les violences sexuelles réprime expressément la mutilation d'organes génitaux, avec des peines lourdes. La priorité nationale porte davantage sur les violences sexuelles liées aux conflits.

La République démocratique du Congo réprime la mutilation génitale dans le Code pénal depuis la loi de 2006 sur les violences sexuelles, qui a profondément remanié cette matière. La prévalence est faible et localisée, très loin des situations rencontrées en Afrique de l'Est ou de l'Ouest. La difficulté est ailleurs : l'accès à la justice et aux soins dans les provinces éloignées.

Les points clés

LoiLoi de 2006 sur les violences sexuelles, réprimant la mutilation d'organes génitaux
PrévalenceTrès faible, pratique non traditionnelle dans la plupart des communautés
PeinesLourdes, avec aggravation en cas de décès
ContexteLa priorité nationale porte sur les violences sexuelles liées aux conflits
Prise en chargeStructures spécialisées dans la prise en charge des violences sexuelles
SignalementAuprès de la police, des cliniques juridiques et des organisations de défense des droits

En pratique

Coût et prise en charge

La prise en charge dans les structures dédiées est généralement gratuite.

Où s'adresser

À savoir

La loi de 2006 couvre la mutilation, mais elle est surtout mobilisée pour d'autres formes de violences sexuelles. Faites nommer expressément la qualification dans toute plainte.

Questions fréquentes

Où s'adresser en RDC ?

Aux cliniques juridiques et aux organisations de prise en charge des violences sexuelles, présentes dans la plupart des chefs-lieux de province, qui accompagnent la plainte et orientent vers les soins. Les hôpitaux de référence disposent de services formés à la prise en charge des mutilations et de leurs suites.

Quels soins existent pour une femme déjà excisée ?

La prise en charge des complications — douleurs, infections à répétition, difficultés urinaires ou sexuelles, suites obstétricales — relève de la gynécologie courante et ne demande pas de service exceptionnel. La désinfibulation, quand elle est indiquée, est un geste simple. La chirurgie reconstructrice existe mais n'est proposée que dans quelques centres et après un accompagnement psychologique : elle ne règle pas seule ce qui se joue.

Sources et liens officiels

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