Mutilations génitales féminines — Haïti

La pratique n'est pas documentée : la question ne se pose que pour des familles venues d'ailleurs.

Carte de situation — Haïti — Mutilations génitales féminines
Haïti. Carte de situation à contours simplifiés — données Natural Earth, domaine public.

Le cadre légal

Les mutilations génitales féminines ne font pas partie des pratiques traditionnelles du pays et les enquêtes nationales n'en relèvent pas. Il n'existe donc pas de disposition spécifique : de tels faits relèveraient des coups et blessures volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, réprimés par le Code pénal, avec aggravation lorsque la victime est mineure.

L'excision n'est pas une pratique haïtienne et le droit pénal ne la mentionne pas ; les faits relèveraient des coups et blessures volontaires. Le sujet se pose pour la diaspora, très nombreuse aux États-Unis, au Canada et en France, où la loi du pays de résidence poursuit les faits même commis à l'étranger — c'est cette règle-là qui compte pour une famille haïtienne installée ailleurs.

Les points clés

PrévalenceNon documentée dans la population
Infraction spécifiqueAucune ; les faits relèvent des violences aggravées
MineuresProtection assurée par les dispositions sur les violences sur mineurs
SignalementAuprès de la police et des services de protection de l'enfance
Prise en chargeSuivi gynécologique dans les structures publiques
DiasporaLes familles vivant à l'étranger relèvent des lois du pays de résidence

En pratique

Où s'adresser

À savoir

L'absence de pratique locale ne signifie pas absence de droit : les faits tomberaient sous le coup des violences ayant entraîné une mutilation permanente.

Questions fréquentes

La loi haïtienne s'applique-t-elle si la famille vit à l'étranger ?

Le droit du pays de résidence s'applique en premier lieu, et en France, au Canada, en Belgique ou aux États-Unis il poursuit la mutilation même commise à l'étranger et même si elle y est licite. Pour une famille haïtienne installée dans l'un de ces pays, c'est la règle déterminante.

Que faire si une fillette risque d'être excisée pendant un voyage ?

Agir avant le départ, jamais après. Signalez la situation aux services de protection de l'enfance ou au procureur : ils peuvent saisir le juge, interdire la sortie du territoire et faire opposition sur le passeport. Un certificat médical établi avant le voyage et un courrier expliquant la loi, remis à la famille sur place, servent d'argument concret. Une fois l'enfant parti, il ne reste presque rien à faire.

Sources et liens officiels

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