Ce qu'on fait ensemble
La randonnée, le lac en été, le ski en hiver, et les marchés du samedi : la vie sociale est largement extérieure et sportive. Les invitations à domicile viennent plus tard dans une relation qu'ailleurs, et elles comptent d'autant plus.
Deux usages à connaître
- La ponctualité est une marque de respect. Arriver avec un quart d'heure de retard à un dîner privé n'est pas « une petite avance à la française », c'est une impolitesse notable.
- La discrétion est valorisée. On ne parle pas de son salaire, on ne se plaint pas bruyamment, et l'on ne pose pas de questions personnelles trop tôt. La réserve n'est pas de la froideur : le lien met du temps à se faire et il dure.
Quatre cultures, pas une
Alémanique, romande, italienne, romanche : les usages, l'humour, le rapport au temps et même les procédures administratives diffèrent d'une région à l'autre. Un conjoint étranger arrivant à Genève et un autre arrivant à Saint-Gall ne vivront pas la même intégration. Demandez comment cela se passe dans la région concernée, pas « en Suisse ».
Ce qui pèse sur le couple
Le coût de la vie et du logement est le premier sujet concret : trouver un appartement est difficile et conditionne l'autorisation de séjour dans certains cas. L'apprentissage de la langue de la région est souvent une condition, parfois formelle, toujours sociale. Et l'assurance maladie est obligatoire, individuelle et chère : elle se souscrit dans les trois mois suivant l'arrivée, sans délai de grâce.
La question de l'argent, une fois pour toutes
C'est le sujet qui use le plus de couples binationaux, et il s'use beaucoup moins quand il est posé tôt.
- Décidez à l'avance ce que vous faites et ne faites pas, dites-le clairement, et tenez-vous-y. Une règle constante vaut infiniment mieux qu'une générosité irrégulière, qui crée des attentes d'un côté et de la rancune de l'autre.
- Distinguez l'aide ponctuelle de l'aide récurrente. La seconde devient un budget ; elle se discute à deux, avec un montant et une durée.
- Ne passez jamais par un tiers pour remettre de l'argent à la famille : cela crée des obligations que vous ne maîtrisez pas.
- Ce que vous donnez à l'un se sait de tous. Dans une famille élargie, il n'y a pas de transfert discret.
Rencontrer la famille
Ce n'est pas une étape de plus, c'est l'étape. Venez avec quelque chose — un présent modeste et partageable vaut mieux qu'un cadeau cher offert à une seule personne. Saluez les aînés en premier, acceptez ce qu'on vous offre, et apprenez trois phrases dans la langue : l'effet est hors de proportion avec l'effort.
