Où aller
Alger
La casbah, classée au patrimoine mondial, se visite avec un guide — elle est labyrinthique et en partie fragile. La ville ottomane et la ville coloniale se superposent sur quelques centaines de mètres, et le front de mer se parcourt à pied. Comptez deux à trois jours, et prévoyez du temps : la circulation y est difficile.
Tipaza et Cherchell
À une heure à l'ouest d'Alger, les ruines romaines de Tipaza descendent jusqu'à la mer — un des sites les plus photogéniques du pays, et l'un des plus faciles à atteindre. Le mausolée royal de Maurétanie, sur la route, se visite dans la foulée. Une journée suffit.
Constantine
La ville des ponts suspendus, bâtie sur un rocher fendu par des gorges. Le site est spectaculaire et unique en Méditerranée. C'est aussi une capitale culturelle, avec une tradition musicale propre. Deux jours, en combinant avec Timgad.
Timgad et Djémila
Deux cités romaines parmi les mieux conservées au monde, l'une dans les Aurès, l'autre en montagne près de Sétif. Elles sont peu fréquentées, ce qui rend la visite très différente de celle des sites italiens ou tunisiens. Prévoyez une journée chacune, avec transport.
Oran et la côte ouest
Une ville tournée vers la mer, au caractère nettement distinct d'Alger, et le berceau du raï. Les plages de la corniche et Tlemcen, capitale d'art andalou à deux heures, complètent bien un séjour à l'ouest.
La Kabylie
Montagnes, villages perchés, artisanat et une langue et une culture propres. C'est la région la plus verte du pays et la plus dense en traditions vivantes. Les routes sont sinueuses : prévoyez large.
Le Sahara : autorisations et zones déconseillées
Le grand Sud — Tassili, Hoggar, Djanet, Tamanrasset — est magnifique et largement déconseillé ou formellement déconseillé par les avis aux voyageurs. Quand l'accès est possible, il passe par une agence agréée et une autorisation ; s'y rendre par ses propres moyens est à la fois illégal et dangereux. Vérifiez l'état des recommandations au moment de votre voyage, pas six mois avant.
Construire l'itinéraire
- Trois étapes par semaine, pas davantage. Chaque déplacement coûte une demi-journée au minimum, souvent une journée entière, et l'on ne voit rien d'un endroit où l'on dort une nuit.
- Alternez les rythmes. Une ville dense, puis deux jours au calme : c'est ce qui rend un voyage à deux tenable, surtout si l'un des deux vit sur place et travaille.
- Gardez un jour tampon avant le vol retour, dans la ville de départ. Les retards de transport intérieur sont la première cause de vol manqué.
- Demandez à la personne qui vit là-bas ce qu'elle a envie de montrer. Les itinéraires de guide et les lieux qui comptent pour elle se recoupent rarement — et la seconde liste vaut mieux.
Deux réflexes qui changent un séjour
Les distances trompent. Sur une carte, deux points paraissent proches ; sur place, l'état des routes, les contrôles et le relief multiplient les durées par deux ou par trois. Prévoyez moins d'étapes et plus de temps sur chacune.
Demandez avant de photographier quelqu'un, et n'insistez jamais. Les bâtiments officiels, les militaires, les aéroports et les ponts sont à éviter presque partout — c'est la cause d'ennuis la plus banale et la plus évitable.
