Le cadre légal
Le cadre repose sur le décret-loi n° 2011-115 relatif à la liberté de la presse, texte libéral adopté après 2011. En pratique, le décret-loi n° 54 de 2022 sur les infractions relatives aux systèmes d'information a suscité de vives critiques, en raison des peines lourdes prévues pour la diffusion de fausses nouvelles, et les lois sur la cybercriminalité sont fréquemment mobilisées contre des propos tenus sur les réseaux sociaux.
Les points clés
| Diffamation | Réprimée, avec des peines d'amende et parfois d'emprisonnement selon les textes |
|---|---|
| Cybercriminalité | Les lois numériques récentes couvrent la diffusion de fausses informations et l'atteinte aux personnes |
| Harcèlement en ligne | Incriminé par les lois récentes sur les violences |
| Images intimes | Diffusion non consentie sanctionnée |
| Prudence | Les propos touchant aux institutions, à la religion ou à l'ordre public présentent un risque juridique réel |
| Zones à risque | Institutions, religion et ordre public : la marge d'expression y est étroite |
| Retrait par la plateforme | Souvent plus rapide que la voie judiciaire |
En pratique
- Conserver les preuves des propos subis : captures horodatées, URL, témoins.
- Déposer plainte auprès de la police ou du parquet, en s'appuyant sur les dispositions relatives au harcèlement.
- Saisir également la plateforme : le retrait y est souvent plus rapide que la voie judiciaire.
- Se faire accompagner par une association, notamment pour les victimes de campagnes de harcèlement sexiste.
- Documentez ce que vous subissez, et mesurez ce que vous publiez : les lois numériques jouent dans les deux sens.
Coût et prise en charge
Les plaintes sont gratuites ; l'assistance judiciaire existe pour les personnes sans ressources.
Évolutions récentes
Les organisations de défense de la liberté d'expression alertent régulièrement sur l'usage des lois numériques contre des journalistes et des internautes ; c'est le principal point de tension de la région.
Où s'adresser
- Services de police et brigades de lutte contre la cybercriminalité.
- Associations de défense des droits des femmes pour le harcèlement en ligne.
- Syndicats de journalistes et organisations de défense de la liberté d'expression.
- Organisations de défense de la liberté d'expression et syndicats de journalistes.
À savoir
La règle de prudence est la même partout : critiquez des faits et des institutions avec des sources, jamais des personnes avec des insultes. C'est ce qui distingue, devant un juge, la critique protégée de l'infraction.
Sources et liens officiels
- Portail du gouvernement tunisien — espace Citoyens, plus de trois cents démarches en ligne
