L’étude en bref
Une étude de l'European Journal of Pain compare 247 personnes atteintes d'endométriose à 98 personnes sans la maladie. Les premières remarquent davantage les signaux internes, leur font moins confiance et s'en inquiètent davantage ; plus la douleur est forte, plus elles y prêtent attention.
Ce que mesure l'étude
L'interoception désigne la façon dont le cerveau perçoit et interprète les signaux venant de l'intérieur du corps. Cette étude, publiée dans l'European Journal of Pain, compare ces « croyances interoceptives » chez 247 personnes atteintes d'endométriose et 98 personnes sans la maladie.
Les principaux résultats
Les personnes atteintes remarquent davantage les signaux internes, leur font moins confiance et s'en inquiètent davantage. Elles disent aussi tenter plus souvent de se distraire de ces sensations. Chez elles, plus la douleur est intense, plus la conscience de ces sensations est élevée sur l'une des dimensions mesurées.
À lire avec prudence
L'étude compare des groupes à un moment donné : elle ne dit pas si la douleur crée ces croyances, ni l'inverse. Les auteurs estiment que ces changements rejoignent ceux observés dans d'autres maladies douloureuses, et qu'ils pourraient guider des interventions sur les sensations corporelles. Ces interventions restent à tester.
Pour aller plus loin
Notre page sur l'endométriose décrit les douleurs, le diagnostic par échographie ou IRM, les traitements et la vie de couple.
Pour aller plus loin
Cette étude s’inscrit dans un sujet plus large, que notre page L’endométriose : douleurs, fertilité et vie intime traite en détail.
Lire la page : L’endométriose : douleurs, fertilité et vie intime
