Où aller
Marrakech
La médina, la place Jemaa el-Fna qui ne ressemble à elle-même qu'à la tombée du jour, les jardins Majorelle et Menara, les tombeaux saadiens. La ville est très touristique et peut être éprouvante : deux à trois jours suffisent. C'est aussi la meilleure base pour l'Atlas, dont les premiers cols sont à une heure et demie.
Fès
La plus ancienne médina du monde arabe, et la plus labyrinthique : neuf mille ruelles, aucune voiture. Un guide officiel n'est pas un luxe le premier jour — sans lui on tourne en rond, avec lui on comprend ce qu'on regarde. Les tanneries, la medersa Bou Inania et le mellah valent la journée. Deux jours.
Chefchaouen et le Rif
La ville bleue, à deux heures de Tanger, adossée à la montagne. Le climat y est frais, le rythme lent, et le contraste avec le sud est complet. On y marche, on y regarde, on n'y fait pas grand-chose d'autre — et c'est l'intérêt. Deux nuits.
La côte atlantique
Essaouira pour ses remparts, son port et son vent permanent qui en fait une capitale du kitesurf ; Asilah pour le calme et les fresques ; Agadir pour les plages et le climat. Températures nettement plus clémentes que l'intérieur en été, ce qui en fait le refuge de juillet-août.
L'Atlas et le sud
La vallée du Drâa et ses palmeraies, les gorges du Todra et du Dadès, le ksar d'Aït Benhaddou classé au patrimoine mondial. Les routes sont belles et sinueuses, les distances réelles bien plus longues que sur la carte. Comptez quatre jours pour une boucle honnête depuis Marrakech.
Le désert
Les dunes de Merzouga ou l'erg de M'Hamid, avec nuit en bivouac. Depuis Marrakech, c'est au minimum deux jours de route aller-retour : n'inscrivez pas le désert dans un séjour de trois jours, c'est la déception garantie. Depuis Ouarzazate ou Errachidia, l'accès est plus court.
Le train change la façon de voyager ici
L'axe Tanger–Kénitra–Rabat–Casablanca–Marrakech se parcourt entièrement en train, dont une partie à grande vitesse. C'est rapide, ponctuel et bon marché, et cela dispense de louer une voiture pour un premier séjour. Réservez les trajets de fin de semaine à l'avance : ils se remplissent.
Construire l'itinéraire
- Trois étapes par semaine, pas davantage. Chaque déplacement coûte une demi-journée au minimum, souvent une journée entière, et l'on ne voit rien d'un endroit où l'on dort une nuit.
- Alternez les rythmes. Une ville dense, puis deux jours au calme : c'est ce qui rend un voyage à deux tenable, surtout si l'un des deux vit sur place et travaille.
- Gardez un jour tampon avant le vol retour, dans la ville de départ. Les retards de transport intérieur sont la première cause de vol manqué.
- Demandez à la personne qui vit là-bas ce qu'elle a envie de montrer. Les itinéraires de guide et les lieux qui comptent pour elle se recoupent rarement — et la seconde liste vaut mieux.
Deux réflexes qui changent un séjour
Les distances trompent. Sur une carte, deux points paraissent proches ; sur place, l'état des routes, les contrôles et le relief multiplient les durées par deux ou par trois. Prévoyez moins d'étapes et plus de temps sur chacune.
Demandez avant de photographier quelqu'un, et n'insistez jamais. Les bâtiments officiels, les militaires, les aéroports et les ponts sont à éviter presque partout — c'est la cause d'ennuis la plus banale et la plus évitable.
